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AFRIQUE DE L’OUEST

MALI : IBK jette l’éponge : on ne lui aura pas laissé le choix !

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Kati honore IBK en 2012 pour le déshonorer sept ans plus tard. Quelle funeste fin !Ils ne lui auront finalement pas laissé le choix, à Ibrahim Boubacar Kéïta, les militaires qui ont pris le pouvoir au Mali en le contraignant à leur donner sa démission. Celle-ci était réclamée par une contestation populaire menée depuis mois par le Mouvement du 5 juin/Rassemblement des forces patriotiques (M5/RFP). Par Dioncounda Sissoko

Sous l’autorité morale de l’imam Mahmoud Dicko, des partis politiques, associations, syndicats avaient formé un front anti-IBK. Lequel décriait sa gouvernance jugée chaotique et reposant sur une oligarchie.

Après quatre grands rassemblements, ce mouvement n’était toujours pas parvenu à obtenir la démission du président Ibrahim Boubacar Kéïta. Mais il aurait cependant eu le mérite de capter et coopter les énergies d’une grande partie des Maliens.

Pour lesquels, le soulagement de voir le régime IBK s’en aller, viendra d’un groupe de militaires. En effet, mardi 18 août, tôt le matin, Bamako apprenait déjà des arrestations d’hommes du pouvoir et de personnalités politiques.

Ce qui était les prémices d’un coup d’Etat s’avérera au fil de la journée pour se terminer en ce soir du 18 août 2020 par cette pathétique déclaration du président Ibrahim Boubacar Kéïta : «…Pendant 7 ans, j’ai eu le bonheur et la joie d’essayer de redresser ce pays, qu’aucun sang ne soit versé pour mon maintien aux affaires.

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Je voudrais, en ce moment précis, vous dire ma décision de quitter mes fonctions, toutes mes fonctions à partir de ce moment et avec toutes les conséquences de droit : la dissolution de l’Assemblée nationale et celle du gouvernement. Qu’Allah aide et bénisse le Mali. Je n’éprouve aucune haine vis-à-vis de personne. Mon amour pour mon pays ne me le permet pas. Que Dieu nous sauve. Merci».

Ainsi donc, Kati, la ville-garnisons, naguère siège des mutins de 2012, emmenés par un certain capitaine Amadou Haya Sanogo, dont le soutien aurait été décisif pour l’élection d’Ibrahim Boubacar Kéïta à la magistrature suprême. Cette même ville a retiré sa confiance à Ibrahim Boubacar Kéïta. Comme pour mettre fin à un bail (rupture de bail) qu’ils avaient scellé ensemble. Kati honore IBK en 2012 pour le déshonorer sept ans plus tard. Quelle funeste fin !

Source : Bamada.net / Par Dioncounda Sissoko

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AFRIQUE

SÉNÉGAL – Grève des enseignants : Un accord met fin à la crise dans l’éducation

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La crise scolaire connaît un tournant décisif au Sénégal. Après plusieurs jours de négociations, le Gouvernement et le G7 des syndicats de l’éducation ont signé, ce jeudi 16 avril 2026, un protocole d’accord à la Primature du Sénégal, mettant ainsi fin aux tensions qui secouaient le secteur.

Ce compromis a été conclu en présence du Premier ministre, érigé en garant de l’application des engagements pris, traduisant une volonté politique affirmée de restaurer durablement la stabilité du système éducatif.

Le G7, qui regroupe notamment le CUSEMS, le SAEMSS, le SELS, l’UDEN, le SNELAS/FC et le SIENS, a obtenu des avancées sur plusieurs points de revendication majeurs. Les deux parties ont réaffirmé leur engagement à renforcer le dialogue social, considéré comme un levier essentiel pour prévenir de nouvelles crises. L’objectif affiché est clair : consolider la stabilité du système éducatif tout en poursuivant son amélioration structurelle.

Toutefois, certaines revendications n’ayant pas encore abouti à un consensus ont été renvoyées à de prochaines négociations, dans un cadre de concertation continue, signe que le dialogue reste ouvert. Point central de cet accord, une clause de paix sociale a été actée. Fondée sur la confiance mutuelle, elle vise à garantir la continuité du service éducatif et à instaurer un climat apaisé dans les établissements scolaires à travers le pays.

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AFRIQUE

MAURITANIE – Le président Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani à Paris : coopération renforcée sur migration et sécurité

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Le président de la Mauritanie, Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, a entamé ce mercredi une visite d’État de trois jours en France, une première à ce niveau dans l’histoire des relations entre les deux pays.

Prévue jusqu’au 17 avril, cette visite s’inscrit dans un contexte de coopération renforcée entre Nouakchott et Paris, notamment sur les questions sécuritaires et migratoires, au cœur des priorités régionales.

Le chef de l’État mauritanien doit être reçu à l’Palais de l’Élysée par Emmanuel Macron. Les discussions porteront sur le renforcement des relations bilatérales, tant sur le plan politique qu’économique et culturel, ainsi que sur plusieurs dossiers sensibles, en particulier la situation au Sahel. Parmi les axes majeurs figurent la lutte contre les groupes armés et la gestion des flux migratoires, deux enjeux stratégiques dans une région marquée par l’instabilité. Dans ce cadre, la Mauritanie apparaît comme un partenaire clé de l’Union européenne pour le contrôle des routes migratoires vers l’Europe.

Toutefois, cette coopération fait l’objet de critiques récurrentes de la part d’organisations de défense des droits humains, qui dénoncent des abus présumés à l’encontre des migrants. Plusieurs ONG appellent ainsi les partenaires européens à conditionner davantage leur soutien au respect des droits fondamentaux. Dans un environnement régional en recomposition, notamment après les tensions entre la France et certains pays du Sahel, la Mauritanie s’impose comme l’un des interlocuteurs privilégiés de Paris. Les relations avec des pays voisins, dont le Mali, ainsi que la situation sécuritaire globale, devraient également alimenter les échanges.

Au-delà des questions politiques, cette visite comporte un important volet économique. Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani doit participer à plusieurs rencontres institutionnelles et à un forum d’affaires visant à dynamiser les investissements et les partenariats entre entreprises françaises et mauritaniennes. Des déplacements sont également prévus en régions, notamment dans l’ouest de la France, afin de mettre en valeur les coopérations industrielles et maritimes, illustrant la volonté commune de diversifier et d’approfondir les relations bilatérales.

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AFRIQUE

GAMBIE – Un projet de loi sur les médias déclenche une fronde

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Un projet de loi controversé sur la régulation du journalisme et des réseaux sociaux provoque une levée de boucliers en Gambie. Face à ce texte, les professionnels de l’information ont exprimé un rejet unanime, dénonçant une menace directe contre la liberté de la presse.

Réunis en urgence début avril, les acteurs des médias ont alerté sur les risques d’un encadrement jugé excessif. Selon eux, cette réforme pourrait instaurer un système de contrôle permettant aux autorités de décider arbitrairement qui est autorisé à exercer le métier de journaliste. La contestation est également portée par des organisations internationales, notamment la Fédération internationale des journalistes et le Gambia Press Union. Ces dernières dénoncent une tentative de musellement de la presse et une restriction préoccupante de la liberté d’expression.

Lors d’une réunion tenue le 8 avril avec des organisations de la société civile, les professionnels du secteur ont clairement indiqué que le texte, s’il venait à être adopté, ferait l’objet de recours devant les juridictions nationales et régionales. La présidente du GPU, Isatou Keita, a par ailleurs refusé toute participation aux consultations, estimant qu’y prendre part reviendrait à cautionner un mécanisme de contrôle étatique. Une position partagée par le secrétaire général Modou S. Joof, qui évoque un recul des acquis démocratiques enregistrés depuis la transition politique du pays.

Au-delà des médias traditionnels, le projet de loi vise également les contenus diffusés en ligne, renforçant les inquiétudes autour d’une possible surveillance accrue de l’espace numérique. De son côté, le secrétaire général de la FIJ, Anthony Bellanger, a rappelé un principe fondamental : dans une démocratie, aucun gouvernement ne devrait déterminer qui peut ou non exercer le journalisme.

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