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AFRIQUE DE L’EST

ÉTHIOPIE – Facebook supprime une publication du PM Abiy Ahmed

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La société mère de Facebook, Meta, a supprimé une publication du Premier ministre (PM) éthiopien Abiy Ahmed datée de dimanche qui a appelé les Éthiopiens à « enterrer » les soldats du Le Front de libération du peuple du Tigré (TPLF).

Facebook dit avoir supprimé le message d’Abiy Ahmed qui a exhorté les citoyens éthiopiens à se soulever et à « enterrer » les forces rivales du Tigré qui menacent désormais la capitale alors que la guerre dans le pays prend de l’ampleur. 

Des faits, il ressort que le message du PM publié le dimanche dernier a violé les politiques de la plateforme contre l’incitation et le soutien à la violence, a déclaré à l’Associated Press la porte-parole Emily Cain de la société mère de Facebook, Meta. Il a été retiré mardi matin, a-t-elle déclaré. « L’obligation de mourir pour l’Éthiopie nous appartient à tous », a écrit Abiy en partie dans le message supprimé.

En lien avec la publication supprimée, il urge de souligner que le gouvernement éthiopien est en guerre depuis un an avec le TPLF, qui domine la politique nationale avant son entrée en fonction en 2018. Le gouvernement d’Abiy a déclaré cette semaine l’état d’urgence national avec de vastes pouvoirs de détention dans le pays.

En septembre, le département d’État américain a condamné le discours d’un conseiller d’Abiy qui a comparé les rebelles tigréens au diable et a déclaré qu’ils devraient être « les derniers de leur espèce ».

Facebook a déjà supprimé dans le passée des publications de dirigeants dont une vidéo de l’ancien Président américain Donald Trump liées aux violences qui s’étaient produites au Capitole aux États-Unis.

Source : Koaci / Mensah – Correspondant permanent de KOACI au Ghana, Togo et Nigeria – Joindre la rédaction togolaise de koaci.com (+228) 98 95 28 38 ou koaci.ghana@gmail.com –

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AFRIQUE

TANZANIE – Un journal suspendu six mois après un article sur les tensions au sommet de l’État

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Le gouvernement tanzanien a décidé de suspendre pour six mois les activités de Mwanahalisi, un hebdomadaire connu pour ses positions critiques à l’égard du pouvoir. La décision, prise par le ministère de l’Information, s’applique immédiatement à la fois à la version imprimée et aux contenus numériques du journal.

Les autorités reprochent à la publication plusieurs violations présumées de la législation encadrant les médias. La sanction intervient notamment après la parution d’un article consacré à de supposées tensions au sein du sommet de l’État.

Dans cette publication, Mwanahalisi affirmait, en s’appuyant sur des sources anonymes, que le vice-président Emmanuel Nchimbi aurait refusé de quitter ses fonctions malgré des pressions provenant du parti au pouvoir. Le journal faisait également état de désaccords présumés entre le vice-président et la présidente Samia Suluhu Hassan.

Les autorités tanzaniennes considèrent ces informations comme suffisamment graves pour justifier une suspension de six mois. Le Département des services d’information a confirmé la mesure dans un communiqué diffusé en swahili, sans que les autorités ne fournissent davantage de précisions sur les éventuelles autres infractions reprochées au média.

Cette décision intervient dans un contexte politique particulièrement sensible en Tanzanie. Le pays reste marqué par les violences qui ont accompagné les troubles électoraux de l’année précédente, au cours desquels plusieurs centaines de personnes auraient été tuées.

La suspension de Mwanahalisi ravive ainsi les inquiétudes concernant l’espace accordé aux médias indépendants et aux voix critiques. Le journal figure depuis longtemps parmi les publications tanzaniennes les plus critiques envers le gouvernement, ce qui en fait une cible particulièrement surveillée par les autorités.

Des observateurs internationaux ont parallèlement exprimé ces derniers mois leurs préoccupations concernant l’évolution des libertés civiles et politiques en Tanzanie. La nouvelle sanction pourrait donc relancer le débat sur les conditions dans lesquelles les médias peuvent exercer leur mission dans le pays.

Pour ses défenseurs, Mwanahalisi joue un rôle important dans le débat public en relayant des informations et des analyses parfois absentes des canaux officiels. Pour le gouvernement, en revanche, les médias restent tenus de respecter strictement les dispositions légales encadrant leur activité.

La suspension de l’hebdomadaire marque en tout cas un nouveau bras de fer entre les autorités et un média régulièrement critique. Pendant six mois, Mwanahalisi devra cesser ses publications, laissant planer de nouvelles interrogations sur l’avenir de la liberté de la presse et du pluralisme médiatique en Tanzanie.

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AFRIQUE

SOUDAN – À Khartoum, le retour à l’école comme premier signe d’un nouveau départ

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À Khartoum, le retour progressif des élèves dans les établissements scolaires donne un premier aperçu d’une capitale qui tente de renouer avec une vie normale après des années de conflit. Dans certaines zones où la situation sécuritaire s’est améliorée, des familles déplacées commencent à regagner leurs quartiers et à inscrire de nouveau leurs enfants à l’école.

Mais derrière cette reprise se profile un immense chantier. Le système éducatif soudanais a été profondément déstabilisé par la guerre. De nombreux établissements de la capitale ont été endommagés ou détruits, tandis que les écoles encore opérationnelles doivent composer avec des effectifs importants, des équipements insuffisants et un déficit d’enseignants.

Dans les salles de classe, les conséquences du conflit sont également visibles sur les élèves. Une partie d’entre eux a été déplacée pendant plusieurs années, certains ayant trouvé refuge dans d’autres régions du pays ou dans les États voisins. Les enseignants doivent ainsi rattraper les retards scolaires tout en accompagnant des enfants confrontés aux traumatismes liés à la guerre.

Pour les responsables d’établissements, l’enjeu dépasse largement la simple reprise des cours. Il s’agit de reconstruire progressivement les conditions permettant aux élèves de retrouver leurs repères, leur capacité de concentration et leur confiance dans l’avenir.

Les familles, elles aussi, doivent relever d’importants défis. Après plusieurs déplacements successifs, de nombreux parents disposent de ressources limitées pour financer les frais de transport, les uniformes, les fournitures et les manuels scolaires. Le retour à l’école représente donc une nouvelle charge financière pour des foyers qui peinent encore à se remettre des conséquences économiques du conflit.

Pourtant, cette rentrée conserve une forte dimension symbolique. Pour les familles revenues à Khartoum, permettre aux enfants de retrouver leurs camarades et leurs enseignants constitue une manière de reconstruire un quotidien bouleversé par la guerre et de préparer l’après-conflit.

Depuis avril 2023, les combats opposant les Forces armées soudanaises aux Forces de soutien rapide ont provoqué une catastrophe humanitaire majeure. Des dizaines de milliers de personnes ont été tuées et des millions d’autres contraintes de quitter leur domicile, à l’intérieur du pays ou au-delà des frontières.

Le secteur de l’éducation figure parmi les principales victimes de cette crise. Près de huit millions d’enfants ont été privés d’accès à l’école depuis le début des hostilités. Dans plusieurs régions, des établissements restent fermés, ont été détruits ou sont utilisés comme lieux d’accueil pour les populations déplacées.

La réouverture progressive des écoles de Khartoum ne marque donc qu’une première étape. Pour reconstruire durablement le système éducatif, les autorités devront réhabiliter les infrastructures, renforcer les effectifs enseignants, fournir du matériel scolaire et surtout mettre en place un accompagnement psychosocial adapté aux enfants ayant vécu plusieurs années de conflit.

Dans une capitale encore profondément marquée par la guerre, le retour des élèves en classe apparaît ainsi comme un fragile mais important signal d’espoir. Pour les enfants de Khartoum, reprendre le chemin de l’école signifie aussi tenter de retrouver un avenir.

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AFRIQUE

SOMALIE – Baidoa sous tension après de violents combats entre forces rivales

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La ville de Baidoa, l’un des principaux centres politiques et stratégiques du sud-ouest de la Somalie, a été le théâtre de violents affrontements lundi entre les forces du gouvernement fédéral et des combattants loyaux à l’ancien dirigeant régional Abdiaziz Hassan Mohamed Laftagareen.

Les combats ont débuté aux premières heures de la matinée, aux alentours de 5 heures, selon les autorités somaliennes. Le gouvernement affirme que plusieurs positions militaires ont été prises pour cible par les forces adverses, déclenchant une riposte de l’armée fédérale.

Mogadiscio accuse par ailleurs le camp de Laftagareen d’avoir reçu l’appui de combattants liés à Al-Shabaab. Les autorités évoquent également l’utilisation de véhicules équipés d’explosifs au cours de l’offensive, des accusations qui illustrent la dimension particulièrement sensible de ces affrontements.

L’armée somalienne affirme avoir infligé de lourdes pertes à ses adversaires, faisant état d’environ 30 combattants tués. Sur place, des habitants ont décrit plusieurs heures de tirs nourris dans différents secteurs de la ville. Des victimes ont également été prises en charge dans les structures médicales, notamment celles de Médecins Sans Frontières.

Pendant un temps, les forces favorables à Laftagareen auraient réussi à prendre position dans plusieurs quartiers de Baidoa. Leur présence n’a toutefois pas duré. D’après plusieurs témoignages recueillis sur place, les forces fédérales ont finalement repris le contrôle de la ville après le retrait des combattants adverses.

La situation demeure néanmoins fragile dans cette importante agglomération, qui occupe une place stratégique dans l’équilibre politique et sécuritaire du pays. Ces violences interviennent alors que les relations entre le pouvoir central de Mogadiscio et plusieurs autorités régionales restent particulièrement tendues.

Le gouvernement dirigé par le président Hassan Sheikh Mohamud est confronté à un double défi. Il doit maintenir son autorité face aux revendications et rivalités politiques régionales tout en poursuivant ses opérations militaires contre Al-Shabaab, qui conserve une capacité d’action importante et contrôle encore plusieurs territoires en Somalie.

Les affrontements de Baidoa mettent ainsi en évidence la fragilité persistante du processus de stabilisation du pays. Alors que Mogadiscio cherche à renforcer l’autorité de l’État fédéral, les tensions avec les pouvoirs régionaux et la menace jihadiste continuent de peser lourdement sur la sécurité nationale.

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