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FRANCE – 102 femmes ont été assassinées en 2020

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Gérald Darmanin @Page Facebook Gérald Darmanin

L’assassinat des femmes par leur conjoint ou ex-conjoint commmence à devenir une habitude en France. En 2020, 102 femmes ont été tuées, un chiffre relativement bas comparé en 2019 où déjà 146 féminicides avaient été commis. Dans une interview accordée au quotidien Le Parisien, le dimanche 1er août 2021, le ministre de l’intérieur, Gérald Darmanin, a annoncé une série de mesures allant dans le sens de stopper au plus vite ce phénomène discriminatoire qui installe les femmes dans la psychose et la paranoïa. 

Les féminicides inquiètent les autorités françaises. En 2020, le bilan fait état de 102 victimes sous les coups d’un conjoint ou d’un ex-conjoint. Le ministre de l’intérieur, Gérald Darmanin, a exposé des chiffres qui en disent long sur la vulnérabilité dans laquelle vivent les femmes en France. Par exemple, les interventions de la police et de la gendarmerie pour des violences intra-familiales sont estimées à 400.000, soit 45 interventions toutes les heures. Ces types de violence sont en train de devenir le premier motif d’intervention des policiers et gendarmes en France. Parmi les auteurs de ces crimes, un sur deux a entre 30 et 49 ans et la plupart étaient au chômage au moment des faits. Les localités les plus touchées par ce fléau restent les Hauts-de-France, devant la Nouvelle-Aquitaine et l’Ile-de-France.

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Les causes de ces actes conjugaux sont à chercher dans les stupéfiants notamment l’alcool. L’étude révèle aussi qu’un féminicide sur trois est précédé d’une dispute et qu’un tiers de ces victimes avait déjà porté plainte pour violence conjugale. 

Parmi les mesures annoncées par le ministre de l’intérieur, Gérald Darmanin, ce dimanche 1er août 2021, il y a le traitement prioritaire des plaintes pour violence conjugale, le recrutement dans chaque commissariat ou brigade d’un officier spécialisé dans ce domaine, la mise en relation du fichier des possesseurs d’armes à feu avec celui des auteurs des violences intra-conjugales, et le recrutement massif d’agents de police judicaire (25% de plus par rapport aux 17.000 dont dispose le pays).

       

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