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AFRIQUE DE L’OUEST

CÔTE D’IVOIRE : Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé peuvent quitter la Belgique sous conditions

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La Cour pénal international vient de prendre une décision tant attendue par les partisans de l’ancien président Laurent Gbagbo et l’ancien ministre de la jeunesse Charles Blé Goudé ce jeudi 28 mai 2020. Tous les deux sont désormais libres de leurs mouvements en attendant leur procès en appel.

L’ancien président ivoirien est autorisé à quitter la Belgique où il est assigné en résidence par la CPI depuis janvier 2019 sous conditions. Même décision pour son ancien ministre de la Jeunesse Charles Blé Goudé. La Cour pénale internationale a assoupli les conditions de mise en liberté des deux hommes politiques ivoiriens. Ils n’ont plus l’obligation de remettre leurs passeports à l’organisation pénale. Cependant tout pays dans lequel ils souhaitent se rendre doit accepter de les recevoir au préalable.

La Chambre d’appel de la Cour pénale internationale a rejeté la requête de la Défense de Laurent Gbagbo demandant le réexamen de son arrêt lui accordant, ainsi qu’à Charles Blé Goudé, une mise en liberté sans conditionnelle. Cependant, la Chambre d’appel a toutefois décidé de revoir les conditions de mise en liberté en l’assouplissant des mesures restrictives mais pas sans conditions.

A rappeler que cela fait plus de sept ans que les deux figures politiques Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé sont détenus à la Haye. Ils ont été acquittés en Première instance, des lourdes charges de crimes contre l’humanité et crimes de guerre commis entre 2010 et 2011 au cours des violences post-électorales. La procureur de la CPI, Fatou Bendsouda avait fait appel de cette acquittement. La crise post-électorale qui avait fait quelque 3 000 morts en seulement cinq mois.

Cette décision intervient alors que l’enrôlement des électeurs se poursuit en Côte d’Ivoire et que les élections présidentielles sont prévues le 31 octobre 2020

Charles Blé Goudé ©Page facebook Charles Blé Goudé

Laurent Gbagbo ©Page facebook Laurent Gbagbo

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AFRIQUE

SÉNÉGAL – Colère des familles de victimes après l’ annonce de la visite de Macky Sall

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La candidature de Macky Sall au poste de secrétaire général des Nations unies suscite de vives tensions au Sénégal. Quelques jours après l’officialisation de sa participation à la course, l’ancien chef de l’État s’est rendu à Dakar pour rencontrer le président Bassirou Diomaye Faye, une initiative qui a ravivé les critiques au sein de l’opinion publique.

Soutenu par le Burundi, actuel président de l’Union africaine, Macky Sall met en avant son expérience diplomatique, notamment son passage à la tête de l’organisation continentale entre 2022 et 2023. Son entourage souligne une ambition de représenter le continent africain au plus haut niveau des institutions internationales.

Cependant, cette candidature se heurte à une contestation grandissante sur le plan national. Des collectifs de familles de victimes des violences politiques survenues entre 2021 et 2024 dénoncent une démarche jugée inappropriée, rappelant le lourd bilan humain des manifestations de cette période.

Pour Mouhamed Fadel Bodian, la rencontre entre les deux hommes constitue un signal préoccupant, estimant que Macky Sall ne devrait pas bénéficier du soutien officiel du Sénégal dans cette course internationale.

Même tonalité du côté de Boubacar Sèye, qui évoque une période marquée par de nombreuses pertes humaines. La contestation s’étend également à la sphère politique, notamment avec Guy Marius Sagna, qui critique ouvertement la visite de l’ancien président.

Sur la scène internationale, la compétition pour succéder à António Guterres, dont le mandat s’achève en décembre 2026, s’intensifie. Plusieurs candidatures sont déjà déclarées, dont celles de Michelle Bachelet et de Rafael Grossi. La candidature de Rebeca Grynspan est également évoquée, bien qu’elle n’ait pas encore été officiellement déposée.

Le processus de sélection doit entrer dans sa phase décisive avec l’examen des candidatures par le Conseil de sécurité, avant un vote final de l’Assemblée générale. Dans ce contexte, la candidature de Macky Sall apparaît comme un enjeu à la fois diplomatique et politique, étroitement lié aux débats internes sur la mémoire et la réconciliation nationale au Sénégal.

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AFRIQUE

SÉNÉGAL – Le président Diomaye Faye rencontre Karim Wade en marge d’une visite officielle à Doha

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En déplacement officiel à Doha, le président de la République Bassirou Diomaye Faye a eu un entretien discret avec Karim Wade. Cette rencontre s’est tenue en marge d’une visite diplomatique marquée par un contexte de deuil au Qatar.

Le chef de l’État sénégalais s’était en effet rendu dans l’émirat pour présenter les condoléances officielles du Sénégal après la disparition de Hamad bin Khalifa Al Thani. À cette occasion, il a été reçu au Palais de l’Émir par Tamim bin Hamad Al Thani.

Au nom du peuple sénégalais, Bassirou Diomaye Faye a exprimé sa solidarité envers la famille régnante ainsi qu’au peuple qatari. Il a salué la mémoire du défunt, mettant en avant son rôle déterminant dans le renforcement des relations bilatérales entre Dakar et Doha.

Le président sénégalais a notamment rendu hommage à « un grand visionnaire », qu’il considère comme l’un des principaux artisans du partenariat stratégique entre le Sénégal et le Qatar.

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AFRIQUE

SÉNÉGAL – Macky Sall face à Diomaye Faye : une rencontre aux enjeux multiples

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L’ancien président sénégalais Macky Sall est attendu à Dakar ce vendredi, marquant ainsi son retour dans la capitale près de deux ans après avoir quitté le pouvoir. Cette visite, présentée comme brève, devrait être marquée par une rencontre avec l’actuel chef de l’État, Bassirou Diomaye Faye.

Ce déplacement intervient dans un contexte particulier, alors que Macky Sall s’est porté candidat à la succession de António Guterres à la tête de l’Organisation des Nations unies. Engagé dans une campagne diplomatique, il cherche notamment à obtenir le soutien officiel du Sénégal, un appui qui tarde toutefois à se concrétiser.

Depuis l’introduction de sa demande en février, les autorités sénégalaises restent prudentes. En mars dernier, Dakar avait d’ailleurs précisé ne pas être à l’origine de cette candidature ni l’avoir officiellement soutenue, laissant planer une certaine ambiguïté autour de la position de l’État.

Le contexte politique interne pourrait également influencer l’évolution du dossier. Les tensions apparues entre le président Bassirou Diomaye Faye et son ancien Premier ministre Ousmane Sonko redessinent les équilibres au sommet de l’État.

Par ailleurs, des voix s’élèvent au sein de l’opinion publique pour réclamer des comptes sur les violences survenues durant le mandat de Macky Sall (2012-2024), ajoutant une dimension sensible à son retour sur la scène nationale.

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