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AFRIQUE DE L’OUEST

SÉNÉGAL: Plus de premier ministre.

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Le poste de premier ministre n’existe plus au Sénégal ! Le projet de loi portant sur sa suppression a été adopté samedi 4 mai 2019 au soir par la majorité des députés de l’hémicycle. Certains parmi eux, notamment ceux de l’opposition, ont jugé que le projet de loi devait faire l’objet d’une large concertation avant son adoption.

Les députés ont ainsi majoritairement voté le projet de loi portant révision de la Constitution sur plusieurs points dont particulièrement la suppression du poste de premier ministre.

Après neuf heures de débats, sur les 138 députés ayant participé au vote, 124 ont voté “pour”, 7 ont été “contre”, et 7 autres se sont abstenus.

Le président de la République Macky Sall avait expliqué que la suppression du poste de premier ministre permettra d’améliorer “l’action gouvernementale” afin de la rendre plus efficace. En outre, elle permettra d’économiser environ 193 milliards de FCFA pour les quatre prochaines années.

Malgrés ces raisons, certains députés ont catégoriquement rejeté cette réforme. Ils estiment qu’elle ne vise qu’à donner plus de pouvoir au seul Président. Selon le député Cheikh Bamba Dièye : “Avec ce projet de loi, le Chef de loi n’est plus le chef de l’exécutif, il est l’exécutif à lui tout seul.” A en croire Mame Diarra Fam, députée de la diaspora : Il veut supprimer le poste de Premier ministre parce que les présidents Léopold Sédar Senghor et Abdou Diouf l’ont fait. Il devait en discuter avec les gens. Alors qu’il y a des urgences dans ce pays. Il n’a qu’à supprimer… “. La députée n’a toutefois  pas manqué de reprocher au peuple son mutisme et sa passivité : “On nous laisse avec le combat. Personne ne sort. Dès lors, je m’en lave les mains dans ce combat. On laisse le président dérouler. Qu’il déroule” se désole-t-elle.

A préciser que ce n’est pas la première fois que ce poste est supprimé d’un gouvernement dans l’histoire politique du pays. En effet, en 1963, durant la présidence de Léopold Sédar Senghor, les députés avaient entériné la réforme ayant conduit à la suppression de ce poste de chef de gouvernement, à l’époque occupé par Mamadou Dia. La fonction de premier ministre a ensuite été réintroduite avec le référendum de 1970. Puis, elle a de nouveau été supprimée en 1983 avec le Président Abdou Diouf avant d’être restaurée en 1991.

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AFRIQUE

GHANA – Cap sur une révision majeure de la Constitution de 1992

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Le gouvernement ghanéen a donné son accord de principe à une réforme constitutionnelle majeure visant à prolonger la durée du mandat présidentiel de quatre à cinq ans. L’annonce a été faite jeudi par le ministre de la Justice.

Cette proposition émane de la commission chargée de réviser la Constitution de 1992, mise en place l’année dernière par le président John Dramani Mahama. Plusieurs recommandations de cet organe ont été validées par l’exécutif, dont celle portant sur l’allongement du mandat présidentiel.

Dans la même dynamique, la durée du mandat des parlementaires devrait également être étendue afin de rester alignée sur celle du chef de l’État.

Selon le gouvernement, cette réforme vise à offrir aux dirigeants davantage de temps pour mettre en œuvre leurs politiques publiques. Les autorités soulignent que les premiers mois d’un mandat sont généralement consacrés à la transition, tandis que la dernière année est largement dominée par les enjeux électoraux.

Par ailleurs, l’exécutif s’est dit favorable à une révision de l’âge minimum requis pour se porter candidat à la présidence. Actuellement fixé à 40 ans, ce seuil pourrait être abaissé à 35 ans, contre les 30 ans initialement proposés par la commission.

Autre changement envisagé : le calendrier électoral. Le gouvernement souhaite désormais organiser l’élection présidentielle durant la première semaine de novembre, afin de garantir un délai suffisant avant l’investiture prévue le 7 janvier.

Une nouvelle commission sera prochainement mise en place pour rédiger les projets de loi nécessaires à ces amendements constitutionnels, attendus d’ici octobre 2026.

Le texte relatif à la limitation des mandats devra suivre un processus rigoureux avant d’être soumis à un référendum national prévu en 2027. Pour être validé, ce scrutin devra mobiliser au moins 40 % des électeurs inscrits, avec un minimum de 75 % de votes favorables.

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AFRIQUE

SÉNÉGAL – ONU : Macky Sall reste en lice après le premier vote décisif

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Le Conseil de sécurité des Nations Unies a tenu, ce jeudi 30 juillet 2026, un premier vote d’orientation à bulletins secrets dans le cadre du processus de désignation du futur secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies. Bien que non contraignante, cette consultation informelle constitue un jalon stratégique : elle permet d’évaluer les rapports de force entre candidats et d’identifier les profils les mieux positionnés pour la suite des négociations.

À l’issue de ce premier test, l’ancien président sénégalais Macky Sall se maintient dans la course, affichant une détermination intacte malgré une concurrence relevée.

Ce premier tour confirme une tendance déjà anticipée : la montée en puissance des candidatures issues d’Amérique latine, dans un contexte marqué par les appels à une rotation géographique et à une meilleure représentation féminine à la tête de l’ONU.

L’ancienne vice-présidente du Costa Rica, Rebeca Grynspan, arrive en tête avec dix votes d’encouragement. Elle est suivie de près par Carolyn Rodrigues-Birkett (neuf encouragements), tandis que le directeur de l’Agence internationale de l’énergie atomique, Rafael Grossi, complète le trio de tête avec sept soutiens.

Au sein d’un peloton composé de sept candidats, Macky Sall obtient un score équilibré avec six votes favorables, sept défavorables et deux sans opinion. Une performance qui le place au même niveau que Michelle Bachelet, elle aussi toujours en lice.

L’ancien chef d’État sénégalais devance toutefois d’autres prétendants, notamment María Fernanda Espinosa et Olara Otunnu, confirmant qu’il conserve une marge de manœuvre dans cette phase préliminaire.

Ce premier scrutin marque le véritable lancement de la compétition. Plusieurs autres consultations à huis clos sont prévues dans les semaines à venir, avant que le Conseil de sécurité ne recommande un candidat à l’Assemblée générale pour validation finale.

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AFRIQUE

GUINÉE – Colère des victimes après un acquittement inattendu

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Un verdict controversé a été rendu par la justice guinéenne dans une affaire emblématique des violences politiques survenues en 2009. Un tribunal de Conakry a prononcé l’acquittement du colonel Bienvenu Lamah, poursuivi pour son implication présumée dans la répression sanglante d’un rassemblement de l’opposition.

Les faits remontent au Massacre du 28 septembre 2009 en Guinée, lorsqu’une manifestation organisée dans un stade de la capitale avait dégénéré en tragédie. Selon une enquête internationale mandatée par les Nations unies, au moins 156 personnes avaient été tuées dans des conditions particulièrement violentes, mêlant tirs à balles réelles et attaques à l’arme blanche. Le bilan fait également état de centaines de blessés, d’actes de torture et de violences sexuelles massives, dont au moins une centaine de femmes victimes de viols.

Malgré la gravité des accusations, la juridiction a estimé que les charges retenues contre l’officier, notamment complicité de meurtre, enlèvement et détention illégale, n’étaient pas suffisamment établies. Le ministère public avait pourtant requis une peine de dix ans d’emprisonnement, dont une partie ferme sans possibilité d’aménagement.

Cette décision suscite une vive réaction du côté des parties civiles. Les avocats des victimes, engagés depuis plus de quinze ans dans une quête de justice, ont immédiatement annoncé leur intention de faire appel, dénonçant un revers judiciaire dans un dossier hautement symbolique.

L’affaire s’inscrit dans un processus judiciaire plus large visant à faire la lumière sur ces événements. En 2024, l’ancien dirigeant Moussa Dadis Camara avait été reconnu coupable de crimes contre l’humanité et condamné à une peine de vingt ans de réclusion, avant d’être gracié en 2025 par le chef de la transition, Mamady Doumbouya. Plusieurs autres accusés ont également été condamnés, certains à la perpétuité, tandis que d’autres restent en fuite.

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