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AFRIQUE DE L’OUEST

AFFAIRE THOMAS SANKARA – Hyacinthe Kafando introuvable depuis plus de cinq ans

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Hyacinthe Kafando, ex-chef de la sécurité de Blaise Compaoré en 1987, a disparu des radars depuis plus de cinq années. Il est l’un des accusés du meurtre de l’ancien président burkinabé, Thomas Sankara. Activement recherché en raison du mandat d’arrêt international émis contre lui, il serait localisé pour la dernière fois en Côte d’Ivoire en 2016. En août 2015, en pleine transition politique, l’ex-chef de la sécurité de Blaise Compaoré aurait quitter le pays pour ne pas se livrer à la justice.

Hyacinthe Kafando, ex-chef de la sécurité de Blaise Compaoré, est recherché par la justice militaire. Accusé de faire partie du coup d’Etat ayant conduit à la mort du président Thomas Sankara, il aurait quitté le Burkina Faso depuis 2015 afin de ne pas répondre de ses actes. En 2015, alors que le juge d’instruction lui a délivré une convocation, il a préféré fuir avec la complicité  de Yacouba Isaac Zida, l’ex-Président et ancien Premier ministre de la transition.  

Cette supposée fuite de Hyacinthe Kafando pour ne pas répondre à la justice est une révélation faite par le général Gilbert Diendéré dans le procès verbal de la tentative de coup d’État de 2015. Le général a affirmé que Yacouba Isaac Zida, homme fort de Blaise Compaoré, aurait conseillé Hyacinthe Kafando de ne pas répondre à la convocation du juge et de quitter le territoire. Chose que le chef de sécurité de l’ancien président aurait fait depuis 2015.

A noter que le procès tant attendu par la famille de Thomas Sankara et le peuple burkinabé a été renvoyé au mardi 20 avril 2021. L’ex-président du Burkina Faso Blaise Compaoré, en exil en Côte d’Ivoire, va être jugé pour l’assassinat de son prédécesseur lors du coup d’État de 1987 qui l’a porté au pouvoir.

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AFRIQUE

MALI – Reprise de l’eau à Bamako après un sabotage électrique

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À Bamako, l’approvisionnement en eau potable a repris mercredi, après plusieurs perturbations causées par un acte de sabotage visant une infrastructure électrique stratégique.

La ligne touchée alimente la capitale malienne depuis le barrage de Manantali, situé à la frontière entre le Mali, la Mauritanie et le Sénégal. Malgré la reprise partielle du service d’eau, le réseau électrique demeure fortement affecté, entraînant des coupures persistantes.

La Société malienne de distribution d’eau potable indique avoir mobilisé des ressources en carburant suffisantes pour activer ses propres installations. Cette stratégie vise à limiter sa dépendance à Énergie du Mali, principal fournisseur d’électricité du pays.

Ces perturbations interviennent dans un contexte sécuritaire particulièrement tendu. Depuis plusieurs mois, des combattants du JNIM, affilié à Al-Qaïda, multiplient les actions de déstabilisation autour de Bamako. Des barrages routiers ont été érigés sur les principaux axes, accompagnés d’attaques visant des bus, des camions de marchandises et des citernes, dans une stratégie visant à asphyxier l’économie.

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AFRIQUE

SÉNÉGAL – Le Conseil constitutionnel annule la réforme constitutionnelle

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Nouveau tournant dans la vie politique sénégalaise. Saisi en urgence par le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, le Conseil constitutionnel du Sénégal a rendu sa décision concernant la loi de révision constitutionnelle récemment adoptée.

Dans son verdict, la haute juridiction a annulé la loi n°18/2026, votée le 29 juin par l’Assemblée nationale, estimant que la procédure de révision de la Constitution n’avait pas été respectée. Une décision qui donne raison au recours introduit par le chef de l’État, porté par son conseil, Cheikh Ahmadou Ndiaye.

Les juges constitutionnels ont validé les arguments de l’exécutif, qui s’appuyaient notamment sur des éléments versés au dossier, dont des enregistrements et procès-verbaux d’une séance plénière particulièrement tendue.

Cette décision entraîne un gel immédiat de l’application de la réforme contestée, relançant ainsi le débat autour des conditions d’adoption des textes fondamentaux au Sénégal.

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AFRIQUE

NIGÉRIA – Fortes inondations à Lagos après des pluies torrentielles

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À Lekki et Ikoyi, deux quartiers huppés de l’État de Lagos, de fortes pluies ont provoqué d’importantes inondations, perturbant la circulation et affectant de nombreuses habitations ainsi que des activités économiques.

Comme chaque année durant la saison des pluies au Nigeria, la situation est aggravée par la vétusté des infrastructures urbaines et l’insuffisance des systèmes d’évacuation des eaux pluviales. Ces défaillances structurelles accentuent l’ampleur des dégâts et exposent davantage les populations aux risques.

Face à ces intempéries, Agence nigériane des services hydrologiques a émis une alerte signalant un risque élevé de crues soudaines dans plusieurs États du pays jusqu’au 10 juillet. L’organisme met en garde contre une montée rapide du niveau des eaux, susceptible d’entraîner des inondations localisées dans les zones les plus vulnérables.

Les autorités appellent ainsi les habitants et les opérateurs économiques installés dans les zones à risque à redoubler de vigilance. Elles soulignent que la combinaison de fortes précipitations et de réseaux d’assainissement inadéquats pourrait engendrer des perturbations majeures.

Au-delà des dégâts matériels, ces prévisions font peser de lourdes menaces sur les transports, les infrastructures essentielles, mais aussi sur l’agriculture et l’activité économique dans les régions concernées.

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