AFRIQUE CENTRALE
CENTRAFRIQUE : L’URCA d’Anicet Georges Dologuélé maintient sa participation aux législatives
Le bureau politique de l’Union pour le Renouveau Centrafricain (URCA) a annoncé, mercredi 3 février, le maintien de la participation du parti au second tour des Législatives et aux prochaines élections partielles. Une décision qui tranche d’avec la position de la Coalition de l’opposition COD-2020, dont fait partie l’URCA, qui a suspendu sa participation au processus en cours.
La coalition de l’opposition centrafricaine COD-2020 a pris la décision de suspendre sa participation aux Législatives. Elle dénonce « un simulacre » électoral après que la Cour constitutionnelle a rejeté la plupart de ses requêtes en annulation pour le 1er tour des élections. Contre toute attente, l’URCA d’Anicet Georges Dologuélé a décidé de maintenir sa participation auxdites joutes électorales.
« Certes nous dénonçons les irrégularités qui ont marqué le premier tour. Mais pour défendre nos idées, il nous faut être présent à l’Assemblée », a expliqué l’un des porte-parole d’Anicet Georges Dologuélé, Wilfriedo Mescheba.
Cette annonce, qui a eu l’effet d’une bombe, a jeté le trouble, mercredi, au sein de la COD-2020. « La décision de se retirer des législatives a été prise à l’unanimité, et en présence du vice-président de l’URCA », a réagi Nicolas Tiangaye. Si les divergences sont fréquentes au sein de la coalition de l’opposition, c’est la première fois que l’URCA manifeste ouvertement son désaccord.
Le lundi 1 fevrier, la Cour constitutionnelle a validé 22 sièges sur les 140 au premier tour et a annulé le scrutin dans 13 circonscriptions. L’opposition dénonce un processus électoral calamiteux et appelle à la reprise des élections couplées.
AFRIQUE
CAMEROUN – Depuis Yaoundé, le Pape prône paix, justice et bonne gouvernance
C’est depuis le Palais de l’Unité, centre névralgique du pouvoir camerounais, que le Pape Léon XIV a prononcé, mercredi 15 avril, sa première allocution officielle au Cameroun. Un discours à forte portée symbolique, adressé aux autorités, à la société civile et au corps diplomatique.
Arrivé le même jour à Yaoundé en provenance de Alger, où il avait effectué un séjour de 48 heures sur les traces de Saint Augustin, le souverain pontife entame ainsi une visite placée sous le signe du dialogue et de la paix. Après une rencontre avec le président Paul Biya, le chef de l’Église catholique s’est exprimé dans ce lieu emblématique, conçu dans les années 1980 par l’architecte Olivier-Clément Cacoub. Le cadre, à la fois solennel et symbolique, a servi de tribune à un message articulé autour de la stabilité, de la gouvernance et de la cohésion nationale.
Dès l’entame de son discours, le Pape a salué la diversité culturelle du Cameroun, souvent qualifié d’« Afrique en miniature ». Il a insisté sur le fait que cette pluralité constitue une richesse et un levier pour bâtir une paix durable, plutôt qu’un facteur de fragilité. Se définissant comme un « pasteur et serviteur du dialogue », Pape Léon XIV a appelé à un sursaut collectif, invitant les autorités à renforcer la transparence dans la gestion publique et à consolider l’État de droit. Il a souligné que des institutions crédibles sont essentielles pour restaurer la confiance entre gouvernants et citoyens.
Dans un contexte marqué par des défis sécuritaires, il a insisté sur la nécessité de garantir la sécurité tout en respectant les droits humains. Selon lui, une paix véritable repose sur la protection de chaque citoyen et sur une justice équitable, capable de contenir les abus de pouvoir. Le souverain pontife a également dénoncé avec fermeté les effets de la corruption, qu’il considère comme un obstacle majeur au développement. Il a exhorté à « briser les chaînes » de ces pratiques, appelant à privilégier un modèle fondé sur le développement humain intégral plutôt que sur la quête excessive de profit.
AFRIQUE
CAMEROUN – Une réforme constitutionnelle qui fait débat
Le Cameroun s’est doté d’une nouvelle disposition constitutionnelle permettant au président de la République de nommer un vice-président, marquant un tournant institutionnel majeur.
Samedi, les députés et sénateurs réunis en congrès ont adopté ce projet de loi, porté par le parti au pouvoir et déjà validé en commission. Le texte a été approuvé à une large majorité, actant ainsi une évolution significative du système politique du pays après plusieurs décennies de stabilité constitutionnelle.
Cette réforme n’a toutefois pas fait l’unanimité. La veille du vote, l’opposant Maurice Kamto a vivement critiqué cette révision lors d’une déclaration publique. Le leader du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC) a dénoncé un « coup d’État constitutionnel » et annoncé le lancement prochain d’une pétition nationale afin de mobiliser l’opinion publique.
Du côté du pouvoir, cette réforme est présentée comme une modernisation des institutions. Mais selon l’opposition, elle ouvre la voie à une désignation directe d’un successeur par le président Paul Biya, âgé de 93 ans, renforçant ainsi son contrôle sur la transition politique à venir.
AFRIQUE CENTRALE
GABON – Le pays avance : la Ministre de la Planification présente le PNCD à Paris
Le 18 mars 2026, la Ministre de la Planification et de la Prospective, Louise Pierrette MVONO, a effectué une visite à l’Ambassade du Gabon en France, marquant une étape importante dans la mise en œuvre du projet de société du président Brice Clotaire Oligui Nguema. L’objectif : définir une nouvelle trajectoire de développement pour le Gabon.
Au cœur de cette démarche, le Programme National de Croissance et de Développement (PNCD) Gabon 2026-2030, qui vise à diversifier l’économie, développer les infrastructures, promouvoir l’emploi et l’entrepreneuriat, et améliorer la gouvernance et la transparence.
Il est à noter que la diaspora gabonaise a joué un rôle actif dans la rédaction finale du PNCD, en apportant des propositions concrètes et pertinentes pour enrichir ce projet ambitieux. Les contributions de la diaspora ont notamment porté sur la promotion de l’investissement privé, le renforcement des capacités des entreprises gabonaises et la valorisation du patrimoine culturel et touristique du Gabon.
Une conférence de presse s’est déroulée avant la présentation officielle du PNCD, au cours de laquelle la Ministre a présenté les grandes lignes du programme. La diaspora gabonaise, venue massivement, a ensuite assisté à la présentation officielle du PNCD, qui a été l’occasion d’un échange fructueux et constructif.
La Ministre a pu ainsi partager sa vision pour l’avenir du Gabon et recueillir les attentes et les suggestions de la diaspora. « La diaspora est déterminée à contribuer à la réussite de ce projet ambitieux », a-t-elle déclaré.
L’Ambassadeur du Gabon en France, Son Excellence Alfred Nguia Banda, a salué cette initiative et encouragé la Ministre à poursuivre cette démarche inclusive, tout en la remerciant pour son engagement envers la diaspora. La rencontre s’est achevée dans une atmosphère de reconnaissance et d’engagement partagé pour le développement du Gabon.
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