AFRIQUE
NIGER – Attaques meurtrières attribuées à l’EI au Sahel dans la région de Tillabéri
La région de Tillabéri, dans l’ouest du Niger, a de nouveau été frappée par la violence djihadiste. Mercredi 10 septembre 2025, plusieurs assauts coordonnés ont visé des positions militaires et des zones civiles dans cette région frontalière du Mali et du Burkina Faso, connue sous le nom de « zone des trois frontières », où sévissent des groupes liés à Al-Qaida et à l’organisation État islamique (EI).
Selon différentes sources locales, au moins une vingtaine de soldats nigériens ont péri dans ces attaques. Un ancien élu local a confirmé à l’AFP « de nombreux morts parmi les militaires », tandis que le collectif ouest-africain Wamaps a rapporté que l’EI au Sahel (EIS) avait mené plusieurs assauts, dont une attaque près de l’aéroport de Tillabéri, coûtant la vie à douze soldats des Forces armées nigériennes (FAN).
Parallèlement, la garde nationale (GNN) a subi de lourdes pertes. Le G25, une coalition de la société civile proche du régime déchu, a évoqué la mort de « quinze éléments de la GNN » et dénoncé des « attaques terroristes attribuées à l’EIS ».
Les violences n’ont pas seulement ciblé les forces de sécurité : deux civils ont été tués lors d’incursions au cœur de Tillabéri. Entre 13 h et 15 h, des hommes armés ont attaqué le secteur de Kabya, avant de frapper de nouveau à 17 h 30 dans le quartier Digga Banda, près de l’école privée Alhéri.
Face à cette nouvelle flambée de violence, Human Rights Watch a exhorté les autorités nigériennes à renforcer la protection des civils, victimes récurrentes d’attaques dans la région depuis plusieurs mois. Le Niger, dirigé par un régime militaire depuis le coup d’État de juillet 2023, doit faire face à une double menace : les incursions de l’EI et d’Al-Qaida à l’ouest, et les attaques de Boko Haram dans le sud-est, autour du lac Tchad.
AFRIQUE
SÉNÉGAL – ONU : Macky Sall remercie le président Diomaye Faye pour son soutien officiel
L’ancien président sénégalais Macky Sall a réagi, ce 20 juillet 2026, au soutien officiel apporté par l’État du Sénégal à sa candidature au poste de Secrétaire général de l’Organisation des Nations unies (ONU).
Dans un message publié à la suite du communiqué du ministère de l’Intégration africaine et des Affaires étrangères, l’ex-chef de l’État a exprimé sa gratitude envers les autorités sénégalaises, adressant des remerciements appuyés au président Bassirou Diomaye Faye.
Cette prise de parole intervient alors que la candidature de Macky Sall entre dans une phase décisive. Pour espérer accéder à la tête de l’ONU, l’ancien dirigeant devra obtenir le soutien d’un nombre significatif d’États membres, ainsi que l’aval du Conseil de sécurité, avant une éventuelle validation par l’Assemblée générale.
Au-delà de l’ambition personnelle, cette démarche s’inscrit dans une stratégie plus large de la diplomatie sénégalaise, qui cherche à renforcer son influence sur la scène internationale en soutenant l’accession d’un ancien président à la direction de l’organisation mondiale.
AFRIQUE
SÉNÉGAL – Macky Sall candidat à l’ONU : reçu par Diomaye Faye au Palais
L’ancien président sénégalais Macky Sall a été reçu ce vendredi au Palais de la République par l’actuel chef de l’État, Bassirou Diomaye Faye. Cette rencontre officielle s’inscrit dans le cadre de la candidature de l’ex-dirigeant au poste de secrétaire général de l’Organisation des Nations unies (ONU).
Selon un communiqué de la présidence sénégalaise, Macky Sall a tenu à informer personnellement son successeur de sa décision de briguer la tête de l’institution internationale. Le processus de désignation pour ce poste stratégique a été enclenché le 25 novembre 2025 à New York.

Au cours de l’audience, l’ancien chef de l’État a présenté les avancées de sa candidature et sollicité le soutien officiel du Sénégal. La présidence souligne que cet échange illustre « la continuité de l’État et la permanence des institutions », au-delà des alternances politiques.
Bassirou Diomaye Faye a, pour sa part, accueilli son prédécesseur avec courtoisie, saluant sa démarche. Macky Sall s’est également engagé à tenir régulièrement informé le chef de l’État de l’évolution de sa candidature tout au long du processus de sélection.

Cette rencontre marque le premier retour officiel de l’ancien président au Sénégal depuis son départ du pouvoir en avril 2024. À son arrivée au Palais, il a été accueilli par Bassirou Diomaye Faye au pied des marches, dans un geste symbolique de respect institutionnel.
AFRIQUE
SAO-TOMÉ-ET-PRINCIPE – Une campagne sous tension avant le vote du 19 juillet
À l’approche de l’élection présidentielle prévue le 19 juillet à São Tomé-et-Príncipe, la campagne électorale s’achève dans un climat marqué par le retrait tardif d’un candidat majeur. Initialement au nombre de cinq, les prétendants à la magistrature suprême ne sont plus que quatre réellement en lice, après le désistement de l’ancien Premier ministre Jorge Bom Jesus. Toutefois, son nom restera présent sur les bulletins de vote, son retrait étant intervenu hors des délais légaux.
La campagne prend fin ce vendredi, laissant place à une journée de silence électoral samedi, conformément à la réglementation en vigueur. Le scrutin sera encadré par plusieurs missions d’observation internationale, notamment celles de l’Union européenne, de l’Union africaine et de la Communauté des pays de langue portugaise (CPLP).
En amont, le Tribunal constitutionnel avait validé cinq des six candidatures déposées le 16 juin, rejetant uniquement celle du député et homme d’affaires Nino Monteiro. Cette décision, motivée par des irrégularités administratives et des questions liées à son origine familiale, a été contestée par son parti, le MCI-PS/PUN, qui dénonce un traitement discriminatoire.
Depuis, la dynamique électorale s’est resserrée autour de quatre candidats actifs : le président sortant Carlos Vila Nova, en quête d’un second mandat, le député Nito D’Abreu, représentant de l’Alternative démocratique indépendante (ADI), ainsi que les juristes Eugénio Tiny et Miques João Bonfim.
La dernière ligne droite de la campagne est dominée par la confrontation entre Carlos Vila Nova et Nito D’Abreu, considérés comme les principaux favoris. Tous deux multiplient les meetings dans la capitale, São Tomé, tandis que leurs concurrents mènent des campagnes plus discrètes.
Selon la Commission électorale nationale, 142 191 électeurs sont inscrits, dont une part significative issue de la diaspora. Ces derniers sont appelés à participer au vote, illustrant l’importance de cet électorat dans le processus démocratique du pays.
Au-delà de l’enjeu politique immédiat, cette élection est observée de près par la communauté internationale. Le pays suscite en effet des attentes liées à ses ressources pétrolières offshore, encore inexploitées à l’échelle commerciale. Ce scrutin marque également le début d’un cycle électoral plus large, qui se poursuivra avec les élections législatives, locales et régionales prévues le 27 septembre.
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