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SÉNÉGAL : « Arrêtons le complexe des grandes écoles françaises qui ne sont grandes qu’en France » Professeur Issa Lam de Virginia depuis les États-Unis

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@L'UsineNouvelle

Nous espérons que la saga de notre meilleure élève Diary Sow aidera à ouvrir les yeux de nos dirigeants qui depuis Senghor nourrissent un complexe sans fondement pour les grandes écoles françaises qui ne sont véritablement grandes qu’en France. Consultons le classement mondial des meilleures universités pour voir que les prestigieuses écoles françaises sont à aller rechercher dans les écoles profondeurs du classement.

Pourquoi, la référence doit-elle être systématiquement cherchée chez nos anciens colonisateurs qui sont aujourd’hui dépassés par la Chine, le Japon sans parler des USA dont les universités plastronnent depuis toujours en haut de l’affiche des meilleures universités du monde, seulement bousculées par l’université anglaise d’Oxford. Pourquoi tout ce charivari qui a fait disjoncter la jeune fille fille de Malicounda qui en plus du choc culturel a certainement dû se rendre compte que le niveau de notre éducation nationale rend difficilement la compétition avec les meilleurs élèves français? Des étudiants sénégalaises, des filles aussi d’ailleurs, ont réussies à intégrer le graal qu’est l’Université de Yale sans qu’elles ne soulèvent de vagues, université qui a formé de nombreux présidents américains et dont rêvent tous les parents américains pour leurs enfants. 

Il faut savoir raison garder! A défaut de les retenir au Sénégal, ne devrions-nous pas chercher à aller former nos meilleurs élèves en Chine, pays qui a su s’extirper du sous-développement comme nous essayons de le faire. Ou en Inde ou au Brésil, qui connaissent toujours la pauvreté et néanmoins se développent techniquement et scientifiquement à la vitesse de la lumière. Ceci est une leçon à retenir, acceptons que notre système éducatif a besoin d’investissements massifs et de qualité pour que les meilleurs produits puissent tenir la compétition dans les meilleurs établissements des pays du nord. L’idéal est de former nos meilleurs élèves chez nous comme le fait le Maroc. Le Prince héritier a commencé son cycle universitaire à l’Université Mohamed VI qui a pour ambition d’être une université de référence mondiale.

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En bref et en court, créons les conditions de l’excellence chez nous et gardons nos meilleurs cerveaux chez nous. D’ailleurs combien de nos « génies » sont revenus indemnes pour  servir notre pays? Pour ce qui concerne Diary Sow on lui souhaite bon retour à la normalité qu’elle n’aurait jamais dû quitter et qu’on  arrête de brandir comme trophée ces jeunes pousses fragiles qui se sont distinguées dans un système scolaire en perte de qualité notoire. 

Par Professeur Issa Lam / Virginia / États-Unis

       

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