AFRIQUE
SÉNÉGAL – Un gouvernement de 30 ministres sous pression des attentes populaires
Alors que les Sénégalais attendent la liste du nouveau gouvernement, le Premier ministre Al Aminou Lo, désigné par le président Bassirou Diomaye Faye, depuis le 25 mai dernier, annonce que la liste compte 30 ministres.
Voici la liste complète du nouveau gouvernement :
Monsieur Yankoba Djémé, ministre des Forces armées ;
* Monsieur Cheikh Diba, ministre de l’Économie, des Finances et du Plan ;
* Monsieur Mouhamadou Maktar Cissé, ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique ;
* Monsieur Cheikh Niang, ministre de l’Intégration africaine, des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur ;
* Monsieur Moustapha Sarr, ministre de la Justice, Garde des Sceaux ;
* Madame Marie Angélique Diouf, ministre de la Famille, de l’Action sociale et des Solidarités ;
* Monsieur Boubacar Camara, ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation ;
* Monsieur Abdourahmane Diouf, ministre de l’Énergie et du Pétrole ;
* Monsieur Serigne Gueye Diop, ministre de l’Industrie et du Commerce ;
* Monsieur Cheikh Tidiane Dièye, ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement ;
* Monsieur Moustapha Mamba Guirassy, ministre de l’Éducation nationale ;
* Monsieur Ibrahim Sy, ministre de la Santé et de l’Hygiène publique ;
* Monsieur Moussa Balla Fofana, ministre de l’Urbanisme, des Collectivités territoriales et de l’Aménagement du territoire ;
* Monsieur Dethié Fall, ministre des Infrastructures ;
* Monsieur Bakary Sarr, ministre de la Communication et des Relations avec les institutions, Porte-parole du Gouvernement ;
* Monsieur Alwin John, ministre de la Microfinance et de l’Économie sociale et solidaire ;
* Monsieur Cheikh Oumar Ba, ministre de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de l’Élevage ;
* Monsieur Samba Diouf, ministre des Télécommunications et du Numérique ;
* Monsieur Mamadou Lamine Dianté, ministre de la Fonction publique, du Travail et de la Réforme du service public ;
* Madame Clotilde, ministre de la Jeunesse et des Sports ;
* Monsieur Alpha Thiam, ministre de la Culture, de l’Artisanat et du Tourisme ;
* Monsieur Idrissa Sam, ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle et technique ;
* Monsieur Cheikh Oumar Seck, ministre des Mines et de la Géologie ;
* Monsieur Aliou Diouf, ministre de l’Environnement et de la Transition écologique ;
* Monsieur Abdoullah Ndiaye, ministre des Transports terrestres et aériens ;
* Madame Ami Mara, ministre des Pêches et de l’Économie maritime ;
AFRIQUE
AFRIQUE DU SUD – Le Ghana accélère le rapatriement de ses citoyens
Le Ghana intensifie son opération de rapatriement de ressortissants installés en Afrique du Sud, dans un contexte de tensions persistantes visant les communautés étrangères. Selon les autorités, un millier de travailleurs migrants supplémentaires doivent être évacués entre dimanche et lundi à bord de vols spécialement affrétés.
Cette nouvelle phase s’inscrit dans la continuité d’une vaste opération engagée après une série de violences xénophobes ayant secoué la première économie du continent. Près de 930 citoyens ghanéens ont déjà regagné leur pays au cours des derniers jours, dans un climat d’inquiétude croissante.
Le ministère ghanéen des Affaires étrangères précise que ces rotations aériennes devraient marquer l’ultime étape du dispositif de rapatriement, destiné à sécuriser les ressortissants exposés. L’opération témoigne de la volonté d’Accra de réagir rapidement face à une dégradation de la situation sécuritaire.
Sur le plan diplomatique, le président John Mahama a interpellé Union africaine, appelant à une prise en charge collective de la problématique des attaques ciblant les étrangers. Il a également exprimé des réserves quant à la réponse des autorités sud-africaines, jugée insuffisante pour garantir la protection des populations migrantes.
Depuis le mois de mai, les conséquences de cette vague de violences sont significatives : plus de 160 000 étrangers, majoritairement originaires d’autres pays africains, auraient quitté le territoire sud-africain, illustrant l’ampleur d’une crise aux répercussions régionales.
AFRIQUE
CAMEROUN – L’absence prolongée de Paul Biya relance la polémique
L’absence prolongée du président Paul Biya suscite une vive controverse au Cameroun, où le chef de l’État, âgé de 93 ans et au pouvoir depuis plus de quatre décennies, séjourne en Suisse depuis le début du mois de juin. Initialement présentée comme une visite privée de courte durée, cette absence qui s’étire désormais sur plusieurs semaines alimente les interrogations au sein de la classe politique et de l’opinion publique.
Les formations d’opposition dénoncent un fonctionnement institutionnel fragilisé, évoquant une gouvernance à distance et un déficit de visibilité au sommet de l’État. Certaines voix critiques parlent d’un appareil exécutif tournant au ralenti, dans un contexte politique déjà marqué par des tensions et une demande croissante de réformes.
Face à ces accusations, les autorités maintiennent une ligne de défense ferme. Le gouvernement assure que le président continue d’exercer pleinement ses prérogatives depuis l’étranger, affirmant que les décisions stratégiques et le suivi des dossiers nationaux restent assurés sans interruption.
Cette situation ravive par ailleurs les débats autour de la succession présidentielle. La récente révision constitutionnelle ayant introduit la fonction de vice-président n’a, à ce jour, pas été suivie d’une nomination, laissant persister une incertitude institutionnelle.
Dans un climat politique caractérisé par des élections contestées, des annonces de remaniement en suspens et des échéances électorales régulièrement repoussées, une partie de la population exprime ouvertement son aspiration à un renouvellement de la gouvernance. Les spéculations sur l’ère post-Biya continuent ainsi de prendre de l’ampleur, au cœur du débat national.
AFRIQUE
NIGÉRIA – Une attaque sanglante fait au moins 30 morts dans un village
Une attaque d’une extrême violence a frappé le nord-ouest du Nigeria, où un groupe d’hommes armés a pris pour cible une localité de l’État de Kaduna. Le bilan provisoire fait état d’au moins une trentaine de victimes, parmi lesquelles plusieurs enfants, illustrant une nouvelle escalade de l’insécurité dans cette région déjà fragilisée.
Selon des sources locales concordantes, les assaillants ont mené une offensive brutale en ouvrant le feu de manière indiscriminée avant de mettre le feu à de nombreuses habitations. L’attaque s’est produite dans le village de Naridon, situé dans la zone administrative de Kauru. À ce stade, aucun groupe n’a officiellement revendiqué l’opération.
Cet épisode meurtrier s’inscrit dans un contexte sécuritaire particulièrement dégradé dans le nord-ouest et le centre du pays. Ces territoires sont régulièrement le théâtre d’attaques menées par des bandes armées, mais également par des organisations jihadistes telles que Boko Haram et ISWAP, actives dans plusieurs zones du nord nigérian.
Les autorités sont confrontées à une multiplication des violences, alimentées notamment par des enlèvements contre rançon, qui constituent une source de financement majeure pour ces groupes. Cette nouvelle attaque relance les inquiétudes quant à la capacité de l’État à endiguer durablement l’insécurité dans ces régions stratégiques.
-
AFRIQUE3 mois .SÉNÉGAL – 24 nominations en Conseil des ministres de ce mercredi 29 avril 2026
-
ECONOMIE3 mois .SÉNÉGAL – Forum PRICE 2026 : La diaspora sénégalaise à l’épreuve du réel
-
AFRIQUE3 mois .MALI – Kidal, Gao, Tombouctou : le nord sous pression
-
AFRIQUE3 mois .MALI – L’avocat Mountaga Tall enlevé à Bamako dans un climat de crise
-
AFRIQUE2 mois .MALI – Kidal sous le feu : L’armée malienne hausse le ton
-
AFRIQUE3 mois .MAURITANIE – Deux députées de l’opposition condamnées à quatre ans de prison
-
AFRIQUE3 mois .SÉNÉGAL – Forum International de Dakar 2026 : L’Afrique face à son destin sécuritaire
-
AFRIQUE DE L’EST3 mois .ÉTHIOPIE – À Addis-Abeba, le président Emmanuel Macron change de ton sur l’Afrique


