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AFRIQUE

AFRIQUE : Le président rwandais Paul Kagame en visite au Mozambique

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Le président rwandais Paul Kagame est en visite au Mozambique ce vendredi 24 septembre 2021. Il a été reçu par son homologue le président Filipe Nyusi. Cette visite intervient après qu’un contingent de 1000 soldats rwandais ont déjà été envoyés au Mozambique en juillet 2021. Leur mission : lutter contre les attaques terroristes répétées dans le  Cabo Delgado, située à l’extrême nord du Mozambique, à la frontière tanzanienne.

Il est avec nous depuis le milieu du matin ce vendredi, mon homologue de la République du Rwanda, Paul Kagame, qui effectue une visite de travail dans notre pays. À la base navale de Pemba, le président Paul Kagame a salué les troupes rwandaises qui, en coordination avec nos forces de défense et de sécurité (FDS), opèrent dans les zones touchées par les actions terroristes dans le nord de la province de Cabo Delgado. C’est un exemple de réussite en Afrique, où deux forces s’associent et avec la Force en état d’alerte de la SADC, combattent l’ennemi, en l’occurrence les terroristes. Et la cohabitation est salutaire. Le président Kagame est notre invité d’honneur à l’acte central des festivités du 25 septembre, jour des forces armées de défense du Mozambique.” a déclaré le président mozambicain Filipe Nyusi

Pour rappel, en juillet 2021, des soldats rwandais ont été envoyés au Mozambique pour participer à la lutte contre le groupe armé Al-Shabab dans la province du Cabo Delgado. Cette zone géographique est située à l’extrême nord du Mozambique, à la frontière tanzanienne. Elle est en proie à une insurrection armée depuis 2017. Une insurrection islamiste d’origine locales,  qui a fait allégeance à l’organisation État islamique. Le contingent compte 1 000 personnes.

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GUINÉE – La junte ordonne des poursuites contre l’ex-président Condé pour « trahison »

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La junte au pouvoir en Guinée a ordonné d’engager de nouvelles poursuites contre l’ex-président Alpha Condé qu’elle a renversé par un coup d’Etat en 2021 pour des faits présumés de « trahison », dit mardi 21 novembre 2023 une lettre du ministre de la Justice au procureur général de Conakry.

L’ancien chef de l’Etat de 2010 à 2021, en exil en Turquie depuis qu’il a été déchu, est déjà poursuivi pour des faits présumés de « corruption », ainsi que pour « assassinats, actes de torture, enlèvements et viols », dans ce pays où la répression des manifestations politiques est souvent brutale.

« Il vous est enjoint (…) d’engager des poursuites judiciaires pour des faits présumés de trahison, association de malfaiteurs et complicité de détention illicite d’armes et munitions contre le professeur Alpha Condé, ancien président de la République », a écrit le ministre de la Justice Alphonse Charles Wright.

« Il a été porté à la connaissance du Garde des Sceaux (…) qu’Alpha Condé, en lien avec Monsieur Fodé Moussa Mara », un célèbre blogueur supporter de M. Condé, « a mis les moyens en vue de se procurer des armes, munitions et de matériels connexes », a précisé M. Wright dans cette lettre publique datée de lundi.

Il n’a pas donné plus d’informations concernant la nature et la quantité de ces armes.

Alpha Condé était devenu en 2010 le premier président démocratiquement élu de Guinée après des décennies de régimes autoritaires ou dictatoriaux, mais sa volonté de se maintenir au pouvoir pour briguer un troisième mandat avait soulevé une forte contestation, fortement réprimée, jusqu’à sa chute.

Après le putsch de 2021, le colonel Mamady Doumbouya s’est fait investir président et s’est engagé sous la pression internationale à remettre le pouvoir à des civils élus dans un délai de deux ans à partir de janvier 2023.

Il a promis de refonder un Etat miné par les divisions et par une corruption réputée endémique. Son gouvernement a engagé un grand nombre de poursuites contre des proches de l’ex-président Condé.

Le coup d’Etat du 5 septembre 2021 est l’un des nombreux putschs et tentatives de putsch qui ont secoué l’Afrique de l’Ouest depuis la prise du pouvoir par des colonels au Mali en août 2020.

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A LA UNE

MALI – L’armée dit frapper des blindés laissés par l’ONU en cours de retrait

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L’armée malienne a dit mercredi 08 novembre 2023 avoir frappé deux engins blindés abandonnés selon elle par la mission de l’ONU dans son retrait et tombés entre les mains de ce qu’elle a présenté comme des « terroristes » dans la ville stratégique de Kidal (nord).

La surveillance aérienne menée mardi et mercredi a identifié « des terroristes en possession de deux engins blindés abandonnés par la Minusma à Kidal », a dit l’armée sur les réseaux sociaux.

Les deux blindés « ont été neutralisés par les vecteurs aériens » de l’armée, a dit cette dernière.

L’armée procède à des frappes aériennes depuis la fin de la semaine passée à Kidal dans le sillage du retrait de la Minusma de cette ville, bastion de la rébellion touareg et enjeu majeur de souveraineté pour l’Etat central.

Des frappes menées mardi par drones ont tué 14 civils, dont des enfants, selon la rébellion. L’armée a assuré avoir visé des « cibles terroristes » dans l’ancien camp de la mission de l’ONU.

Ces frappes confirment les craintes d’une confrontation à laquelle les quelques dizaines de milliers d’habitants de la ville, foyer historique des insurrections indépendantistes, se préparent depuis quelque temps en raison du désengagement de la Minusma.

Le nord est le théâtre depuis août d’une escalade militaire entre les acteurs présents: armée régulière, rebelles qui viennent de reprendre les hostilités, jihadistes qui ne les ont pas cessées mais les ont intensifiées.

Le retrait de la Minusma, poussée vers la sortie par la junte, a déclenché une course pour le contrôle du territoire.

La mission de l’ONU, contrainte par cette dégradation sécuritaire, a accéléré son désengagement et a quitté la semaine passée son camp de Kidal. La rébellion séparatiste en a aussitôt pris le contrôle, devançant l’armée.

La précipitation du décrochage de la Minusma a irrité la junte qui voulait faire concorder ce départ avec l’arrivée sur place de l’armée. Les entraves mises par la junte à l’évacuation ont forcé la Minusma à détruire ou à mettre hors service une partie de son matériel faute de pouvoir l’emporter, a dit la mission.

Stéphane Dujarric, porte-parole du secrétaire général de l’ONU, a répété mercredi que le retrait accéléré des derniers 848 Casques bleus de Kidal (du Bangladesh, du Tchad, d’Egypte, de Guinée et du Népal) avait eu lieu dans des conditions dangereuses sur 350 km de route sans couverture aérienne, faute d’autorisation de vol de la part des autorités maliennes.

Le convoi de 143 véhicules parti le 31 octobre de Kidal et arrivé mardi soir à Gao (nord) a heurté six engins explosifs improvisés et 37 Casques bleus ont dû recevoir des soins, a-t-il dit dans un communiqué.

La Minusma est censée être partie d’ici au 31 décembre.

Elle a à présent quitté huit de ses treize camps. Elle devrait évacuer ses camps d’Ansongo (nord) et Mopti (centre) dans les prochaines semaines, a dit M. Dujarric. Trois dernières bases, à Gao, Tombouctou (nord) et Bamako serviront après le 1er janvier à « liquider » la mission, a-t-il rappelé.

La Minusma, dont plus de 180 membres ont été tués dans des actes hostiles depuis son déploiement en 2013, a retiré la moitié de ses 13.871 personnels, a-t-il dit.

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AFRIQUE

SOMMET AMBASSADEUR – L’Ukraine veut renforcer son « partenariat » avec l’Afrique

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L’Ukraine a annoncé jeudi 25 mai 2023 vouloir renforcer ses liens avec l’Afrique en ouvrant de nouvelles ambassades et en organisant son premier sommet avec le continent, où son ministre des Affaires étrangères est actuellement en tournée.

« Nous avons récemment adopté notre première stratégie africaine et intensifié notre dialogue politique avec beaucoup de pays sur le continent », a rappelé le chef de la diplomatie ukrainienne Dmytro Kouleba dans une déclaration publiée à l’occasion du 60e anniversaire de l’Organisation de l’unité africaine (OUA), ancêtre de l’Union africaine (UA) selon l’AFP.

« Cette année, nous allons établir de nouvelles ambassades dans différentes parties du continent et prévoyons d’organiser le premier sommet Ukraine-Afrique », a ajouté M. Kouleba, en invitant les leaders africains à « participer à cet évènement important ».

La Russie, sanctionnée par l’Occident après l’invasion de l’Ukraine en février 2022, cherche parallèlement des soutiens notamment en Afrique, où elle tente de se poser comme alternative aux anciennes puissances coloniales, européennes notamment.
Un sommet Russie-Afrique, le deuxième du genre, doit se tenir du 26 au 29 juillet à Saint-Pétersbourg.

« Nous voulons franchir un nouveau cap qualitatif dans notre partenariat » avec l’Afrique, « fondé sur trois principes mutuels »: « le respect », « les intérêts » et les « bénéfices », a poursuivi M. Kouleba. « Cela montre notre réel engagement à ouvrir une nouvelle ère dans les relations ukraino-africaines, où « nous sommes venus parler d’égal à égal et travailler comme des partenaires ».

Le ministre ukrainien est jeudi au Rwanda après l’Ethiopie et le Maroc ces derniers jours, dans le cadre de son deuxième déplacement en Afrique en moins d’un an. Il doit achever cette tournée africaine dans d’autres pays, qui n’ont pas été précisés par ses services.

Il s’est félicité que l’Ukraine soit parvenue, « malgré le blocus naval de nos ports par la Russie », à débloquer partiellement les exportations ukrainiennes avec l’aide de l’Union européenne et de la Turquie », et faire tenir cet accord conclu en juillet 2022 pour soulager à la fois ses agriculteurs et ses clients à l’étranger, « y compris en Afrique ».

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