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AFRIQUE DE L’EST

SOUDAN : Omar el-Béchir jugé pour corruption.

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L’ancien président soudanais Omar el-Béchir, destitué par l’armée le 11 Avril 2019 après un vaste mouvement de contestation populaire, comparaîtra la semaine du 17 juin 2019 pour des faits de corruption et de possession illégale de devises étrangères.

Rappelons d’abord que c’est à la suite d’un coup d’État en 1989 qu’Omar el-Béchir s’est emparé du pouvoir de Khartoum qu’il dirigea d’une main de fer durant 20 ans. Sous son régime, le Soudan a eu à connaître un niveau de corruption sociale et institutionnelle indescriptible. Le pays a été, par ailleurs, classé à la 172ème place sur 180 dans l’indice 2018 de perception de la corruption de l’ONG Transparency International.

Ce samedi 15 juin 2019, le procureur général, al-Walid Sayyed Ahmed, a affirmé que le président déchu sera jugé ladite semaine sans préciser la date exacte. Cette décision est la conséquence logique de fouilles opérées à son domicile sous la houlette du chef du conseil militaire de transition, le général Abdel Fattah al-Buran. Cette perquisition a permis de mettre la main sur la somme de 113 millions de dollars en liquide. Une somme partagée entre des livres soudanaises, des dollars et des euros.

En plus de l’inculpation pour corruption, le Procureur a évoqué le meurtre de plusieurs manifestants durant la répression née au mois de décembre 2018 à la suite de la hausse considérable du prix du pain. L’ancien président avait imposé l’État d’urgence le 22 février 2019, un état d’urgence d’intimidation qui avait duré 1 mois 21 jours.

Enfin, Omar el-Béchir fait désormais l’objet de poursuites pour blanchiment d’argent et financement du terrorisme.

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AFRIQUE

SOUDAN DU SUD – Un avion s’écrase avec tous ses passagers

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Un drame aérien s’est produit ce lundi 27 avril près de Juba, où un avion léger s’est écrasé, causant la mort de l’ensemble de ses occupants. Le bilan fait état de quatorze victimes, dont treize passagers et le pilote, selon les autorités de l’aviation civile.

Un crash lié aux conditions météorologiques

L’appareil impliqué, un Cessna, aurait été confronté à une forte dégradation des conditions météorologiques, notamment une visibilité réduite au moment du vol. Ces facteurs pourraient avoir joué un rôle déterminant dans l’accident, bien que les circonstances exactes restent à établir.

Une enquête ouverte

Les autorités ont annoncé l’ouverture d’une enquête afin de faire toute la lumière sur ce crash. Une équipe a été dépêchée sur les lieux pour procéder aux premières constatations et appuyer les services d’urgence.

Des victimes de différentes nationalités

Parmi les victimes figurent deux ressortissants du Kenya, tandis que les autres passagers étaient originaires du Soudan du Sud. Des images relayées sur les réseaux sociaux montrent l’épave de l’appareil en flammes dans une zone difficile d’accès, à environ vingt kilomètres de Juba, marquée par un relief accidenté et une forte brume.

Un contexte aérien fragile

Depuis son indépendance en 2011, le Soudan du Sud fait face à des défis structurels majeurs, notamment dans le secteur des infrastructures aériennes. Les accidents d’avion y restent relativement fréquents, souvent liés à des conditions climatiques difficiles, à des contraintes techniques ou à des enjeux opérationnels.

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AFRIQUE

KENYA – Vers un recours devant la Cour suprême sur l’avortement

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Au Kenya, la Cour d’appel a rendu une décision majeure en retoquant un jugement précédent qui reconnaissait l’accès à l’avortement comme un droit constitutionnel. Une décision qui relance un débat sensible entre protection de la vie et droits reproductifs.

Une décision fondée sur le droit à la vie

Les juges ont estimé que l’avortement porte atteinte au droit à la vie tel que garanti par la Constitution kényane. En conséquence, ils rappellent que cette pratique demeure interdite, sauf dans des cas exceptionnels, notamment lorsque la vie de la mère est en danger. Cette interprétation marque un tournant par rapport à une lecture plus libérale des droits fondamentaux.

Un revirement par rapport à la Haute Cour

La décision de la Cour d’appel vient contredire celle rendue en 2022 par la Haute Cour, qui avait reconnu l’accès à l’avortement comme un droit fondamental. À l’époque, les juges avaient également jugé inconstitutionnelles les arrestations et poursuites visant les femmes et les professionnels de santé impliqués. Ce contraste met en évidence les tensions persistantes au sein du système judiciaire kényan sur cette question.

Une mobilisation des organisations de défense

Le Centre pour les droits reproductifs a vivement réagi, qualifiant cette décision de « revers ». L’organisation a annoncé son intention de porter l’affaire devant la Cour suprême, ouvrant la voie à un nouvel épisode judiciaire.

Un cadre légal toujours restrictif

Au Kenya, le Code pénal criminalise l’avortement, avec des peines pouvant aller jusqu’à 14 ans de prison pour tentative ou réalisation de l’acte.

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AFRIQUE

OUGANDA – Le procès du meurtre de quatre enfants s’ouvre sous haute émotion

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Le procès de Christopher Okello Onyum s’est ouvert ce lundi 13 avril 2026 à Kampala, dans une atmosphère lourde d’émotion. L’homme est poursuivi pour le meurtre de quatre enfants dans une crèche, un drame qui a profondément bouleversé le pays.

Bien que l’accusation affirme qu’il avait initialement reconnu les faits, l’accusé a finalement plaidé non coupable des quatre chefs d’inculpation retenus contre lui. Arrêté le 2 avril alors qu’il tentait de fuir les lieux, il est au cœur d’une affaire marquée par une violence extrême.

Selon les procureurs, Christopher Okello Onyum aurait commis ces actes dans le cadre d’un supposé “sacrifice humain”, convaincu que cela lui permettrait de devenir riche — une déclaration qui a choqué l’opinion publique.

Lors de l’audience, tenue dans des installations temporaires pour accueillir un large public, les témoignages ont été particulièrement éprouvants. Une employée du centre de développement de la petite enfance de Ggaba a relaté la scène avec précision, décrivant l’attaque soudaine et la panique qui s’en est suivie. Elle a expliqué avoir tenté de s’interposer en lançant un objet sur l’agresseur, sans parvenir à empêcher le drame.

Les parents des victimes ont également pris la parole, évoquant leurs derniers moments avec leurs enfants et la brutalité de l’annonce qui a suivi. L’un des témoignages les plus marquants est celui de Stella Apolot, qui s’est effondrée après avoir raconté la perte de son enfant.

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