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CULTURE

Propos de campagne/ La culture… hélas ! (Par Félix NZALE) – Magazine Sénégal Njaay – Senegal-njaay.com

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La campagne électorale arrive à son terme. Tout a été dit, rien n’a été dit. Nos candidats ont majoritairement laissé les Sénégalais sur leur faim de programmes-visions sérieusement élaborés.

En deux semaines de campagne, il y a un aspect essentiel qui n’a pas (ou très peu) été pris en compte : la culture. Élément vital d’une société dynamique, elle contribue à la réussite éducative, développe les capacités de réflexion critique et améliore l’apprentissage. Elle a été totalement passée sous silence.

Notre société est pourtant en crise parce que la culture est en crise. Et cette crise qui nous frappe est avant tout une crise de mots. Ce sont eux qui définissent le sens que nous donnons à nos perspectives et qui nous permettent de les construire ensemble. Or, leur fragilité actuelle remet en question notre capacité à nous parler. Comment élaborer une parole collective à la hauteur de notre ère, des contextes changeants et des enjeux ?  Vaste programme !

Au Sénégal, il y a longtemps que la confusion s’est établie entre ce qui relève de la culture et ce qui relève de certains aspects purement ludiques et récréatifs. D’ailleurs, c’est pour n’avoir pas compris que la culture c’est la vie avec la pensée que le Président Macky Sall, sitôt installé au pouvoir en 2012, a nommé Youssou Ndour à la station de ministre de la Culture.  Avant de s’en débarrasser rapidement sous la pression notamment de nombreuses autorités dont le Président Abdou Diouf qui ne voulait surtout pas voir le chanteur à la tête de ce département alors que le Sénégal accueillait – en 2014 –  le Sommet de la Francophonie. C’est dire que la culture est une affaire trop sérieuse pour être laissée à des défaillants intellectuels. Elle est le fondement de toute stratégie de développement et de construction des imaginaires.

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Répétons-nous : la culture est en crise. Comment la soigner alors même que ce qui fonde notre capacité à dire notre monde et à penser nos trajectoires – le sens des mots – est affaiblie ? Des candidats à la présidentielle, les hommes de culture, des Arts et des Lettres s’attendaient à des points de vue.

Cela dit, fondre l’Education et la Culture en un ministère ne serait sans doute pas une idée saugrenue. En tout état de cause, il nous faudrait rapidement, dans la perspective du «Sénégal qui vient», réinventer la critique comme possibilité d’ébranler les discours convenus et les idées reçues. Cela passe par une nouvelle réflexion sur notre rapport aux mots et au langage. C’est un enjeu fondamental pour continuer à produire une pensée dynamique et critique et sortir d’une période de confusion générale du sens.

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CULTURE

TCHAD – le Festival des cultures sahariennes fait vibrer Amdjarass

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La cité d’Amdjarass, à l’est du Tchad, vit au rythme des parades équestres, des chorégraphies traditionnelles et des percussions du désert. La sixième édition du Festival international des cultures sahariennes y rassemble plusieurs communautés venues célébrer la pluralité et l’héritage commun du Sahara et du Sahel.

Des délégations représentant de nombreux groupes ethnolinguistiques ont fait le déplacement, depuis différentes régions du Tchad mais aussi de pays voisins. Pour cette édition, le Niger occupe la place d’invité d’honneur, tandis que la Mauritanie, le Burkina Faso, le Mali et le Maroc figurent parmi les participants. Les organisateurs entendent faire de ce rendez-vous un espace de dialogue interculturel et de mise en valeur d’un patrimoine parfois peu connu du grand public.

Présent à Amdjarass, Mokhtar Abdallah, maire de Tamchekett en Mauritanie, insiste sur la portée symbolique de l’initiative. Selon lui, ce type de rencontre contribue à rapprocher des univers qui peuvent sembler éloignés et révèle la force culturelle partagée par les peuples sahéliens.

Les exhibitions de cavaliers constituent l’un des temps forts du programme. Harnachés d’atours traditionnels, les chevaux occupent une place centrale dans l’imaginaire collectif de nombreuses communautés. Abdel-Nassir Abdelrahmane, cavalier zaghawa originaire du Wadi Fira, rappelle que ces ornements participent à la dignité même de l’animal, comparant leur absence à une tenue incomplète.

Au-delà des festivités, les promoteurs du projet affichent une ambition plus large. Le fondateur et coordinateur du festival, Issouf Elli Moussami, veut inscrire durablement l’événement sur la carte des grands rendez-vous culturels et touristiques, convaincu que son attractivité ira croissant au fil des éditions.

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BENIN – La vengeance d’ Aïcha Khadafi, un thriller explosif signé Mouftaou Badarou

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Une explosion déchire le quartier Saint-Lazare. Des voitures et des habitations dévorées par les flammes. Des corps sans vie jonchant le lieu de l’explosion. Et quelques survivants errant, hagards. Le chaos.

Les pro-Kadhafi ont frappé. Le GIGN intervient, la DGSE, elle aussi, traque les cerveaux de l’attentat. Mais le danger n’est pas totalement écarté ! Un terroriste suppléant est entré clandestinement en France. Sa mission : frapper à nouveau. Plus fort.

Un roman au rythme haletant, entre coulisses du renseignement et menace terroriste, où chaque minute compte.


À propos de l’auteur

Mouftaou Badarou est l’auteur d’une douzaine d’ouvrages, dont Coup d’État au Gabon, Une taupe à l’Élysée et La vengeance de Poutine, qui lui ont valu la faveur du public. Il a également reçu de nombreux prix, notamment le Prix de la radio Africa N°1 en 1990 et le Prix Francophonie/Union Européenne en 1996.

Mouftaou Badarou a été champion du Bénin du Scrabble et des Jeux de lettres à la Télévision nationale du Bénin en 1992.

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GUINÉE – AFRIMA 2026 : Bangoura Manamba Kanté sacrée reine de la pop africaine

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La scène musicale africaine a consacré, ce dimanche 11 janvier, une figure montante héritière d’un patrimoine artistique majeur. Bangoura Manamba Kanté, fille du regretté et mythique Mory Kanté, a été sacrée Meilleure Artiste Africaine de Pop lors des All Africa Music Awards (AFRIMA), organisés cette année au Nigeria.

Cette distinction vient récompenser le parcours artistique et la constance musicale de la chanteuse, qui s’impose progressivement comme l’une des voix féminines les plus marquantes de la pop africaine contemporaine. Selon des informations rapportées par Kawtef, le jury a salué la qualité de ses productions, son identité musicale affirmée et sa capacité à conjuguer modernité et héritage culturel.

À travers ce sacre, Bangoura Manamba Kanté confirme qu’elle ne se contente pas de porter un nom prestigieux. Elle construit, pas à pas, une carrière singulière, tout en perpétuant l’esprit créatif et panafricain qui a fait la renommée internationale de son père, icône de la musique mandingue et mondiale.

Les AFRIMA, rendez-vous incontournable de l’industrie musicale africaine, réunissent chaque année artistes, producteurs, auteurs et professionnels venus de tout le continent et de la diaspora. L’édition 2026 a une nouvelle fois mis en lumière la vitalité et la diversité de la création africaine, en offrant une tribune à une génération d’artistes qui réinventent les codes tout en restant ancrés dans leurs racines.

La soirée de gala a également été marquée par une reconnaissance sénégalaise. Bakhaw Dioum, parolier reconnu, a remporté le trophée de Meilleur Songwriter, confirmant l’excellence de l’écriture musicale sénégalaise et son rayonnement sur la scène africaine.

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