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AFRIQUE DE L’OUEST

CAP-VERT – José Maria Neves officialise sa candidature pour un deuxième mandat

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Le président José Maria Neves a officiellement annoncé sa candidature à un deuxième mandat à la tête du Cap-Vert. Âgé de 66 ans, le chef de l’État a confirmé lundi son intention de participer à l’élection présidentielle prévue le 15 novembre 2026, dans un scrutin où plusieurs autres personnalités ont déjà fait connaître leurs ambitions.

Élu président en 2021, après avoir dirigé le gouvernement pendant quinze ans, de 2001 à 2016, José Maria Neves entend mettre son expérience politique au service d’un nouveau mandat de cinq ans. Lors de l’annonce de sa candidature, il a déclaré vouloir poursuivre les actions engagées et contribuer à la construction d’un Cap-Vert « victorieux et prospère ».

Le président sortant souhaite également bénéficier du soutien du Parti africain pour l’indépendance du Cap-Vert (PAICV), formation qu’il a dirigée au cours de sa carrière. La commission politique nationale du parti a depuis décidé de soutenir sa candidature, mais cette position doit encore être formellement soumise au Conseil national conformément aux statuts de la formation.

La présidentielle du 15 novembre s’annonce avec plusieurs candidatures. La Commission nationale des élections a confirmé la date du scrutin et prévoit, en cas d’absence de majorité requise au premier tour, un éventuel second tour le 29 novembre.

Pour José Maria Neves, cette nouvelle candidature intervient après un premier mandat marqué par plusieurs dossiers économiques et sociaux. Le chômage des jeunes demeure notamment l’un des défis auxquels l’archipel doit faire face, dans un contexte où les attentes sociales restent importantes.

La candidature du chef de l’État intervient également dans un système politique où la fonction présidentielle est distincte de celle du gouvernement. Élu au suffrage universel, le président exerce son mandat pour cinq ans, tandis que le gouvernement est issu de la majorité parlementaire.

Avec environ 520 000 habitants, le Cap-Vert est un archipel d’Afrique de l’Ouest situé dans l’océan Atlantique. Le pays se prépare désormais à une nouvelle échéance présidentielle, avec plusieurs candidats déclarés ou annoncés et un scrutin qui doit déterminer le prochain chef de l’État pour les cinq années à venir.

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AFRIQUE

NIGERIA – Présidentielle 2027 : les déplacés veulent transformer leur colère en voix électorale

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À quelques mois de l’élection présidentielle de 2027, les populations déplacées par les conflits entendent transformer leur situation en enjeu électoral. Installées depuis plusieurs années dans des camps de fortune autour d’Abuja, des milliers de familles disent attendre des futurs dirigeants des réponses concrètes face à l’insécurité, à la pauvreté et à leurs conditions de vie précaires.

Dans ces camps, certaines familles vivent depuis plus d’une décennie loin de leurs régions d’origine. Beaucoup ont fui les violences liées notamment à l’insurrection de Boko Haram dans le nord-est du Nigeria. Aujourd’hui, elles occupent des abris rudimentaires faits de tôles, de bois et de bâches, avec l’espoir de pouvoir un jour retrouver leurs terres.

Pour Zainab Bukar, déplacée de 50 ans originaire de l’État de Borno, l’élection représente une occasion de faire entendre les attentes de ces populations. Elle espère notamment une amélioration de la sécurité et des conditions de vie, après des années marquées par les déplacements forcés et l’incertitude.

Le phénomène concerne une part importante de la population. Selon l’ONU, près de 3,7 millions de Nigérians sont actuellement déplacés à l’intérieur du pays. À l’approche du scrutin, cette population pourrait donc constituer un enjeu politique, alors que le pays reste confronté à l’insécurité, à la hausse du coût de la vie et aux difficultés économiques.

Dingiyefa Angalapu, analyste au Centre pour la démocratie et le développement en Afrique de l’Ouest, souligne l’importance de permettre aux déplacés de participer au processus électoral et d’exprimer leurs préoccupations par les urnes.

Dans les camps, le sentiment d’abandon reste toutefois très présent. Certaines familles disent avoir bénéficié de peu de soutien des pouvoirs publics depuis leur arrivée, tandis que le retour dans leurs localités d’origine demeure impossible en raison de la persistance des violences. La proximité avec la capitale fédérale contraste ainsi fortement avec la précarité dans laquelle vivent ces populations.

À cette situation s’ajoute la pression économique qui pèse sur les ménages. La suppression de la subvention sur les carburants décidée en 2023 par le président Bola Tinubu a entraîné une forte hausse des prix, accentuant les difficultés quotidiennes pour de nombreux Nigérians.

Sur le front sécuritaire, les opérations menées contre les groupes armés n’ont pas empêché la poursuite des attaques et des enlèvements dans différentes régions du pays. Pour les déplacés, la sécurité demeure ainsi l’une des principales conditions à remplir avant d’envisager un retour dans leurs communautés d’origine.

À l’approche de la présidentielle, les positions divergent néanmoins dans les camps. Certains déplacés envisagent de sanctionner le pouvoir à travers leur vote, tandis que d’autres continuent de soutenir le président sortant. Face à eux, l’opposition tente de capitaliser sur le mécontentement, malgré ses propres divisions.

Après des années passées loin de leurs foyers, les déplacés veulent désormais que leur situation soit davantage prise en compte dans le débat politique. Pour ces millions de Nigérians, le scrutin de 2027 représente aussi l’occasion de rappeler aux candidats les conséquences humaines des conflits et l’urgence de trouver des solutions durables à leur déplacement.

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AFRIQUE

GUINÉE – Mamadi Doumbouya à Abidjan : La sécurité et le renseignement au cœur des discussions avec Alassane Ouattara

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En déplacement officiel en Côte d’Ivoire, le président guinéen Mamadi Doumbouya a été reçu au palais de Cocody, à Abidjan, par son homologue ivoirien Alassane Ouattara. Les deux dirigeants ont consacré leurs échanges à plusieurs dossiers d’intérêt commun, notamment l’économie, la politique, le commerce et la sécurité.

Cette rencontre intervient dans un contexte régional marqué par la progression des menaces sécuritaires et terroristes en Afrique de l’Ouest. Face à cette situation, le chef de l’État guinéen a plaidé pour un renforcement de la coopération entre Conakry et Abidjan dans le domaine de la sécurité.

Mamadi Doumbouya a notamment insisté sur l’importance du partage d’informations et du renseignement pour faire face aux nouvelles formes de criminalité qui dépassent les frontières nationales. Il a également proposé d’intensifier la collaboration dans la lutte contre la criminalité transfrontalière et le terrorisme.

Pour le président guinéen, le développement économique des deux pays reste étroitement lié à la préservation de la paix et de la stabilité. Il a ainsi appelé à une réponse concertée face aux défis auxquels est confronté l’espace ouest-africain.

La visite de Mamadi Doumbouya à Abidjan doit également permettre d’examiner les perspectives de coopération économique et commerciale entre la Guinée et la Côte d’Ivoire. Les deux pays souhaitent renforcer leurs relations bilatérales sur plusieurs secteurs, dans un contexte régional où les enjeux sécuritaires occupent une place croissante dans les agendas gouvernementaux.

Arrivé à Abidjan vendredi pour cette visite officielle, le président guinéen a ainsi placé la coopération sécuritaire au cœur de son message, tout en réaffirmant la nécessité de consolider les relations entre Conakry et Abidjan.

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AFRIQUE

NIGERIA – Présidentielle 2027 : Peter Obi promet de s’attaquer frontalement à la corruption

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À quelques mois de la présidentielle de janvier 2027, Peter Obi veut imposer son propre récit face au pouvoir de Bola Tinubu. Le candidat de l’opposition place la lutte contre la corruption, la réduction des dépenses de l’État et la création d’emplois au cœur de son projet, avec une promesse centrale : dégager davantage de ressources publiques pour répondre aux difficultés économiques et sociales qui frappent le pays.

L’ancien gouverneur de l’État d’Anambra estime que le fonctionnement actuel de l’administration coûte trop cher au Nigeria et laisse une part importante des ressources publiques se perdre dans le gaspillage et la corruption. Pour lui, une réduction du train de vie de l’État permettrait de réorienter les moyens vers des secteurs qu’il considère prioritaires, notamment la santé, l’éducation et la lutte contre la pauvreté.

Peter Obi veut également faire de la question économique un élément central de la réponse aux problèmes de sécurité. Selon lui, la pauvreté et le manque d’opportunités professionnelles alimentent une partie de la criminalité. Il défend donc une stratégie fondée sur l’augmentation de la productivité et le développement de l’emploi, particulièrement dans le secteur manufacturier.

Cette industrie a considérablement perdu du poids dans l’économie nigériane au cours des dernières décennies. Dans le même temps, le pays demeure confronté à une situation sécuritaire complexe, marquée par la présence de groupes jihadistes, de gangs criminels, de violences séparatistes ainsi que de conflits entre agriculteurs et éleveurs.

Pour Peter Obi, une politique de sécurité efficace ne peut ainsi être limitée aux opérations des forces de défense et de sécurité. Elle doit également s’attaquer aux facteurs économiques susceptibles de favoriser le recrutement ou l’extension des réseaux criminels. Son raisonnement est simple : réduire la pauvreté et créer des emplois permettrait de réduire progressivement le nombre de personnes susceptibles de basculer dans la criminalité.

Sur le plan institutionnel, le candidat de l’opposition défend par ailleurs une réforme du système policier. Il propose la création de forces de police placées au niveau des États et des municipalités, afin de rapprocher les services de sécurité des populations. Selon lui, les autorités locales disposent d’une connaissance plus fine des territoires et des réseaux criminels qui y opèrent.

Cette proposition présente des similitudes avec une réforme également soutenue par Bola Tinubu, candidat à sa propre succession. Peter Obi cherche toutefois à se démarquer du président sortant sur la question de la gouvernance et notamment sur la gestion du secteur pétrolier, qu’il considère comme un terrain majeur de lutte contre la corruption.

Le pouvoir d’achat devrait également peser lourd dans la campagne. La suppression de la subvention sur l’essence décidée par l’administration Tinubu a fortement contribué à la hausse du coût de la vie et à la pression exercée sur les ménages. Le président justifie cette décision par le coût devenu insoutenable du dispositif précédent.

Peter Obi défend une autre approche. Il estime qu’une lutte plus efficace contre les détournements et les pratiques frauduleuses dans le secteur pétrolier pourrait contribuer à alléger la pression sur les prix, sans nécessairement revenir au système de subvention supprimé par le gouvernement.

Le contexte social reste particulièrement difficile. Le Fonds monétaire international estime qu’une large majorité de la population nigériane vit sous le seuil de pauvreté, tandis que les difficultés économiques se conjuguent à une insécurité persistante dans plusieurs régions du pays.

Mais pour Peter Obi, le principal défi sera aussi politique. Le parti au pouvoir, le Congrès des progressistes (APC), dispose d’un appareil électoral beaucoup plus puissant et contrôle la grande majorité des postes de gouverneur. L’opposition reste, elle, confrontée au risque d’une nouvelle dispersion des voix.

Lors de la présidentielle de 2023, Peter Obi, Atiku Abubakar et Rabiu Kwankwaso avaient chacun capté une partie de l’électorat opposé au pouvoir, permettant à Bola Tinubu de s’imposer avec 36,6 % des suffrages. Pour le candidat du NDC, cette configuration ne condamne toutefois pas sa candidature à un simple rôle d’arbitre.

Il entend convaincre les électeurs de faire un choix clair parmi les principales figures de l’opposition. Une ambition qui devra également composer avec les conditions de sécurité durant la campagne. Peter Obi a récemment dénoncé le blocage de son convoi dans l’État de Benue, une région régulièrement confrontée aux violences.

L’opposant redoute que l’insécurité et les pratiques d’intimidation ne réduisent encore davantage la participation électorale. Avec seulement 27 % de participation lors du précédent scrutin présidentiel, la mobilisation des électeurs constituera un autre enjeu majeur de la présidentielle de 2027.

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