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AFRIQUE DE L’OUEST

BÉNIN – Le procès de l’opposant Joël Aïvo s’ouvre ce jeudi 15 juillet

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L’opposant béninois, Joël Aïvo, a fait face au juge de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet). Le procès s’est ouvert ce jeudi 15 juillet 2021. En détention depuis le 11 avril, au lendemain du scrutin présidentiel, le constitutionnaliste est poursuivi pour « atteinte à la sûreté de l’État et blanchiment d’argent. » Des accusations que l’opposant a toujours contestées malgré sa détention. Le procès a été renvoyé au 5 août prochain.

L’ouverture du procès de l’opposant, Joël Aïvo, s’est faite ce jeudi 15 juillet 2021. Arrêté en pleine rue au lendemain de l’élection présidentielle au mois d’avril, le professeur, réputé dans le continent africain pour son son savoir dans le domaine constitutionnel, va être jugé pour « atteinte à la sûreté de l’État et blanchiment d’argent ». Il a été présenté au juge avec ses coaccusés : un militaire à la retraite, un sous-officier encore en service, et  celui qui gère les finances de son mouvement politique, Dynamique Aïvo. Un pôle d’avocats béninois et européens a été engagé pour assurer la défense de l’opposant qui nie totalement les faits qui lui sont reprochés. Il s’agit de l’ancien bâtonnier Robert Dossou, du professeur Barnabé Georges Gbago, des Français Christophe Bass et François Mazon, ainsi que de leur confrère belge Ludovic Hennebel. Ces robes noires, selon les informations fournies par Rfi, sont autorisées à consulter le dossier de leur client. 

Joël Aïvo a comparu et son procès a été renvoyé. Ses avocats ont introduit une demande de liberté conditionnelle qui sera examinée le 5 août 2021 par la Criet. Créée en 2018, l’institution juridique est, pour les opposants au régime de Patrice Talon, un instrument de liquidation des potentiels candidats à la présidentielle.

En attendant de comparaître à nouveau,  l’ancien doyen de la faculté de droit et de sciences politiques de l’Université nationale du Bénin (UNB) va fêter son 48e anniversaire en prison le 18 juillet 2021. 

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AFRIQUE

SÉNÉGAL – Colère des familles de victimes après l’ annonce de la visite de Macky Sall

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La candidature de Macky Sall au poste de secrétaire général des Nations unies suscite de vives tensions au Sénégal. Quelques jours après l’officialisation de sa participation à la course, l’ancien chef de l’État s’est rendu à Dakar pour rencontrer le président Bassirou Diomaye Faye, une initiative qui a ravivé les critiques au sein de l’opinion publique.

Soutenu par le Burundi, actuel président de l’Union africaine, Macky Sall met en avant son expérience diplomatique, notamment son passage à la tête de l’organisation continentale entre 2022 et 2023. Son entourage souligne une ambition de représenter le continent africain au plus haut niveau des institutions internationales.

Cependant, cette candidature se heurte à une contestation grandissante sur le plan national. Des collectifs de familles de victimes des violences politiques survenues entre 2021 et 2024 dénoncent une démarche jugée inappropriée, rappelant le lourd bilan humain des manifestations de cette période.

Pour Mouhamed Fadel Bodian, la rencontre entre les deux hommes constitue un signal préoccupant, estimant que Macky Sall ne devrait pas bénéficier du soutien officiel du Sénégal dans cette course internationale.

Même tonalité du côté de Boubacar Sèye, qui évoque une période marquée par de nombreuses pertes humaines. La contestation s’étend également à la sphère politique, notamment avec Guy Marius Sagna, qui critique ouvertement la visite de l’ancien président.

Sur la scène internationale, la compétition pour succéder à António Guterres, dont le mandat s’achève en décembre 2026, s’intensifie. Plusieurs candidatures sont déjà déclarées, dont celles de Michelle Bachelet et de Rafael Grossi. La candidature de Rebeca Grynspan est également évoquée, bien qu’elle n’ait pas encore été officiellement déposée.

Le processus de sélection doit entrer dans sa phase décisive avec l’examen des candidatures par le Conseil de sécurité, avant un vote final de l’Assemblée générale. Dans ce contexte, la candidature de Macky Sall apparaît comme un enjeu à la fois diplomatique et politique, étroitement lié aux débats internes sur la mémoire et la réconciliation nationale au Sénégal.

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AFRIQUE

SÉNÉGAL – Le président Diomaye Faye rencontre Karim Wade en marge d’une visite officielle à Doha

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En déplacement officiel à Doha, le président de la République Bassirou Diomaye Faye a eu un entretien discret avec Karim Wade. Cette rencontre s’est tenue en marge d’une visite diplomatique marquée par un contexte de deuil au Qatar.

Le chef de l’État sénégalais s’était en effet rendu dans l’émirat pour présenter les condoléances officielles du Sénégal après la disparition de Hamad bin Khalifa Al Thani. À cette occasion, il a été reçu au Palais de l’Émir par Tamim bin Hamad Al Thani.

Au nom du peuple sénégalais, Bassirou Diomaye Faye a exprimé sa solidarité envers la famille régnante ainsi qu’au peuple qatari. Il a salué la mémoire du défunt, mettant en avant son rôle déterminant dans le renforcement des relations bilatérales entre Dakar et Doha.

Le président sénégalais a notamment rendu hommage à « un grand visionnaire », qu’il considère comme l’un des principaux artisans du partenariat stratégique entre le Sénégal et le Qatar.

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AFRIQUE

SÉNÉGAL – Macky Sall face à Diomaye Faye : une rencontre aux enjeux multiples

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L’ancien président sénégalais Macky Sall est attendu à Dakar ce vendredi, marquant ainsi son retour dans la capitale près de deux ans après avoir quitté le pouvoir. Cette visite, présentée comme brève, devrait être marquée par une rencontre avec l’actuel chef de l’État, Bassirou Diomaye Faye.

Ce déplacement intervient dans un contexte particulier, alors que Macky Sall s’est porté candidat à la succession de António Guterres à la tête de l’Organisation des Nations unies. Engagé dans une campagne diplomatique, il cherche notamment à obtenir le soutien officiel du Sénégal, un appui qui tarde toutefois à se concrétiser.

Depuis l’introduction de sa demande en février, les autorités sénégalaises restent prudentes. En mars dernier, Dakar avait d’ailleurs précisé ne pas être à l’origine de cette candidature ni l’avoir officiellement soutenue, laissant planer une certaine ambiguïté autour de la position de l’État.

Le contexte politique interne pourrait également influencer l’évolution du dossier. Les tensions apparues entre le président Bassirou Diomaye Faye et son ancien Premier ministre Ousmane Sonko redessinent les équilibres au sommet de l’État.

Par ailleurs, des voix s’élèvent au sein de l’opinion publique pour réclamer des comptes sur les violences survenues durant le mandat de Macky Sall (2012-2024), ajoutant une dimension sensible à son retour sur la scène nationale.

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