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AFRIQUE

MAROC – La Tour Mohammed VI, nouveau symbole architectural

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La Tour Mohammed VI s’impose désormais comme l’un des symboles architecturaux majeurs du Maroc. Érigée au cœur de la vallée du Bouregreg, elle domine à la fois Rabat et Salé. Inaugurée le 13 avril 2026 après huit années de travaux, la tour a ouvert ses portes au public le 20 avril, marquant une nouvelle étape dans le développement urbain et économique de la région.

Une prouesse technique et écologique

Avec ses 250 mètres de hauteur et ses 55 étages, la tour est aujourd’hui le plus haut gratte-ciel du pays. Elle intègre des caractéristiques techniques de pointe : 38 ascenseurs, quatre terrasses techniques et près de 3 900 m² de panneaux photovoltaïques.

Selon Leila Haddaoui, directrice générale adjointe d’O Tower, le bâtiment affiche une performance énergétique remarquable :

« Par rapport à un bâtiment standard, nous avons réalisé une économie d’énergie de 40 %. »

La puissance installée atteint 11,6 MVA, illustrant l’ambition du projet en matière d’efficacité énergétique.

Un projet porté par des acteurs internationaux

La réalisation de cette infrastructure d’envergure a mobilisé plusieurs acteurs majeurs, dont le groupe belge Besix et la société marocaine TGCC. Pour Guy Bertaud, directeur général de l’hôtel intégré à la tour, l’intégration de l’énergie solaire constitue un axe structurant du projet :

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« Une grande partie de l’énergie consommée sera fournie par les panneaux solaires, avec d’autres initiatives locales à venir. »

Un levier économique et touristique

S’étendant sur une superficie de 105 000 m², la Tour Mohammed VI a déjà généré 450 emplois directs et près de 3 500 emplois indirects. Au-delà de sa dimension architecturale, les autorités marocaines misent sur cette infrastructure pour renforcer l’attractivité touristique du pays et positionner davantage la région de Rabat-Salé comme un pôle économique moderne et innovant.

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AFRIQUE

SÉNÉGAL – ONU : Macky Sall prône un multilatéralisme rénové

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L’ancien président du Sénégal, Macky Sall, a exposé les grandes lignes de sa vision dans le cadre de sa candidature au poste de Secrétaire général de l’Organisation des Nations unies, plaçant au cœur de son projet la restauration de la confiance et le renforcement du multilatéralisme.

Restaurer la confiance dans un monde fragmenté

Face aux 193 États membres, lors de son grand oral, l’ancien chef d’État a défini sa priorité stratégique :

« Restaurer la confiance, apaiser les tensions, réduire les fractures et redonner espoir dans notre action collective. »

Dans un contexte international marqué par les crises et les rivalités géopolitiques, Macky Sall ambitionne de repositionner l’ONU comme un espace crédible de dialogue et de coopération.

Une posture d’impartialité assumée

S’inscrivant dans le respect strict de la Charte des Nations unies, il a insisté sur son engagement à incarner une fonction équilibrée :

« Je serai un Secrétaire général impartial, qui parle à tous et qui écoute tous. »

Une posture qui vise à garantir la légitimité de l’institution dans un environnement où la neutralité est souvent mise à l’épreuve.

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Un rôle de médiateur et de bâtisseur de ponts

Au-delà de l’impartialité, l’ancien président sénégalais revendique un rôle fédérateur :

« Un Secrétaire général qui rassemble, bâtisseur de ponts entre les nations, entre les cultures et les civilisations. »

Cette approche met en avant une diplomatie de dialogue, axée sur la réduction des clivages entre blocs internationaux.

Diplomatie préventive et réforme des opérations de paix

Sur le plan opérationnel, Macky Sall propose de renforcer la diplomatie préventive, en misant sur : l’alerte précoce, la médiation, une meilleure coordination entre l’ONU et les organisations régionales. Il évoque également une réforme des opérations de maintien de la paix, afin de les adapter aux nouvelles menaces sécuritaires.

Les droits humains au cœur de l’agenda

Enfin, le candidat sénégalais a réaffirmé son attachement aux valeurs fondamentales de l’Organisation des Nations unies :

« Maintenir les droits humains au cœur de l’agenda. »

Une orientation qui vise à renforcer la cohérence entre les missions politiques, sécuritaires et humanitaires de l’organisation.

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AFRIQUE

GUINÉE ÉQUATORIALE – Le pape Léo interpelle sur les conditions carcérales

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Le Pape Léo a marqué une étape forte de sa tournée africaine en se rendant dans une prison de Bata, en Guinée équatoriale. Une visite hautement symbolique qui remet au centre du débat la question des droits humains et des conditions de détention sous le régime de Teodoro Obiang Nguema Mbasogo.

Un message direct aux détenus et aux autorités

Selon Al Jazeera, le souverain pontife s’est adressé à environ 600 détenus, dont une trentaine de femmes. Dans une cour pénitentiaire détrempée par la pluie, face à des prisonniers en uniforme et aux conditions précaires, il a tenu un discours clair : la justice doit protéger la société sans jamais renoncer à la dignité humaine.

Le pape a insisté sur une vision plus humaine de l’incarcération :

« la prison ne doit pas être uniquement une sanction, mais aussi un cadre de reconstruction.« 

Il a ainsi plaidé pour des programmes d’éducation et d’insertion professionnelle, considérés comme essentiels pour offrir une seconde chance aux personnes condamnées.

Une pression implicite sur le pouvoir en place

Cette intervention intervient dans un contexte sensible pour les autorités équato-guinéennes. Lors d’une précédente messe à Mongomo, en présence du président Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, le pape avait déjà appelé à davantage de liberté. Au pouvoir depuis 1979, le chef de l’État est régulièrement pointé du doigt par des organisations internationales pour des violations des droits fondamentaux. En 2023, le Département d’État des États-Unis a notamment documenté des cas de torture, de surpopulation carcérale et d’insalubrité dans les établissements pénitentiaires du pays.

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Un contexte international qui alourdit les enjeux

La visite du Pape Léo intervient également dans un climat diplomatique particulier, marqué par un accord migratoire conclu entre le gouvernement équato-guinéen et l’administration de Donald Trump. Cet accord prévoit l’accueil en Guinée équatoriale de migrants expulsés depuis d’autres pays, une mesure qui suscite de vives inquiétudes. Lundi, une soixantaine d’organisations non gouvernementales ont adressé une lettre ouverte au pape, l’exhortant à intervenir pour garantir un traitement juste, humain et conforme au droit international pour ces personnes.

Une tournée africaine à forte portée symbolique

Au dixième jour de son déplacement sur le continent, le Pape Léo confirme une ligne claire : placer la dignité humaine au cœur des enjeux politiques et sociaux. À Bata, son passage ne se limite pas à une visite pastorale. Il s’inscrit dans une démarche plus large de plaidoyer, où la voix morale du Vatican vient interpeller directement les États sur leurs responsabilités.

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AFRIQUE

NIGERIA – Six accusés plaident non coupables dans une affaire de coup d’État

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Au Nigeria, six personnes, dont un général de division à la retraite, ont plaidé non coupables des accusations de trahison et de terrorisme liées à une tentative présumée de coup d’État en 2025.

Les accusés comparaissent devant la Haute Cour fédérale d’Abuja, où leur procès suit son cours. La prochaine audience a été fixée au 27 avril, dans une affaire qui continue de susciter une vive attention au sein de l’opinion publique.

Une affaire aux ramifications militaires

En parallèle de cette procédure civile, plusieurs officiers nigérians doivent également répondre de leur implication présumée devant la justice militaire, signe de l’ampleur de cette affaire au sein des forces armées. Selon les autorités, le colonel Mohammed Alhassan Ma’aji serait le cerveau de cette tentative qualifiée d’acte de trahison visant à renverser le président Bola Tinubu.

Revirement du gouvernement

Dans un premier temps, le gouvernement nigérian avait minimisé, voire rejeté, l’existence d’une tentative de déstabilisation des institutions. Mais en janvier, les autorités ont opéré un revirement en reconnaissant la gravité des faits présumés et en engageant des poursuites judiciaires. Depuis, les investigations se poursuivent pour établir les responsabilités et déterminer l’étendue du réseau impliqué.

Un climat politique sous surveillance

Cette affaire intervient dans un contexte de vigilance accrue autour de la stabilité institutionnelle du Nigeria, première puissance économique du continent. Entre enjeux sécuritaires et équilibres politiques, ce procès pourrait marquer un tournant dans la gestion des menaces internes et dans les relations entre pouvoir civil et hiérarchie militaire.

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