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ÉTATS-UNIS : Le procès en destitution de Trump jugé légal par le Sénat

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Le second procès en destitution de l’ex-Président Donald Trump s’est ouvert mardi 09 février. Il est accusé d’incitation à l’insurrection suite aux incidents du Capitole. Les débats, pour ce premier jour, ont porté sur la constitutionnalité de la procédure alors que Trump a quitté la présidence des Etats-Unis.

Le coup d’envoi du second procès historique en destitution de Donald Trump a été donné, mardi 9 février au Sénat américain. Cette première journée a été consacrée à la légalité de la procédure que les avocats de l’ancien président contestaient. Le procès a été jugé bel et bien conforme à la Constitution à l’issue d’un vote en fin d’après-midi.

« Juger qu’elle est illégale entraînerait une exception de janvier pour tous les présidents futurs, ils pourraient faire ce qu’ils veulent sans en subir les conséquences », a déclaré le procureur Jamie Raskin qui a diffusé un montage vidéo de près de dix minutes retraçant les événements du 6 janvier 2021 et l’invasion du Capitole par des partisans de Donald Trump.  Le démocrate Joe Neguse d’enfoncer le clou : « Ce que nous avons expérimenté ce jour-là est le pire cauchemar des pères fondateurs devenu réalité ». « Les présidents ne peuvent pas enflammer une insurrection au cours des dernières semaines de mandat et ensuite s’en aller comme si rien ne s’était passé. Pourtant, c’est la règle que le président Trump souhaite que vous adoptiez », a-t-il ajouté.

Mais, les avocats de l’ex-Président ne sont pas de cet avis. Ils estiment que Donald Trump n’a fait qu’user de sa liberté d’expression en contestant le résultat de l’élection. Ils considèrent, en outre, que Donald Trump ne peut pas faire l’objet d’un tel procès, vu qu’il n’est plus Président et ne siège plus à la Maison Blanche. La procédure n’a pas lieu d’être et est contraire, selon eux, à la Constitution. « C’est une procédure irresponsable, guidée par la haine », a estimé l’avocat David Schoen qui ajoute : « Ils veulent sacrifier le caractère de notre nation pour faire progresser leur haine, et par peur qu’un jour ils pourraient perdre le pouvoir… »

Ce procès s’annonce plus bref que le premier intenté contre Donald Trump. Toutefois, des mesures de sécurité exceptionnelles ont été prises en vue de ce procès. La police fédérale reste sur ses gardes, décrétant un état d’alerte. Même si aucune menace n’est pour le moment repérée, elle craint toujours de nouvelles attaques de la part des partisans de Donald Trump. Aussi, la Garde nationale est-elle toujours sur déployée dans le centre-ville de Washington. Les élus sont placés sous escorte policière lorsqu’ils voyagent dans leurs circonscriptions.

Pour rappel, il s’agit de la quatrième procédure de destitution (“impeachment”) dans l’histoire des Etats-Unis. Le procès s’ouvrant mardi relève de l’inédit: jamais un président n’avait été mis deux fois en accusation par la Chambre des représentants. Donald Trump est aussi le seul à être jugé au Sénat après avoir quitté la Maison blanche.

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HAÏTI – Port-au-Prince : les inscriptions électorales lancées malgré l’insécurité

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En Haïti, l’inscription sur les listes électorales a débuté jeudi à Port-au-Prince ainsi que dans d’autres régions du pays, marquant une étape clé dans la préparation des prochaines élections législatives, dans un contexte sécuritaire toujours préoccupant.

Les autorités ont mis en place une dizaine de centres d’enregistrement dans la capitale, principalement situés dans des zones jugées relativement sûres. Malgré cela, l’affluence reste limitée, les citoyens se présentant progressivement pour accomplir cette démarche. Le pays n’a plus organisé d’élections législatives depuis plus de dix ans et demeure sans président depuis l’assassinat de Jovenel Moïse en juillet 2021.

Depuis cet événement, la violence des gangs s’est fortement intensifiée. Des groupes armés contrôlent aujourd’hui près de 70 % de Port-au-Prince ainsi que plusieurs axes stratégiques menant aux régions du Centre et de l’Artibonite, elles aussi en proie à des affrontements.

Le Premier ministre, non élu, fait face à une pression croissante pour organiser des élections, dont le premier tour est prévu le 13 décembre. Toutefois, la situation sécuritaire soulève de sérieuses incertitudes quant à la capacité des électeurs à s’inscrire et à participer au scrutin, d’autant que plus de la moitié du corps électoral réside dans les zones les plus affectées par les violences.

Le président du Conseil électoral provisoire, Jacques Desrosiers, a indiqué que de nouveaux centres d’inscription devraient être ouverts dans les prochaines semaines, notamment une vingtaine à Pétion-Ville, considérée comme plus sécurisée. L’extension du dispositif à d’autres communes dépendra cependant des garanties apportées par le gouvernement.

Selon les Nations unies, plus de 5 900 personnes ont été tuées en Haïti l’année dernière, et plus de 1 600 autres entre janvier et mars de cette année, illustrant la gravité de la crise sécuritaire.

Malgré ces défis, certains citoyens continuent de répondre à l’appel. À l’image d’Ismail Wilson, inscrit dès les premières heures, qui appelle les autorités à assurer la sécurité du processus électoral afin de permettre à tous de voter dans des conditions acceptables.

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CUBA – Tensions contre les États-Unis : La Havane rejette l’inculpation de Raúl Castro

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La mise en accusation de Raúl Castro par la justice américaine ravive un contentieux historique entre Cuba et les États-Unis. À l’origine de cette nouvelle crispation diplomatique : un acte d’accusation émis par un grand jury fédéral de Miami concernant l’affaire des avions civils abattus en 1996 au nord de La Havane, qui avait causé la mort de quatre personnes.

Les chefs retenus – meurtre et destruction d’aéronef – visent directement l’ancien ministre de la Défense cubain, alors en fonction au moment des faits. Cette initiative judiciaire américaine intervient dans un contexte toujours marqué par les tensions liées à cet épisode, impliquant des appareils de l’organisation d’exilés cubains « Brothers to the Rescue ».

Dans les rues de la capitale cubaine, les réactions traduisent majoritairement un rejet de la démarche américaine. Plusieurs habitants dénoncent ce qu’ils perçoivent comme une ingérence dans les affaires internes du pays. Certains invoquent le principe de souveraineté nationale, estimant que les actions de 1996 relevaient d’une réponse à des violations répétées de l’espace aérien cubain.

Au-delà des critiques, des voix appellent à une désescalade. Une partie de la population plaide pour une solution diplomatique, privilégiant le dialogue entre les deux États plutôt qu’une confrontation politique ou judiciaire. L’idée d’une intervention extérieure suscite également des inquiétudes, notamment en raison de ses potentielles conséquences sociales et économiques.

Sur le plan institutionnel, Miguel Díaz-Canel a fermement condamné ces poursuites, les qualifiant de démarche « politiquement motivée ». Selon lui, elles s’inscrivent dans une stratégie visant à accentuer la pression sur le régime cubain, voire à justifier des actions plus coercitives à l’avenir.

Côté américain, le ministère de la Justice, par la voix de Todd Blanche, affirme attendre que l’ancien dirigeant cubain réponde volontairement aux accusations portées contre lui.

Presque trente ans après les faits, l’affaire continue ainsi d’alimenter un différend diplomatique profond. Entre exigences judiciaires, revendications de souveraineté et appels au dialogue, ce dossier illustre la persistance de fractures historiques dans les relations entre Washington et La Havane.

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CHINE – Le président Donald Trump face à son homologue Xi Jinping : Le sommet qui peut tout changer

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Le président américain Donald Trump a atterri mercredi à Pékin pour une rencontre stratégique très attendue avec le président chinois Xi Jinping. Ce sommet intervient dans un climat international marqué par une accumulation de crises interconnectées : tensions commerciales, instabilité géopolitique et accélération de la compétition technologique mondiale.

Avant son départ de la Maison-Blanche, Donald Trump a replacé cette rencontre dans une logique de rivalité assumée entre grandes puissances. Il a rappelé la prééminence militaire des États-Unis, tout en reconnaissant le statut de la Chine comme deuxième puissance mondiale, illustrant ainsi une relation structurée autant par la compétition que par la nécessité de dialogue.

Sur le plan intérieur, le président américain arrive à ce rendez-vous dans un contexte politique et économique fragile. Les conséquences de la guerre impliquant Israël et l’Iran, combinées aux pressions inflationnistes, ont contribué à affaiblir sa popularité. Dans ce cadre, Washington cherche à transformer ce sommet en levier diplomatique et économique.

L’un des objectifs majeurs de l’administration américaine est la relance des discussions commerciales bilatérales. L’idée d’un mécanisme institutionnalisé de dialogue économique, présenté comme un « Conseil du commerce », est au centre des négociations envisagées. Celui-ci aurait pour vocation de réduire les tensions issues des hausses de droits de douane imposées par les États-Unis et des contre-mesures chinoises, notamment sur les terres rares, ressources stratégiques pour l’industrie mondiale.

Au-delà des enjeux commerciaux, les discussions devraient également intégrer des dossiers hautement sensibles. La question de l’Iran pèse fortement sur les équilibres régionaux et mondiaux, notamment en raison des perturbations du détroit d’Ormuz, axe essentiel du transport énergétique mondial. Malgré les tensions, Donald Trump a relativisé le rôle potentiel de la Chine dans la gestion de ce dossier.

Autre point de friction majeur : la situation de Taïwan. Pékin critique régulièrement les ventes d’armes américaines à l’île, considérées comme une atteinte à sa souveraineté. Washington, de son côté, maintient son soutien sécuritaire, renforcé par des contrats d’armement estimés à plusieurs milliards de dollars, dont la mise en œuvre reste progressive.

Enfin, au-delà des enjeux militaires et diplomatiques, Taïwan occupe une place centrale dans l’économie mondiale grâce à son rôle dominant dans la production de semi-conducteurs, devenus indispensables au développement de l’intelligence artificielle.

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