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SENEGAL : Hausse vertigineuse du nombre de contaminations et de décès du coronavirus

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Au Sénégal, la hausse vertigineuse du nombre de contaminations et de décès du coronavirus a aggravé la situation sanitaire. La deuxième vague du coronavirus est particulièrement meurtrière dans le pays avec une augmentation journalières des cas confirmés qui se comptent par centaines. Ce qui a entraîné un  nombre croissant des cas graves en réanimation. Le Directeur du Samu national, Mamadou Diarra Bèye a qualifié la situation de difficile.

Augmentation du nombre de contamination et de patients en réanimation

Le nombre des contaminations au coronavirus a connu une forte hausse au mois de décembre et s’accélère en ce début janvier. Samedi, le pays a enregistré un nombre record de 13 décès en un jour. Le Directeur du Samu national, Mamadou Diarra Bèye, qui tire la sonnette d’alarme, a indiqué que « la situation est devenue très difficile ». « C’est difficile pour les populations mais également pour les soignants. Tout bonnement parce que le nombre de cas augmente de jour en jour, en moyenne une centaine de cas par jour et dans tout le pays. Ce qui est à noter aussi c’est l’augmentation notable de plus en plus des cas communautaires. Ce qui témoigne d’une circulation active du virus dans la population », a-t-il déclaré avant d’ajouter : « Mais au-delà des cas graves traités en réanimation, nous avons des cas sévères parce que ces derniers sont dans les Centres de traitement des épidémies (CTE) et (depuis que la prise en charge à domicile a commencé, les cas asymptomatiques ou bien les personnes qui ne présentent pas de risques majeurs sont pris en charge dans les domiciles avec un suivi), ils nécessitent une prise en charge rapprochée avec l’administration d’oxygène et d’autres médicaments. Actuellement, on en a près de 300 patients hospitalisés ».

Il faut souligner que dans certaines localités à l’intérieur du pays, il a été noté un déficit d’appareils respiratoires. Ce qui a un impact sur la prise en charge des cas graves et le nombre de décès.

Scepticisme et méfiance au sein de la population sur les vaccins anti-covid

Pour ce qui est des vaccins, une importante frange de la population, grandement influencée par les théories complotistes sur les réseaux sociaux, se montre méfiante par rapport aux vaccins anti-Covid. Une méfiance accentuée par les informations faisant état d’effets secondaires graves concernant certains vaccins. Dr Mamadou Ndiaye, Directeur de la prévention, a tenté de rassurer sur la question. « Il faut que les gens comprennent que ce sont des effets normaux par rapport à un vaccin, un médicament ou à autre chose. Vous allez dans n’importe quelle officine du coin, vous achetez un médicament, vous sortez la notice, on va vous expliquer tout. Et on va y mettre parfois des effets indésirables. Cela veut dire qu’il y a un certain nombre d’effets attendus par rapport à chaque molécule ou produit, chaque médicament ou produit pharmaceutique, il y a un certain nombre d’effets attendus qui peuvent être mineurs ou même être graves qui peuvent être répertoriés. Encore une fois que les gens comprennent le principe d’un vaccin. C’est d’introduire dans l’organisme quelque chose  pour qu’il produise un effet. C’est normal que l’organisme réagisse un peu. La réaction peut être une allergie, une fièvre. Donc, ce vaccin, c’est pour reproduire, d’une certaine manière des effets qui vont stimuler l’immunité. Parce qu’il faut tromper l’organisme d’une certaine manière, lui faire croire qu’il y a quelque chose de nouveau qui est entré et qui doit produire des anticorps pour lutter contre une éventuelle maladie. Il faut que les gens comprennent cela comme ça », a-t-il expliqué.

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Devant la hausse des cas, le président de la République, Macky Sall, a décrété mardi 05 janvier 2021, l’état d’urgence sanitaire assorti d’un couvre-feu entre 21 heures et 5 heures du matin dans les régions de Dakar Thiès.

Divisions chez les députés à propos du projet de loi relatif à l’état d’urgence et à l’état de siège

L’Assemblée nationale doit examiner, ce lundi 11 janvier, le projet de loi relatif à l’état d’urgence et à l’état de siège. Il s’agit d’un projet de décret devant être adapté à la crise sanitaire qui n’était pas prévue parmi les éléments devant motiver la proclamation de l’état d’urgence ou de siège. C’est donc l’ancien décret qui passe à la correction. A la « loi n°69-29 du 29 avril 1969 relative à l’état d’urgence et à l’état de siège», il est ajouté les situations de « Gestion des catastrophes naturelles ou sanitaires ». Mais déjà, majorité et opposition sont divisées. Le député maire de Diakhao et président de la commission des affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur, Pape Birame Touré estime qu’« aucun pouvoir n’est de trop pour Macky Sall ». « L’heure n’est pas à la démagogie. Il faudrait comprendre que c’est une loi qui va permettre au président de la République de prendre des mesures comme il l’a toujours fait et de pouvoir protéger les Sénégalais. Il n’y a aucune tentative de restreindre les libertés sans aucune raison valable de protection des Sénégalais », a-t-il déclaré.

Son collègue de l’opposition, le vice- président de la commission des lois, Cheikh Abdou Bara Dolli Mbacké, de prendre son contre-pied. Il est même en train de s’organiser avec l’opposition parlementaire pour attaquer le projet de loi. « J’ai déjà enregistré 11 signatures, j’en veux 17 pour pouvoir attaquer le projet de loi devant le Conseil constitutionnel. Le Parti Démocratique Sénégalais n’a pas encore signé, néanmoins les négociations vont se poursuivre avec ce parti. Quelle que soit la situation, nous allons faire face à l’Assemblée nationale et s’il le faut, l’attaquer au niveau des juridictions », a-t-il martelé.

A noter que la séance plénière d’aujourd’hui va se dérouler à huis clos à cause de la pandémie.

       

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