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AFRIQUE

SÉNÉGAL – Compétitivité : PRICE 2026 trace les perspectives économiques

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À Paris, le Forum sur la Promotion des Investissements et la Compétitivité Économique (PRICE 2026) initié par Son Excellence Baye Moctar Diop, Ambassadeur du Sénégal en France, Monaco et Andorre, s’impose comme un rendez-vous stratégique majeur pour penser et construire le Sénégal de demain. Placée sous le thème « Construire avec la diaspora le Sénégal de 2050 : souveraineté, innovation et prospérité partagée », cette rencontre a réuni décideurs publics, acteurs économiques, investisseurs internationaux et membres de la diaspora autour d’une ambition commune : accélérer la transformation structurelle du pays.

Une vision claire : bâtir une économie souveraine et compétitive
Portée par la Vision Sénégal 2050 impulsée par le Président de la République Bassirou Diomaye Diakhar Faye, cette dynamique repose sur un objectif central : renforcer la souveraineté économique tout en positionnant le Sénégal comme une destination attractive à l’échelle régionale et internationale. Les échanges ont mis en lumière la nécessité d’un modèle de développement fondé sur l’innovation, la transformation locale et une gouvernance économique inclusive, capable de générer une croissance durable et partagée.

Les territoires, nouveaux moteurs de compétitivité
L’un des temps forts de cette édition a été le panel consacré aux « autres leviers structurants de compétitivité », mettant en avant le rôle déterminant des territoires dans la création de valeur économique. À travers des interventions de haut niveau, les participants ont souligné que la compétitivité ne se limite plus aux politiques macroéconomiques. Elle se construit désormais à l’échelle locale, à travers des pôles économiques territoriaux capables de fédérer infrastructures, investissements, activités touristiques et industries créatives.
Des projets structurants, notamment dans les domaines de l’aménagement urbain, des pôles économiques et du développement touristique, illustrent cette volonté de faire émerger des écosystèmes intégrés, attractifs et durables.

Synergies entre infrastructures, tourisme et industries créatives
Les discussions ont également mis en évidence l’importance des synergies entre secteurs. Le tourisme, les industries culturelles et créatives, ainsi que les infrastructures de transport et d’aménagement, apparaissent comme des leviers transversaux essentiels pour renforcer l’attractivité des territoires. En favorisant l’innovation, la valorisation du patrimoine et l’intégration des dynamiques locales, ces secteurs contribuent à la création d’emplois, à la diversification économique et à l’amélioration de la compétitivité nationale.

Une mobilisation collective pour réussir la Vision 2050
Au-delà des analyses, un consensus fort s’est dégagé : la réussite de la Vision Sénégal 2050 repose sur une mobilisation collective. État, secteur privé, diaspora et partenaires internationaux doivent agir de concert pour créer un environnement favorable à l’investissement et à l’innovation.Le forum a ainsi permis de renforcer les passerelles entre les différents acteurs et de poser les bases de partenariats durables, capables d’accompagner la transformation économique du Sénégal.

Vers un Sénégal attractif, inclusif et durable
En mettant en lumière des initiatives concrètes et des perspectives ambitieuses, PRICE 2026 confirme le positionnement du Sénégal comme un hub économique en devenir. À travers la valorisation de ses territoires, de ses talents et de ses ressources, le pays affirme sa volonté de construire un modèle de développement souverain, inclusif et résolument tourné vers l’avenir.

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AFRIQUE

GUINÉE – Peine réduite pour Ibrahima Kassory Fofana

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La justice guinéenne a revu à la baisse la condamnation de l’ancien Premier ministre Ibrahima Kassory Fofana. Une cour d’appel a ramené sa peine à trois ans et neuf mois de prison, contre cinq ans prononcés en février 2025 par la Cour de répression des infractions économiques et financières.

Reconnu coupable notamment d’enrichissement illicite et de blanchiment d’argent, l’ex-chef du gouvernement a en revanche été acquitté du chef de détournement de fonds publics. Détenu depuis avril 2022, il devrait être libéré prochainement, sa peine étant pratiquement purgée, après une incarcération effectuée en grande partie dans une clinique pour des raisons de santé.

La décision de la cour s’accompagne de sanctions financières, avec une amende de trois milliards de francs guinéens à verser à l’État, ainsi que la confiscation d’une partie de ses biens.

Ancien Premier ministre sous la présidence de Alpha Condé, entre 2018 et le coup d’État de septembre 2021, Ibrahima Kassory Fofana était accusé d’avoir détourné des fonds publics, notamment dans le cadre de programmes liés à la riposte contre la pandémie de Covid-19.

Cette affaire s’inscrit dans une dynamique plus large engagée par les autorités issues du coup d’État, qui avaient promis de lutter contre la corruption. Depuis l’arrivée au pouvoir du général Mamady Doumbouya, plusieurs anciens responsables politiques, figures de l’opposition et acteurs de la société civile ont été poursuivis ou incarcérés.

Toutefois, ce processus judiciaire se déroule dans un climat politique tendu. Le régime de transition est régulièrement critiqué pour les restrictions des libertés publiques, notamment la suspension de partis politiques, l’interdiction des manifestations et les pressions exercées sur l’opposition.

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AFRIQUE

ALGÉRIE – Entre confiance affichée et participation timide lors des législatives

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Le président Abdelmadjid Tebboune s’est montré confiant lors de son passage aux urnes à l’occasion des élections législatives organisées jeudi en Algérie. Il a salué les progrès réalisés dans la compréhension de la loi électorale par les citoyens, estimant que cela garantit désormais un scrutin plus transparent et mieux maîtrisé.

Selon le chef de l’État, ces élections seraient plus simples à organiser que les précédentes, en raison d’une appropriation accrue des règles électorales par la population. Il a également affirmé qu’il serait désormais plus difficile d’influencer le vote ou de recourir à des pratiques frauduleuses.

Cependant, ce discours optimiste contraste avec plusieurs éléments marquants du processus électoral. Au moins 269 candidats ont été exclus de la course, parmi lesquels des figures liées au Hirak, mouvement à l’origine de la chute de Abdelaziz Bouteflika en 2019.

L’application du nouvel article 200 de la loi électorale a notamment suscité des interrogations. Pour certains observateurs, ces exclusions pourraient peser sur la représentativité du futur Parlement, même si elles ouvrent également la voie à l’émergence de nouveaux profils politiques, notamment parmi les jeunes.

Malgré la décision des autorités de décréter une journée fériée pour favoriser la participation, les bureaux de vote sont restés globalement peu fréquentés durant une grande partie de la journée, illustrant une mobilisation encore limitée.

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AFRIQUE

SOUDAN – Amnesty International alerte sur des crimes de masse et un risque d’escalade au Darfour

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La guerre qui ravage le Soudan depuis avril 2023 franchit un nouveau seuil d’alerte. Dans un rapport accablant, Amnesty International accuse les Forces de soutien rapide (FSR) d’avoir mené des attaques systématiques contre des civils au Darfour, évoquant des crimes contre l’humanité et un possible génocide.

Les conclusions portent notamment sur les violences commises lors du siège et de la prise d’El-Facher entre 2024 et 2025. Selon l’organisation, ces opérations s’inscrivent dans une stratégie visant à cibler des populations spécifiques, en particulier l’ethnie zaghawa, dans une logique de déplacement forcé et de modification démographique.

Le rapport, fondé sur des centaines de témoignages, décrit des attaques répétées contre des villages, des camps de déplacés et des centres urbains. Des habitations auraient été incendiées après le départ de leurs occupants, suggérant une volonté d’empêcher tout retour des populations.

Au-delà des destructions, Amnesty met en avant l’ampleur des violences infligées aux civils : exécutions sommaires, violences sexuelles, enlèvements et détentions massives dans des conditions jugées inhumaines. Les enfants figurent parmi les premières victimes, exposés à des abus graves allant du recrutement forcé aux violences extrêmes.

Le siège d’El-Facher, imposé durant plusieurs mois, aurait également provoqué une situation de famine, aggravant une crise humanitaire déjà critique. L’organisation évoque en outre des massacres de civils tentant de fuir les combats, pris au piège lors d’opérations militaires.

Ces accusations rejoignent les conclusions d’une mission mandatée par les Nations unies, qui avait déjà évoqué des actes de génocide dans cette région.

Face à la détérioration rapide de la situation, Amnesty appelle à un cessez-le-feu immédiat et au déploiement d’une force internationale pour protéger les civils. L’ONG met en garde contre une possible extension des violences vers d’autres zones stratégiques, notamment au Kordofan.

Le conflit oppose depuis plus de deux ans l’armée soudanaise dirigée par Abdel Fattah al-Burhane aux FSR du général Mohamed Hamdane Daglo. Selon les estimations internationales, il a déjà causé des dizaines de milliers de morts et provoqué le déplacement de plus de 10 millions de personnes, dont une majorité d’enfants.

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