AFRIQUE DU NORD
MAROC – Début de la campagne pour les élections législatives, régionales et communales
La campagne électorale a été lancée au Maroc jeudi 26 août 2021 dans l’ensemble du pays. Cette campagne concerne les élections législatives, régionales et communales prévues le 08 septembre 2021.
L’ouverture de la campagne électorale pour les élections législatives, régionales et communales a débuté au Maroc ce jeudi 26 août. Ces élections qui se dérouleront le 8 septembre prochain vont définir la politique du royaume chérifien. La campagne qui prendra fin le mardi 7 septembre à minuit constitue une occasion pour les formations politiques en lice de présenter et de défendre devant les électeurs leurs programmes afin de convaincre le maximum de personnes.
En raison de la pandémie de coronavirus, les grands meetings politiques ne devraient pas se tenir et les rassemblements de plus de 25 personnes sont interdits. Des formations politiques ont d’ailleurs annoncé l’ouverture de leurs campagnes dans des meetings au nombre de participants limités, diffusés sur les réseaux. Le Parti de la justice et du développement (PJD, islamiste modéré) fait le pari de remporter les législatives pour la troisième fois depuis son arrivée aux affaires en 2011 sans détenir les ministères-clés .
Les listes électorales relatives aux élections législatives 2021 prévues ont enregistré un total de 17.983.490 inscrits, selon le site officiel relatif aux listes électorales. Ceci représente 2.280.898 de nouveaux électeurs par rapport aux dernières échéances électorales.
AFRIQUE
ALGÉRIE – Faible affluence aux urnes en lors des élections législatives
L’Autorité nationale indépendante des élections (ANIE) a communiqué des résultats provisoires faisant état d’un taux de participation de 20,79 % à l’issue du scrutin législatif. Sur les 23,8 millions d’électeurs inscrits, un peu moins de 5 millions se sont rendus aux urnes, selon les chiffres annoncés par son président par intérim, Karim Khelfane.
Les autorités électorales ont insisté sur le caractère évolutif de ces données, le dépouillement se poursuivant encore dans plusieurs centres de vote à travers le pays. Les résultats définitifs devraient être consolidés dans les prochains jours, une fois l’ensemble des bulletins comptabilisés.
Ce scrutin vise à renouveler les 407 sièges de l’Assemblée populaire nationale pour un mandat de cinq ans. Il s’est toutefois déroulé dans un contexte marqué par une faible mobilisation, notamment dans les grandes agglomérations où l’affluence est restée limitée une bonne partie de la journée. Afin d’encourager la participation, les autorités ont décidé de prolonger les opérations de vote d’une heure sur l’ensemble du territoire.
La question de l’abstention a dominé la campagne électorale, décrite par plusieurs observateurs comme peu dynamique. Dans ce contexte, les formations politiques traditionnelles, dont le Front de libération nationale (FLN), apparaissent en position de conserver une influence majeure au sein de la future Assemblée.
Sur le terrain, certains électeurs ont néanmoins tenu à accomplir leur devoir civique. À Alger, des témoignages font état d’une participation sporadique dans des bureaux parfois peu fréquentés, illustrant un contraste marqué entre l’enjeu institutionnel du scrutin et la mobilisation effective.
Le vote s’inscrit également dans un climat politique sensible, notamment en raison de contestations liées à l’invalidation d’un nombre significatif de listes candidates. Plusieurs formations ont dénoncé des exclusions, en particulier dans certaines circonscriptions stratégiques comme la capitale.
Le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a pour sa part salué le bon déroulement du scrutin. De son côté, le ministère de l’Intérieur a appelé à une mobilisation accrue sans commenter directement les chiffres de participation.
Si ce niveau venait à être confirmé, il se rapprocherait du taux historiquement bas enregistré lors des législatives de 2021 (23 %), organisées dans le sillage du Hirak, qui avait profondément marqué la vie politique algérienne et conduit à la démission de Abdelaziz Bouteflika.
AFRIQUE
ALGÉRIE – Entre confiance affichée et participation timide lors des législatives
Le président Abdelmadjid Tebboune s’est montré confiant lors de son passage aux urnes à l’occasion des élections législatives organisées jeudi en Algérie. Il a salué les progrès réalisés dans la compréhension de la loi électorale par les citoyens, estimant que cela garantit désormais un scrutin plus transparent et mieux maîtrisé.
Selon le chef de l’État, ces élections seraient plus simples à organiser que les précédentes, en raison d’une appropriation accrue des règles électorales par la population. Il a également affirmé qu’il serait désormais plus difficile d’influencer le vote ou de recourir à des pratiques frauduleuses.
Cependant, ce discours optimiste contraste avec plusieurs éléments marquants du processus électoral. Au moins 269 candidats ont été exclus de la course, parmi lesquels des figures liées au Hirak, mouvement à l’origine de la chute de Abdelaziz Bouteflika en 2019.
L’application du nouvel article 200 de la loi électorale a notamment suscité des interrogations. Pour certains observateurs, ces exclusions pourraient peser sur la représentativité du futur Parlement, même si elles ouvrent également la voie à l’émergence de nouveaux profils politiques, notamment parmi les jeunes.
Malgré la décision des autorités de décréter une journée fériée pour favoriser la participation, les bureaux de vote sont restés globalement peu fréquentés durant une grande partie de la journée, illustrant une mobilisation encore limitée.
AFRIQUE
TUNISIE – Huit ans de prison pour Saadia Mosbah
La Tunisie est confrontée à une nouvelle controverse judiciaire après la confirmation, mardi à Tunis, de la condamnation de la militante Saadia Mosbah. Figure majeure de la lutte contre le racisme, elle a été condamnée à huit ans de prison à l’issue d’un nouveau procès.
Âgée de 66 ans, la fondatrice de l’association Mnemty est poursuivie pour des faits liés à des malversations financières, notamment des accusations de blanchiment d’argent et d’enrichissement illicite. Une version fermement contestée par sa défense, qui dénonce une procédure entachée d’irrégularités.
Détenue depuis près de deux ans en détention provisoire, Saadia Mosbah n’est pas la seule concernée par cette affaire. Plusieurs membres de son organisation ont également été condamnés à des peines allant d’un à trois ans de prison, accentuant les critiques sur une possible pression judiciaire visant la société civile.
Ses soutiens, parmi lesquels des organisations de défense des droits humains, évoquent un dossier à dimension politique. Selon eux, cette condamnation s’inscrit dans un climat de crispation autour des questions migratoires et des libertés publiques en Tunisie.
Depuis de nombreuses années, Saadia Mosbah s’est imposée comme une voix incontournable dans la dénonciation des discriminations raciales. Son travail a contribué à documenter des abus visant notamment les migrants subsahariens et à promouvoir des avancées législatives, dont la loi tunisienne de 2018 contre les discriminations raciales.
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