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OUGANDA

OUGANDA : L’opposant Bobi Wine attaqué par les forces de sécurité

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De son vrai nom Robert Kyagulanyi, Bobi wine, candidat à  la présidentielle, du 14 janvier 2021 a été contraint de mettre un terme à sa campagne le mardi 1er  décembre 2020. Son véhicule a été attaqué et deux des membres de son équipe ont été blessés par des coups de feu des forces de sécurité.

Actuelle figure montante de l’opposition ougandaise, Bobi Wine a été dans tous ses états à la suite de l’attaque dont il a été victime. « Nous venons de survivre aux balles. Nos vies ont été ciblées. Et la commission électorale est toujours silencieuse. Par conséquent, nous y allons demain pour poser des questions et nous voulons des réponses »- a-t-il dit d’un ton menaçant.

Par conséquent, il exige de la part de la Commission électorale une protection de tous les candidats. « Nous étions censés faire campagne à Jinja mais nous sommes complètement coincés », déplore-t-il.

Bobi Wine est un chanteur, star du reggae qui a décidé de se lancer dans la politique il y a trois ans maintenant. Depuis son élection en 2017 comme député avec plus 77% dans le centre du pays,  Bobi Wine aspire à arriver à la magistrature suprême et remplacer le candidat sortant Yoweri Museweni, à la tête du pays depuis 1986.

En tout cas, ses sorties suscitent de l’enthousiasme chez le peuple ougandais et ses campagnes drainent une foule impressionnante.

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AFRIQUE

OUGANDA – Le président Yoweri Museveni promulgue une loi controversée contre l’influence étrangère

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Le président ougandais Yoweri Museveni a promulgué une loi controversée sur la « protection de la souveraineté », marquant une nouvelle étape dans sa volonté affichée de limiter l’influence étrangère en Ouganda.

Adopté par le Parlement le 5 mai, le texte érige en infraction pénale la promotion des « intérêts d’un étranger au détriment des intérêts de l’Ouganda ». Il interdit également à toute personne ou organisation agissant pour le compte d’intérêts étrangers d’élaborer ou de mettre en œuvre des politiques sans l’autorisation préalable du gouvernement. Les contrevenants s’exposent à des sanctions pouvant aller jusqu’à dix ans de prison, assorties de lourdes amendes.

Une loi aux contours jugés flous

Plusieurs organisations de défense des droits humains dénoncent une formulation jugée vague et potentiellement dangereuse. Selon elles, ce cadre juridique pourrait permettre de criminaliser une large palette d’activités, y compris certaines formes d’opposition politique ou de plaidoyer citoyen.

Le gouvernement, de son côté, rejette ces critiques et accuse ses détracteurs d’exagérer l’impact du texte. Le président Museveni, au pouvoir depuis 1986, dénonce régulièrement ce qu’il considère comme des ingérences étrangères, accusant notamment certains opposants de bénéficier de financements extérieurs.

Pressions économiques et ajustements

Face aux inquiétudes exprimées par les partenaires économiques et financiers, plusieurs dispositions initiales ont été assouplies avant la promulgation. La version originale prévoyait notamment d’obliger tout citoyen ougandais recevant des fonds de l’étranger à s’enregistrer comme « agent étranger » et à déclarer systématiquement les montants perçus.

Cette mesure a été revue : elle ne s’applique désormais qu’aux individus recevant des financements à des fins politiques liées à des intérêts étrangers. Un ajustement visant à préserver les flux financiers essentiels pour l’économie nationale. Les transferts d’argent de la diaspora constituent en effet une source majeure de devises pour l’Ouganda. Une restriction trop stricte aurait pu fragiliser cet équilibre.

Inquiétudes des institutions internationales

Le gouverneur de la Banque centrale, Michael Atingi-Ego, avait tiré la sonnette d’alarme, estimant que la loi pourrait réduire significativement les entrées de capitaux et mettre en péril les réserves de change, évoquant même une « catastrophe économique ».

De son côté, la Banque mondiale avait également exprimé ses réserves concernant la version initiale du texte, soulignant le risque de voir criminalisées des activités de développement pourtant courantes. À ce stade, ni la Banque centrale ni la Banque mondiale ne se sont exprimées publiquement sur la version finale adoptée, laissant planer des incertitudes sur les conséquences réelles de cette réforme.

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AFRIQUE

OUGANDA – Le président Yoweri Museveni reconduit pour un nouveau mandat à 81 ans

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Une nouvelle page s’ouvre — ou plutôt se prolonge — en Ouganda avec la réinvestiture du président Yoweri Museveni, organisée en grande pompe à Kampala. Après près de quarante ans au pouvoir, le chef de l’État a une nouvelle fois prêté serment lors d’une cérémonie marquée par un important déploiement militaire et diplomatique.

Une cérémonie sous haute démonstration de puissance
L’événement s’est distingué par son caractère spectaculaire : survol d’avions de chasse Sukhoi d’origine russe, défilé militaire rigoureusement orchestré et présence de plusieurs chefs d’État africains venus assister à l’investiture. Une mise en scène qui reflète à la fois la solidité du pouvoir en place et la volonté d’affirmer la stabilité du régime sur la scène régionale.

Muhoozi Kainerugaba, une figure de plus en plus influente
Cette cérémonie a également mis en lumière Muhoozi Kainerugaba, fils du président et chef d’état-major de l’armée. Chargé de superviser l’organisation du défilé, il s’impose progressivement comme un acteur clé du système politique et sécuritaire ougandais. Sa montée en puissance alimente de nombreuses spéculations sur une éventuelle succession dynastique, dans un contexte où la question de l’après-Museveni devient de plus en plus centrale.

Une longévité politique exceptionnelle
Âgé de 81 ans, Yoweri Museveni a été réélu le 15 janvier pour un septième mandat avec 71,65 % des suffrages, selon les résultats officiels. Son principal adversaire, Robert Kyagulanyi, plus connu sous le nom de Bobi Wine, a obtenu 24,72 % des voix. Au pouvoir depuis 1986, Museveni figure parmi les dirigeants les plus anciens du continent africain. Sa longévité politique, souvent critiquée par l’opposition et certaines organisations internationales, continue de susciter des débats sur l’état de la démocratie dans le pays.

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AFRIQUE

OUGANDA – Le procès du meurtre de quatre enfants s’ouvre sous haute émotion

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Le procès de Christopher Okello Onyum s’est ouvert ce lundi 13 avril 2026 à Kampala, dans une atmosphère lourde d’émotion. L’homme est poursuivi pour le meurtre de quatre enfants dans une crèche, un drame qui a profondément bouleversé le pays.

Bien que l’accusation affirme qu’il avait initialement reconnu les faits, l’accusé a finalement plaidé non coupable des quatre chefs d’inculpation retenus contre lui. Arrêté le 2 avril alors qu’il tentait de fuir les lieux, il est au cœur d’une affaire marquée par une violence extrême.

Selon les procureurs, Christopher Okello Onyum aurait commis ces actes dans le cadre d’un supposé “sacrifice humain”, convaincu que cela lui permettrait de devenir riche — une déclaration qui a choqué l’opinion publique.

Lors de l’audience, tenue dans des installations temporaires pour accueillir un large public, les témoignages ont été particulièrement éprouvants. Une employée du centre de développement de la petite enfance de Ggaba a relaté la scène avec précision, décrivant l’attaque soudaine et la panique qui s’en est suivie. Elle a expliqué avoir tenté de s’interposer en lançant un objet sur l’agresseur, sans parvenir à empêcher le drame.

Les parents des victimes ont également pris la parole, évoquant leurs derniers moments avec leurs enfants et la brutalité de l’annonce qui a suivi. L’un des témoignages les plus marquants est celui de Stella Apolot, qui s’est effondrée après avoir raconté la perte de son enfant.

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