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NIGERIA – Twitter de nouveau accessible après 7 mois de suspension

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Les populations du Nigeria vont pouvoir utiliser à nouveau le réseau social Twitter. L’annonce a été faite par les autorités gouvernementales le jeudi 13 janvier 2022 à 7h précises. Après 7 mois de suspension pour incitation à la violence et à la haine, l’oiseau bleu semble se plier aux exigences du gouvernement nigérian. Twitter s’engage à plus  veiller sur le contenu des messages partagés sur le réseau social utilisé par 20% de la population du Nigéria.

L’oiseau bleu peut reprendre son envol au Nigeria. Les autorités ont décidé de lever la sanction infligée au réseau social après un accord avec la plate-forme. « Le président Muhammadu Buhari a approuvé la levée de la suspension de Twitter au Nigeria à partir de minuit aujourd’hui (jeudi 13 janvier)« , a affirmé dans un communiqué, Kashifu Inuwa Abdullahi, directeur de l’Agence nationale pour le développement des technologies de l’information.

Les internautes du pays ont accueilli avec joie la levée de cette sanction infligée à un réseau social très prisé pour partager des informations dans les domaines politique, économique, social ou culturel. « Nous sommes heureux que Twitter ait été rétabli pour tout le monde au Nigéria […] Notre mission au Nigeria – et partout dans le monde – est de servir la conversation publique. Nous sommes profondément engagés au Nigeria, où Twitter est utilisé par les gens pour le commerce, l’engagement culturel et la participation civique« , s’est confié un porte-parole de l’oiseau bleu.

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A rappeler que Abuja avait annoncé début juin 2021 la suspension de Twitter pour « une durée indéterminée » après avoir notamment accusé le réseau social d’avoir une « mission suspecte » contre le gouvernement nigérian, et de tolérer sur sa plateforme les messages du chef d’un groupe séparatiste incitant à la violence dans le sud-est du Nigeria. 

Cependant, l’Union européenne, la Grande-Bretagne, les Etats-Unis et le Canada avaient alors déploré la suspension de Twitter. Ils jugeaient la décision illégale, contraire aux principes démocratiques et à la liberté d’expression. De la même manière, Amnesty International avait estimé que « cette interdiction était illégale (…) et était une attaque au droit à la liberté d’expression. »

       

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