AFRIQUE AUSTRALE
MALAWI : La Cour constitutionnelle annule les résultats des élections.
La Cour constitutionnelle du Malawi a annulé l’élection présidentielle qu avait donné vainqueur le président Peter Mutharika. L’organe a estimé que le vote du 21 mai 2019 avait été entaché de nombreuses irrégularités. C’est la première élection à être légalement contestée depuis l’indépendance du Malawi en 1964. Un nouveau scrutin se tiendra dans 5 mois.
Des manifestations anti-gouvernementales ont eu lieu régulièrement depuis l’élection du président sortant Peter Mutharika pour un second mandat avec 38, 6% des voix.
Les candidats de l’opposition, Lazarus Chakwera, qui est arrivé deuxième, et Saulos Chilima, qui a terminé troisième, avait saisi le tribunal pour signaler des irrégularités au cours du scrutin présidentiel.
Les juges, qui sont arrivés au tribunal de la capitale, Lilongwe, sous escorte militaire, ont confirmé la plainte ce lundi 3 janvier 2020 et par conséquent annulé les résultats. En effet, beaucoup de bulletins ont été falsifiés au cours du scrutin, ce qui a fait grimper le score du président sortant.
Selon les résultats officiels, Lazarus Chakwera, qui affirme avoir remporté l’élection, a recueilli 35,4% des voix en tant que leader du Parti du Congrès du Malawi.
L’ancien allié du président et candidat du Mouvement Uni de Transformation (UTM), Saulos Chilima a obtenu 20,2 % des voix.
Le pays traverse une crise politique terrible avec un niveau d’anxiété élevé à la suite des mois d’affrontements tendus entre la police et les partisans de l’opposition. D’ailleurs, avant la décision du juge, ce lundi, d’annuler les résultats des élections présidentielles, de nombreuses écoles ont été fermées et certains transports publics ont été suspendus.
AFRIQUE
ZIMBABWÉ – Un retour massif de migrants face aux violences en Afrique du Sud
Le Zimbabwe anticipe un afflux massif de ses ressortissants en provenance de Afrique du Sud, dans un contexte marqué par une recrudescence des violences xénophobes visant les étrangers.
Selon les autorités, jusqu’à 1,4 million de Zimbabwéens pourraient être amenés à regagner leur pays d’origine, soit près de 70 % de la diaspora installée en Afrique du Sud. Depuis la fin du mois de mai, environ 100 000 personnes ont déjà été rapatriées, illustrant l’ampleur du phénomène.
Face à cette situation, le gouvernement zimbabwéen affirme avoir déployé un dispositif d’accueil d’envergure. Celui-ci repose sur une coordination entre les collectivités locales, les organisations religieuses, le secteur privé ainsi que plusieurs agences des Nations unies.
Les personnes de retour bénéficieront d’un accompagnement complet incluant hébergement temporaire, prise en charge médicale, aide alimentaire et programmes de réinsertion socio-économique. Les autorités soulignent par ailleurs que plus de 70 % des rapatriés déjà enregistrés sont des femmes et des enfants, une donnée qui accentue les enjeux humanitaires de cette crise.
AFRIQUE
ZAMBIE – Décès de l’ancien vice-président Guy Scott à 82 ans
L’ancien vice-président de la Zambie, Guy Scott, est décédé mercredi à l’âge de 82 ans, a annoncé le gouvernement. Figure singulière de la scène politique africaine, il avait brièvement exercé les fonctions de chef de l’État par intérim en 2014.
Économiste de formation, né en Zambie de parents d’origine écossaise, Guy Scott s’est éteint dans sa ferme située à Lusaka, après une courte maladie. L’annonce officielle a été faite par Patrick Kangwa.
Guy Scott avait occupé le poste de vice-président entre 2011 et 2014, sous la présidence de Michael Sata. À la mort de ce dernier, il avait assuré l’intérim à la tête du pays, devenant ainsi le premier dirigeant blanc d’un État africain depuis F. W. de Klerk après la fin de l’apartheid.
Son passage à la tête de l’État n’a toutefois duré que près de trois mois. La Constitution zambienne ne lui permettait pas de briguer la magistrature suprême, en raison de l’origine non zambienne de ses parents.
À l’issue de cette période de transition, Edgar Lungu lui a succédé, dirigeant le pays de 2015 à 2021.
AFRIQUE
AFRIQUE DU SUD – Affaire Kemi Seba : nouveau délai avant une décision sur son extradition
L’activiste béninois Kemi Seba, de son vrai nom Gilles Robert Capo Chichi, reste en détention en Afrique du Sud après le report de l’examen de sa demande d’extradition. Initialement attendue ce mardi, la décision de la justice sud-africaine a été renvoyée au 11 août 2026.
Ce délai supplémentaire doit permettre aux juges d’approfondir l’analyse d’un dossier sensible, au cœur d’enjeux judiciaires et politiques entre Pretoria et Bénin.
Les autorités béninoises réclament l’extradition de l’activiste, l’accusant notamment d’incitation à la violence et de blanchiment d’argent, dans un contexte marqué par sa prise de position en faveur du coup d’État manqué de décembre 2025. Des accusations fermement rejetées par l’intéressé.
De leur côté, ses avocats contestent la procédure d’extradition, invoquant les risques que leur client pourrait encourir s’il était renvoyé au Bénin, notamment en matière de sécurité et de garanties judiciaires.
Pour rappel, Kemi Seba et son fils avaient été interpellés le 13 avril dernier alors qu’ils tentaient de quitter l’Afrique du Sud via le Zimbabwe, avec des visas arrivés à expiration. Depuis, l’activiste est maintenu en détention dans l’attente de l’issue de la procédure.
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