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SÉNÉGAL – “Ndèye”, une ode à la femme de Jahman X-Press

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L’artiste Jahman X-Press a dévoilé le clip de sa nouvelle chanson “Ndèye”, une ode à la femme. “Ndèye” signifie “Mère” en français mais c’est également un prénom féminin. Le chanteur sénégalais y dénonce la violence faite aux femmes, la maltraitance des femmes emprisonnées dans des mariages parfois dangereux voire fatals pour elles.

“Le mariage, cette union sacrée qui est le résultat de l’amour exprimé par deux êtres, qui se promettent une vie commune, jusqu’à ce que la mort les sépare, ne devrait être en aucun cas un moyen de répression qui arrache la vie à une femme. Malheureusement, dans certaines de nos sociétés, de plus en plus de femmes subissent toutes sortes de violences dans leurs ménages et n’osent pas hausser la voix par peur des conséquences. Cette minimisation de leurs souffrances anéantit toutes forces ou espoirs. Il serait temps d’unir nos forces pour sensibiliser et soutenir les femmes en disant.  » NON aux VIOLENCES FAITES AUX FEMMES  » a Jahman X-Press déclaré pour expliquer la naissance de ce titre “Ndèye”.

Qui est Jahman X-Press ?
Jahman X-Press de son vrai nom Abdoulahad Thioune, est un artiste sénégalais, auteur-compositeur et interprète et membre de la bande X-Press qui est originaire de la ville de Diourbel au Sénégal, située à environ 150 kilomètres à l’est de Dakar. L’artiste surfe sur la musique électronique et les sons vibrants de la guitare dont il sait jouer avec perfection. Très vite, il a conquis le cœur des mélomanes. L’artiste s’investit dans une carrière solo. Plusieurs chansons à succès sont inscrites dans son répertoire comme « Sekougn Bayante », “Bamba Nieup”, “Damakoy def”, “Bamba la Joie”, “Def Si Code” ou encore « Bamba la paix ».

L’année 2020 est une consécration pour le chanteur sénégalais aux sonorités inédites, il a été classé dans le top 5 des chanteurs sénégalais les plus populaires sur YouTube par Billboard, le prestigieux magazine américain spécialisé dans les charts internationaux qui fait des classements hebdomadaires.

Sa rigueur musicale a facilité ses collaborations avec de nombreux d’artistes sénégalais, comme Wally Seck, le fils du feu chanteur Thione Ballago Seck ou encore le rappeur militant engagé Fou Malade. Il a également collaboré entre autres, avec le groupe de rap français Sexion d’Assaut composé notamment du franco-congolais Maitre Gims et le franco-guinéen Black M ou le franco-sénégalais Barack Adama.

La réaction des internautes sur la chanson“Ndèye”
Pluie de réactions de la part des internautes dès la diffusion de la chanson sur les plateformes streaming et musicales. La chanson a déjà comptabilisé plus de 800 000 vues rien que sur youtube.

“Emotions, bonheur, tristesse et fierté sont mes sentiments en regardant ce clip une centaine de fois tu à su vider le cœur de beaucoup de femmes tout pays confondues c’est pas que les femmes sénégalaises mais du monde entier. Jahman tu a rempli une mission incroyable sans le savoir … malgré ton jeune âge tu à su intelligemment, éduqué, corrigé et où conseiller des vieux, père, mère et sœur frérot que dire de plus, si ce n’est, merci de la part de toutes les femmes du monde entier qui en écoutant ce son, verront leur histoire raconter. Merci mon fils d’être la voix de ceux qui souffrent en silence” a écrit la youtubeuse Feuz Galsen.

“0% vulgarité, 0% d’insulte, 100% talent, 100% simplicité, JAHMAN nous a encore touchés. Paix sur lui ” écrit Seydou Diop

“Qui a pleuré comme moi en regardant la vidéo vraiment il est trop fort.” écrit Mamouch MB

“Cette chanson c’est comme si tu l’as écrit pour moi ma mère s’appelait ndeye elle est est décédé à l’âge de 25 ans maladie du cancer laissant derrière elle deux enfants moi et ma sœur j’ai 2 ans donc j’ai pas eu le temps de la connaître. Un jour, j’ai découvert un journal privé d’elle et j’ai compris beaucoup de chose que je préfère garder pour moi mais merci de dévoiler un sujet si sensible.” a également écrit Daddy Sy Officiel.

“Je tombe sur ce son et je suis scotchée. Tu as chanté pour toutes les femmes mariées jeunes ou adultes pas juste pour les Mamans. Et je ne sais pas comment tu as fais vraiment pour comprendre ce que vivent ces femmes mariées car je me demande est ce que leurs maris sont conscients ou c’est peut être l’homme qui est fait pour ne pas comprendre le mal que sa femme vit en silence à cause de ce qu’il lui fait subir. Mais en t’ écoutant chanter ces paroles je me suis dit que tout homme qui fait souffrir sa femme le fait exprès. Et la Belle mère aussi qui y rajoute sa touche alors qu’elle sait ce que signifie le ménage, elle est juste cruelle et veut se venger sur sa Belle fille. Bref relevez vous et fuyez SVP même si vous allez souffrir ça passera ne restez surtout pas, car dans un ménage où il n’y a ni considération, ni protection, ni respect… Ce n’est pas l’amour qui tiendra ce ménage car L’Amour doit être accompagnée par ces 3. Fuyez svp avant que vous mourrez de souffrance. Le fameux « Mougnal »(résiste) je le connais ce MOT J’ai vu ma mère…” écrit un autre internaute Etre véridique.

“Moi je suis partie pour ne pas mourir dans la douleur et ne pas infliger cette situation à mes enfants. Courage à toutes les « Ndèye » dans les maisons” écrit Ndeye Penda Ndiaye.

Les féministes ont également réagi
En dehors des internautes, les féministes ont également réagi. Si certaines apprécient la rigueur, la précision des scènes, le message véhiculé dans cette chanson pour les femmes battues, maltraitées, violentées, humiliées, d’autres ont déploré le fait que la personne qui incarne le rôle de la femme battue meurt à la fin. Pour elles, c’est une triste fin. Elles auraient aimé qu’elle se relève de ce mariage et continue sa vie.

La féministe Maïmouna Astou Yade a donné ses impressions sur cette chanson : “Jahman et les féministes ! Son nouveau clip mérite d’être critiqué aussi. Cette nouvelle chanson écrit certes toute cette violence conjugale envers les femmes mais on n’a pas apprécié le fait que “Ndèye” meurt à la fin. “Ndèye” pouvait aussi PARTIR, dire STOP car elle n’était pas du tout obligée de vivre cette INJUSTICE.”

En résumé, comme dans la plupart de ses chansons cultes qui dès la sortie draine une foule de commentaires, d’appréciation et de critiques, Jahman X-Press n’a pas dérogé à la règle pour sa dernière production “Ndèye”. Il a réouvert le débat qui chez les féministe sénégalais qui n’est pas prêt de se refermer d’aussi tôt.

Regardez le clip ici :

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FRANCE – Emmanuelle Riedel Drouin : « L’aide au développement est un concept un peu dépassé »

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À l’occasion d’Africa Day, organisé le 3 octobre à Sciences Po Paris, la directrice générale déléguée de Proparco défend une nouvelle approche du financement des économies africaines. Au cœur de sa vision : davantage d’investissements privés, une mobilisation accrue des capitaux locaux et des partenariats construits sur le long terme.

L’Afrique manque-t-elle réellement de capitaux pour financer son développement, ou peine-t-elle surtout à mobiliser les ressources financières dont elle dispose déjà ? Cette question traverse les réflexions sur l’avenir économique du continent. Pour Emmanuelle Riedel Drouin, directrice générale déléguée de Proparco, filiale de l’Agence française de développement (AFD) dédiée au secteur privé, une partie de la réponse réside dans la capacité à orienter davantage de financements locaux vers les entreprises et les infrastructures productives. Rencontrée à Sciences Po Paris, lors d’Africa Day, elle plaide pour une évolution du modèle de financement du développement, dans lequel les institutions financières internationales ne seraient plus seulement des pourvoyeurs de capitaux, mais aussi des partenaires capables de mobiliser les investisseurs africains. « L’aide au développement, c’est vraiment un concept qui est un peu dépassé aujourd’hui. En tout cas, ce n’est pas du tout comme ça que Proparco voit son rôle », affirme-t-elle.

Mobiliser les capitaux africains pour financer l’économie réelle
Présente dans plusieurs régions du monde, Proparco intervient principalement auprès des institutions financières, des entreprises et des projets d’infrastructures. Son activité repose notamment sur des prêts, des prises de participation et des mécanismes de partage des risques. Selon sa directrice générale déléguée, l’institution réalise en moyenne 2,5 milliards d’euros d’investissements par an, dont environ 900 à 950 millions sur le continent africain. Mais au-delà des montants engagés, l’enjeu est désormais de mobiliser davantage les ressources disponibles localement. L’Afrique dispose d’une épargne domestique importante, notamment à travers ses banques, ses investisseurs institutionnels et ses fonds de pension. Une partie de ces capitaux reste cependant investie dans les titres publics, alors que les besoins de financement des entreprises demeurent considérables. Pour Emmanuelle Riedel Drouin, il s’agit de créer les conditions permettant de réorienter une partie de ces ressources vers des investissements productifs.
Proparco entend ainsi travailler avec les banques locales, les fonds de pension et les investisseurs africains afin de partager les risques et de financer conjointement des projets. L’objectif est également de permettre, à terme, aux acteurs financiers locaux de prendre le relais des institutions de développement.

Du financement à une relation de partenariat
Cette évolution répond aussi à une aspiration de plus en plus affirmée parmi les entrepreneurs africains : accéder aux financements sans s’inscrire dans une logique d’assistance. Interrogée sur la perception des investisseurs étrangers et les attentes d’une jeunesse africaine particulièrement attentive à l’équilibre des partenariats économiques, Emmanuelle Riedel Drouin insiste sur la dimension contractuelle et réciproque de l’investissement privé. « L’investissement solidaire, ça veut dire partenariat, ça veut dire gagnant-gagnant, ça veut dire travailler à long terme dans une relation d’égal à égal. » Selon elle, la relation entre un investisseur et un entrepreneur suppose que chacune des parties trouve un intérêt économique dans le projet. Une approche qu’elle distingue des mécanismes traditionnels d’aide au développement.
Reste néanmoins la question de l’accès effectif aux capitaux, particulièrement pour les petites et moyennes entreprises africaines, confrontées aux exigences de garanties, au coût du crédit et à la difficulté de trouver des financements adaptés à leur croissance.

Les femmes entrepreneures, un enjeu économique majeur
L’autonomisation économique des femmes constitue un autre axe important de la stratégie de Proparco. Pour Emmanuelle Riedel Drouin, la réduction des inégalités entre les femmes et les hommes n’est pas seulement une question de justice sociale. Elle représente également un enjeu de développement économique. « On ne peut pas, aujourd’hui, gagner un match avec 50 % de son équipe », souligne-t-elle pour illustrer la nécessité d’associer pleinement les femmes à la création de richesse.
L’institution accompagne notamment les banques dans le financement des entreprises dirigées par des femmes, en proposant des garanties destinées à réduire une partie du risque supporté par les établissements prêteurs. Cette démarche vise aussi à faire évoluer les pratiques bancaires et la perception du risque associé à l’entrepreneuriat féminin. Selon la dirigeante, une entreprise détenue par une femme ne présente pas, par principe, davantage de risques qu’une entreprise détenue par un homme. Pourtant, les entrepreneures continuent de rencontrer des obstacles spécifiques dans l’accès au crédit.

Financer des économies capables de résister aux crises
Dans un environnement international marqué par les tensions économiques et les effets du changement climatique, Proparco accorde également une place centrale à la résilience des économies. Pour l’institution, la sélection des projets repose sur leur impact attendu, notamment en matière de lutte contre les inégalités, d’adaptation climatique et de pérennité économique. L’enjeu consiste à accompagner des investissements capables de résister aux chocs économiques et environnementaux, tout en répondant aux besoins de développement des territoires. Cette approche implique des financements de long terme et une prise de risque que les établissements financiers traditionnels ne sont pas toujours disposés à assumer.
Au Maroc, par exemple, où le système bancaire est relativement développé, Proparco privilégie des interventions complémentaires à celles des banques locales, notamment à travers des prises de participation ou des financements plus structurés. L’institution dispose par ailleurs de plusieurs implantations sur le continent, notamment à Casablanca, Abidjan, Dakar, Douala, Nairobi et Johannesburg, afin de maintenir une proximité avec les acteurs économiques.

Une jeunesse africaine qui veut investir plutôt que recevoir
À Sciences Po, la participation des étudiants et des jeunes entrepreneurs a particulièrement retenu l’attention d’Emmanuelle Riedel Drouin. La dirigeante dit avoir été frappée par la curiosité des participants, mais surtout par l’évolution de leur discours sur le développement africain. De jeunes entrepreneurs installés à Abidjan ou à Nairobi ne cherchent plus nécessairement à bénéficier de programmes d’aide. Ils veulent identifier des investisseurs, accéder aux fonds propres et développer leurs entreprises. Cette évolution traduit une volonté de prendre une part plus active à la transformation économique du continent.
Pour la responsable de Proparco, le défi consiste désormais à répondre à cette demande en facilitant la rencontre entre les porteurs de projets, les banques et les investisseurs. Malgré la succession des crises internationales, elle conserve une lecture optimiste des perspectives économiques africaines. « Les risques perçus sont souvent bien plus importants que les risques réels », estime-t-elle. Un constat qui résume sa conviction : le financement du développement africain doit davantage reposer sur l’investissement productif, la mobilisation des ressources locales et la construction de partenariats durables.
Au-delà des discours sur la nécessité d’investir en Afrique, une question demeure centrale : comment transformer cette volonté en financements accessibles aux entreprises, créatrices d’emplois et de valeur ajoutée sur le continent ? C’est sur ce terrain que se jouera, en grande partie, la crédibilité de cette nouvelle approche du développement.

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SÉNÉGAL – De Pikine à Londres, SOLMA veut faire défiler le Sénégal sur la scène internationale

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Le 4 octobre 2026, la marque fondée par le créateur sénégalais N‑Jah organisera à Londres un grand Fashion Show caritatif. Une nouvelle étape dans l’ascension d’une maison qui entend conjuguer mode, identité africaine, diversification et engagement social.

Partir de Pikine pour conquérir Londres. C’est le pari de SOLMA, marque sénégalaise de vêtements fondée en 2014 par Alioune Mbodj, plus connu sous le nom de N‑Jah. Le 4 octobre prochain, le créateur organisera dans la capitale britannique un grand Fashion Show destiné à présenter son univers, mais aussi à faire rayonner la créativité sénégalaise au-delà du continent africain. Pensé comme une rencontre entre mode, musique et culture, l’événement devrait réunir créateurs, artistes, mannequins, personnalités et membres de la diaspora africaine installés au Royaume-Uni. Plus qu’un simple défilé, ce rendez-vous se veut une vitrine de l’ambition internationale de SOLMA : porter une mode née au Sénégal sur les grandes scènes mondiales.

Une marque née dans les rues de Pikine
L’histoire de SOLMA commence à Pikine, dans la banlieue de Dakar, entre le quartier de Tally Bou Mak et l’effervescence du marché Zinc. Né à Pikine, N‑Jah a fait de sa ville natale le point de départ et le cœur battant de son aventure entrepreneuriale. C’est dans cet environnement populaire, créatif et profondément urbain qu’il imagine une marque capable de raconter une autre Afrique : moderne, audacieuse et fière de ses racines. Pikine n’est donc pas seulement le berceau de SOLMA. La ville nourrit l’inspiration du créateur, son identité artistique et son engagement en faveur de la jeunesse. En wolof, « SOLMA » signifie « porte-moi ». Un nom qui sonne comme une invitation, mais aussi comme une déclaration d’intention. À travers ses créations, N‑Jah entend faire voyager le Sénégal et inscrire son identité dans les tendances contemporaines. La marque développe aujourd’hui plusieurs univers : streetwear, vêtements traditionnels et créations « tradi-modernes ». Survêtements aux finitions travaillées, tee-shirts signatures, ensembles en jean, chaussures, accessoires et maillots inspirés des couleurs nationales composent son catalogue. Son slogan, « From Senegal to the World », résume cette volonté de bâtir un pont entre Dakar et les grandes capitales internationales.

Solma Show 4 octobre

Londres comme nouveau tremplin
Désormais installée à Londres, SOLMA entend utiliser la capitale britannique comme une fenêtre ouverte sur le monde. Ville multiculturelle et place incontournable de la mode, Londres offre à la maison sénégalaise un accès privilégié aux diasporas africaines, aux médias internationaux et aux professionnels des industries créatives. Le Fashion Show du 4 octobre devrait marquer une étape importante dans cette stratégie. Après plusieurs éditions organisées à Dakar, notamment à la Place du Souvenir, à Fan City, au Grand Théâtre et au Baramundi, SOLMA poursuit le développement de son événement dans la capitale britannique. La marque revendique déjà le soutien de plusieurs personnalités. Youssou Ndour, Akon, CeeLo Green ou encore le footballeur sénégalais Ismaïla Sarr figurent parmi les célébrités présentées comme ayant porté ses créations. Une visibilité précieuse pour une maison qui ambitionne de transformer sa reconnaissance communautaire en véritable rayonnement international.

SOLMA se lance dans la bagagerie
Le défilé du 4 octobre marquera également une nouvelle étape dans le développement commercial de la marque. En collaboration avec **HB London**, SOLMA annoncera son entrée dans l’univers de la bagagerie avec une première production de **1 000 valises et bagages de voyage**. Cette nouvelle ligne doit permettre à la maison d’étendre son identité au-delà du vêtement. Les futures pièces de bagagerie devraient reprendre les codes visuels et l’esthétique urbaine qui caractérisent SOLMA, tout en répondant aux besoins d’une clientèle internationale et mobile. Cette diversification apparaît cohérente avec le slogan de la marque, « From Senegal to the World ». Après avoir habillé ses clients, SOLMA souhaite désormais les accompagner dans leurs voyages.

solma

Une collection de maillots aux couleurs du Sénégal
SOLMA profitera également de son Fashion Show londonien pour présenter une nouvelle collection de **maillots du Sénégal revisités dans le style de la marque**. À travers ces créations, N‑Jah entend associer les couleurs nationales à l’esthétique contemporaine et urbaine de SOLMA. Plus que de simples tenues sportives, ces maillots seront pensés comme des pièces de mode permettant aux Sénégalais, notamment ceux vivant à l’étranger, d’afficher leur attachement au pays avec élégance et modernité. Cette collection devrait ainsi prolonger le travail déjà engagé par la maison autour des maillots inspirés des couleurs de différents pays. Elle s’adressera aussi bien au public sénégalais qu’aux membres de la diaspora désireux de porter leur identité culturelle au quotidien.

La mode comme instrument de solidarité
L’événement du 4 octobre possède également une dimension caritative. Depuis ses débuts, le SOLMA Show associe création et engagement social. Une partie des recettes doit contribuer au financement de projets consacrés à l’éducation et à la formation des jeunes de Pikine. Cette démarche se trouve au cœur de la philosophie défendue par N‑Jah. Pour le créateur, le vêtement ne constitue pas une finalité, mais un moyen de valoriser des savoir-faire, de créer des opportunités et de soutenir les communautés dont la marque est issue. SOLMA affirme également vouloir renforcer sa collaboration avec des artisans et des ateliers africains. Son ambition est de tendre vers une production entièrement réalisée sur le continent, même si cet objectif demande encore des moyens, une organisation solide et des capacités de production adaptées au marché international.

Le défi d’un passage à l’échelle
Comme de nombreuses marques africaines émergentes, SOLMA doit désormais relever plusieurs défis : structurer sa distribution, garantir une production régulière, renforcer sa présence numérique et séduire une clientèle internationale sans perdre son identité. Le lancement annoncé de 1 000 pièces de bagagerie représente, à cet égard, un changement d’échelle important. Il nécessitera une organisation capable de garantir la qualité des produits, le respect des délais de fabrication et une distribution adaptée à plusieurs marchés. Son positionnement premium traduit cette volonté de changer le regard porté sur la mode africaine. Les pièces phares sont commercialisées à des tarifs pouvant atteindre 250 livres sterling pour certains ensembles et survêtements, tandis que les tee-shirts et les maillots sont proposés entre 65 et 85 livres. Ce choix place SOLMA sur un segment exigeant, où l’histoire racontée par la marque doit être accompagnée d’une qualité irréprochable, d’un service commercial efficace et d’une stratégie internationale cohérente.

Le rendez-vous londonien du 4 octobre sera donc plus qu’une célébration. Il constituera un test grandeur nature pour une maison qui veut transformer une réussite née dans les rues de Pikine en aventure mondiale. À travers ce défilé, le lancement de sa ligne de bagagerie et la présentation de ses nouveaux maillots du Sénégal, N‑Jah entend démontrer qu’une marque sénégalaise peut conjuguer héritage culturel, esthétique contemporaine, diversification et ambition économique. De Dakar à Londres, SOLMA avance avec une conviction : l’Afrique ne doit plus seulement inspirer la mode internationale. Elle doit aussi en devenir l’une des signatures.

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SÉNÉGAL – Barros Edgar : du foot à la création de contenu

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Edgar Barros

À 26 ans, Edgar Barros fait partie de cette jeune génération talentueuse d’Africains qui refusent de se laisser enfermer dans une case. Grâce à ses contenus très suivis sur les réseaux sociaux, il s’est forgé une véritable popularité. Alors que tout le prédestinait à une carrière de footballeur, Barros est aujourd’hui un créateur de contenu, suivi par plus de 460 000 personnes. Ses vidéos cumulent des millions de vues. Il vient de sortir son premier ouvrage “Vamos comme Barros) qui parle des ses voyages en Asie.

De la pelouse aux réseaux sociaux
Né en France d’un père sénégalais et d’une mère espagnole, Edgar Barros commence très tôt le football. Très vite, il intègre l’US Torcy, un club formateur reconnu, où il évolue aux côtés de Randal Kolo-Muani. À 19 ans, un accident le met sur la touche : une rupture des ligaments croisés. Cette blessure l’oblige à une longue rééducation. Cependant, il ne veut rien lâcher. Il continue en Régional 1 à Meaux, puis au Val d’Europe. En 2023, il rejoint Avranches avant de signer à l’AS Vitré. Mais, il comprend que son vrai terrain de jeu, c’était le monde. Depuis son premier voyage au Mali, tout change. Désormais, il veut explorer le monde, comprendre les gens, ressentir ce qu’ils ressentent. Dans une interview accordée à Ze-Africanews, il confie : “J’ai cru que le foot était toute ma vie…” Il finit par comprendre, dit-il : “ Ce que je recherchais, c’était plus qu’un but marqué : c’était l’envie de marquer l’histoire.”

Une reconversion réussie
Après avoir mis un terme à sa carrière sportive, Edgar Barros développe une activité de créateur de contenu. Sur les réseaux sociaux, il partage des vidéos et des analyses qui mettent en lumière la richesse des cultures africaines, en particulier sénégalaise. Son approche singulière lui permet de fédérer une large communauté. Pour ne pas s’arrêter là, il publie un ouvrage : “Vamos Comme Barros”. Ce livre est un carnet de route illustré qui mêle anecdotes, photos, tips et QR codes pour revivre ses aventures en vidéo. Il y raconte ses périples en Malaisie, en Thaïlande et en Corée du Sud.

Barros, tisseur de ponts entre les identités
Après avoir troqué les crampons contre la caméra, Barros veut vivre pleinement de cette nouvelle vocation. En novembre 2020, il crée son entreprise, enregistrée sous le nom “BARROSJR”, spécialisée dans l’édition de revues et périodiques. Il raconte à travers les outils numériques les histoires des gens, souvent méconnues. En cela, on peut dire qu’il est passeur de culture. Il met en avant les personnes souvent méconnues. Il promeut la culture sénégalaise et montre une autre image de l’Afrique et des Africains partout où il va. Son crédo : valoriser la richesse du patrimoine africain à travers des récits, des analyses, des témoignages, et surtout, un style personnel, direct et immersif.

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