AFRIQUE CENTRALE
RWANDA : Le président Paul Kagame s’est adressé à la nation
Le président rwandais Paul Kagame s’est adressé à la nation dans un discours de profondeur. Un discours où il a dressé le portrait socio-économique et politique du pays mais la situation de crise sanitaire mondiale liée à la covid-19.
À cette époque l’an dernier, nous étions réunis pour notre Umushyikirano annuel. J’ai pu vous dire que l’état de notre nation était bon et que c’était vrai. Même après cela, à la fin de l’année, je vous ai dit que 2019 avait été une bonne année pour nous et que j’espérais que 2020 serait encore meilleure. Si vous vous en souvenez bien, j’ai aussi ajouté qu’il n’est pas facile de savoir ce qui nous attend.
Quelques mois plus tard seulement, nous avons été confrontés à une pandémie mondiale, qui a sévi pendant la majeure partie de l’année.
Malgré le choc de la COVID-19 et les nombreux ajustements que nous avons dû apporter, je tiens à rassurer les Rwandais sur le fait que l’état de notre pays demeure solide. La raison est claire. Je tiens à remercier tous les Rwandais pour leur engagement, leur collaboration et leur travail acharné, dont vous avez fait preuve, ainsi que pour votre volonté d’aider à relever ce défi.
Les Rwandais ont répondu au défi, tout comme nos institutions. Nous devons nous habituer à vivre avec cette pandémie qui est toujours là et continuer à nous battre pour que nos vies continuent.
Cela était basé sur la confiance entre les citoyens et les dirigeants, à travers nos institutions. Notre histoire, notre politique mettent les citoyens au centre et s’efforcent toujours d’améliorer leurs moyens de subsistance. Nous avons vu les avantages des investissements que le Rwanda a faits. Ces mesures ont permis d’accroître la résilience naturelle de notre population et d’atténuer les répercussions négatives de la pandémie….
Le dissous intégrale :
AFRIQUE
BURUNDI – Les femmes leaders réunies à Bujumbura pour promouvoir l’autonomisation et la résilience climatique
Le Burundi a accueilli, les 4 et 5 novembre 2026, la septième édition du Forum de haut niveau des Femmes Leaders. Organisée au Palais présidentiel de Kiriri, à Bujumbura, cette rencontre continentale a réuni plusieurs personnalités africaines, dont les Premières Dames de Centrafrique, d’Angola et du Sénégal, autour des enjeux liés à l’autonomisation des femmes et des jeunes filles.
La cérémonie d’ouverture s’est déroulée en présence de la Première Dame du Burundi, Ndayubaha Angeline, qui porte cette initiative, et de son époux, le président de la République, le général-major Évariste Ndayishimiye. Les participantes et les délégations présentes ont échangé autour du thème : « Autonomisation des jeunes filles et des femmes : levier stratégique pour le développement du capital humain et le renforcement de la résilience face aux changements climatiques ».
Dans son intervention, la Première Dame burundaise a insisté sur le rôle des femmes dans la protection de l’environnement, le développement de l’entrepreneuriat et la valorisation des ressources naturelles. Elle a également appelé à renforcer l’accès des jeunes filles à l’éducation, en les encourageant à poursuivre leurs études jusqu’à l’enseignement supérieur.
Prenant à son tour la parole, le président Évariste Ndayishimiye a mis l’accent sur la complémentarité entre les hommes et les femmes dans la construction de la société. Il a notamment souligné l’importance de leur engagement commun pour bâtir des familles économiquement autonomes à l’horizon 2030. Le chef de l’État a également plaidé pour une agriculture durable, capable de garantir la sécurité alimentaire tout en préservant les ressources naturelles.
Au-delà des interventions officielles, le forum a été marqué par le lancement de la campagne « Building Resilience », prévue sur la période 2025-2027. Cette initiative vise à accompagner les communautés dans le renforcement de leurs capacités face aux conséquences des changements climatiques. Les travaux ont également permis l’ouverture du Salon international de l’entrepreneuriat féminin SAIEF-CEEAC, un espace consacré à la présentation des produits, des activités et du savoir-faire des femmes entrepreneures.
La clôture de cette septième édition, le jeudi 5 novembre, a été présidée par le vice-président de la République, Prosper Bazombanza. Dans son discours, il a rappelé la nécessité de poursuivre les efforts en faveur de l’éducation des filles, de l’entrepreneuriat féminin, de l’amélioration de la santé des femmes et du renforcement de leur autonomie économique.
AFRIQUE
CAMEROUN – Douala : une explosion dans une usine fait quatre morts et 16 blessés graves
Un grave accident industriel a endeuillé la ville de Douala, au Cameroun. Une explosion suivie d’un violent incendie survenue lundi matin dans une usine métallurgique a fait au moins quatre morts et 16 blessés graves. Le drame s’est produit aux environs de 7 heures dans les installations de Metafrique Steel, situées dans la zone industrielle de Bassa.
Selon les premières informations, les flammes se sont rapidement propagées à l’intérieur du site, mobilisant les équipes de secours. Au cours de leur intervention, les sauveteurs ont découvert quatre corps sans vie. Seize autres employés, grièvement brûlés, ont été évacués vers l’Hôpital général de Douala pour recevoir des soins d’urgence.
L’état de santé des blessés suscite de vives inquiétudes. La plupart d’entre eux présentent des brûlures étendues sur une partie importante du corps, ce qui rend leur prise en charge particulièrement délicate.
Le gouverneur de la région du Littoral, Samuel Dieudonné Ivaha Diboua, s’est rendu sur les lieux de l’accident avant d’aller au chevet des victimes hospitalisées. Il a vivement critiqué le non-respect des consignes de sécurité qui, selon lui, avaient été imposées à l’entreprise après un précédent incendie survenu en mai dernier.
Une enquête a été annoncée afin d’établir les circonstances exactes de l’explosion et de déterminer les éventuelles responsabilités. Le gouverneur a également évoqué la possibilité d’une suspension des activités de l’usine, alors que les autorités s’interrogent sur le respect des normes de sécurité au sein de l’établissement.
AFRIQUE
TCHAD – Paris et N’Djamena accélèrent leur rapprochement après la rupture de 2024
Après plusieurs mois de tensions diplomatiques et le retrait de ses forces militaires, la France s’apprête à effectuer une nouvelle opération au Tchad. Deux avions de chasse Mirage 2000 et un appareil de transport CASA doivent prochainement faire escale dans le pays pour participer à des activités de formation, a annoncé jeudi l’état-major français. Cette initiative marque une nouvelle étape dans le rapprochement engagé entre Paris et N’Djamena.
Les relations entre les deux pays avaient connu une importante détérioration en 2024, après la décision des autorités tchadiennes de mettre fin à l’accord de coopération militaire qui les liait à la France. Cette rupture avait entraîné le départ des soldats français et marqué la fin de près de soixante années de partenariat sécuritaire.
Depuis cet épisode, les deux capitales ont progressivement engagé un processus de normalisation. Le rapprochement s’est notamment accéléré à la mi-octobre, lors du déplacement du président tchadien, Mahamat Idriss Déby Itno, à Paris, où il a été reçu par son homologue français, Emmanuel Macron.
Pour l’état-major français, cette évolution se traduit désormais par une reprise de certaines activités militaires. Xavier Rival, porte-parole de l’institution, a confirmé jeudi que la coopération avec le Tchad avait été relancée dans le respect de la souveraineté du pays.
Paris souhaite notamment accompagner les efforts régionaux visant à lutter contre l’instabilité sécuritaire. Le soutien annoncé porte en particulier sur le renforcement des capacités opérationnelles de l’armée de l’air tchadienne.
C’est dans cette perspective que deux Mirage 2000 et un avion de transport CASA effectueront prochainement une escale technique au Tchad. Au-delà de cette présence temporaire, les appareils français serviront également de cadre à des séances de formation destinées aux forces tchadiennes.
Cette mission s’inscrit dans la préparation d’un exercice militaire conjoint programmé en novembre. Les forces armées de la Côte d’Ivoire, du Gabon et de la France doivent également prendre part à cette opération.
La visite de Mahamat Idriss Déby Itno à Paris avait déjà permis de franchir une étape diplomatique importante. Les deux États avaient alors signé une déclaration d’intention destinée à fixer les nouvelles orientations de leur partenariat dans le domaine de la défense.
Selon la présidence française, les premiers signes de reprise de la coopération sécuritaire étaient apparus dès le début de l’année. Les échanges concernaient notamment la formation des militaires, la fourniture d’équipements et le partage de renseignements.Cette nouvelle escale aérienne illustre ainsi la volonté des deux pays de reconstruire progressivement leurs relations militaires, après la rupture de 2024. Reste à savoir jusqu’où ira ce partenariat renouvelé, alors que N’Djamena entend préserver pleinement sa souveraineté dans la définition de ses alliances et de ses priorités sécuritaires.
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