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AFRIQUE

MAURITANIE – L’ex-président Mohamed Ould Abdel Aziz lourdement condamné en appel

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L’ancien président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz a été condamné, mercredi, à 15 ans de prison et à une amende de 3 millions de dollars par une cour d’appel de Nouakchott. Cette décision aggrave la peine initiale de cinq ans prononcée en 2023 pour des faits de corruption, blanchiment d’argent et enrichissement illicite.

Arrivé au pouvoir à la suite de deux coups d’État avant d’être élu en 2009, Mohamed Ould Abdel Aziz aurait, selon l’accusation, amassé plus de 70 millions de dollars d’actifs durant sa décennie à la tête du pays. Il demeure détenu depuis sa première condamnation l’an dernier.

Le procès de l’ex-dirigeant, qui a attiré une attention internationale rare, est perçu comme un test pour la justice mauritanienne, souvent accusée de complaisance à l’égard des élites politiques. Son équipe de défense a dénoncé une décision « purement politique », estimant qu’elle résulte d’un différend personnel avec son successeur, Mohamed Ould Cheikh Ghazouani.

Les deux hommes, autrefois alliés proches, ont vu leurs relations se détériorer après la transition pacifique de 2019, première du genre en Mauritanie. La rupture est survenue lorsque l’ex-président a tenté de reprendre de l’influence au sein du parti au pouvoir. En 2020, une commission parlementaire a lancé une enquête sur plusieurs marchés publics, ouvrant la voie à des poursuites judiciaires contre Aziz et onze autres anciens responsables.

Le jugement a par ailleurs innocenté six ex-membres du gouvernement, confirmé la peine de deux ans de prison de son gendre pour trafic d’influence et ordonné la dissolution de la Fondation Errahma, dirigée par son fils.

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AFRIQUE

ÉGYPTE – La visite de Xi Jinping au Caire saluée comme un signal de rapprochement et de stabilité

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La visite d’État de Xi Jinping en Égypte suscite des réactions positives au sein de la société et de la classe politique égyptiennes. Plusieurs voix estiment que le déplacement du président chinois pourrait donner un nouvel élan aux relations bilatérales et contribuer à renforcer la stabilité dans une région confrontée à des tensions croissantes.

Arrivé en Égypte mardi pour une visite de deux jours, le dirigeant chinois s’est entretenu avec son homologue Abdel Fattah al-Sissi. Les deux présidents ont notamment assisté à la signature de plusieurs accords de coopération avant la publication d’une déclaration commune destinée à approfondir le partenariat stratégique global entre Le Caire et Pékin.

Pour Mohamed Hegazy, ancien vice-ministre égyptien des Affaires étrangères, la relation entre les deux pays dépasse le cadre strictement diplomatique. Il considère que leur coopération, fondée sur l’héritage de deux civilisations anciennes, peut servir d’exemple en matière de dialogue entre les peuples et de coexistence pacifique.

Selon lui, le rapprochement entre l’Égypte et la Chine permet notamment de défendre des principes tels que le respect de la souveraineté, la non-ingérence dans les affaires intérieures des États et l’attachement au droit international. L’ancien responsable égyptien estime également que Pékin joue un rôle croissant dans la recherche de réponses aux grandes crises internationales.

Mohamed Hegazy a ainsi mis en avant les différentes initiatives diplomatiques défendues par la Chine, qu’il considère comme des instruments susceptibles de favoriser le dialogue et la coopération à une période marquée par les guerres et les rivalités géopolitiques. À ses yeux, l’approche chinoise peut apporter une contribution particulière aux efforts internationaux en faveur de la paix et du développement.

Au Parlement égyptien, Soliman Wahdan a également accueilli favorablement la venue du président chinois. Le député a souligné l’importance accordée par les autorités et la population égyptiennes à cette visite, organisée dans un contexte particulièrement sensible.

Il estime que la présence de Xi Jinping au Caire peut contribuer à apaiser les tensions régionales et à consolider les liens entre les deux pays. Pour l’élu égyptien, cette visite intervient à un moment où les crises régionales et internationales rendent plus nécessaire encore le renforcement des partenariats fondés sur le dialogue et la coopération.

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AFRIQUE

KENYA – Grève des infirmiers : la mobilisation entre dans sa dixième semaine

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En tenue blanche, pancartes à la main et sifflets ou vuvuzelas pour rythmer leur mobilisation, des centaines d’infirmiers kényans ont défilé jeudi dans les rues de Nairobi. Leur cortège s’est dirigé vers les locaux de la Commission des salaires et des rémunérations (SRC), dans le cadre d’une nouvelle journée de protestation visant à faire avancer leurs revendications, alors que la grève nationale dure désormais depuis dix semaines.

La mobilisation était menée par Seth Panyako, secrétaire général du Kenya National Union of Nurses and Midwives (KNUNM). Les manifestants ont notamment exigé l’application de la convention collective de 2017, brandissant des messages tels que « Implement the 2017 RTWA » et « No CBA, No Work ». Cette action intervient au lendemain de l’annonce par le syndicat d’une importante manifestation prévue à Nairobi, destinée à renforcer la pression sur les autorités.

Le principal point de désaccord concerne la convention collective de 2017, dont les infirmiers réclament l’application effective, notamment pour les dispositions relatives aux salaires et aux conditions de travail. Le KNUNM conditionne la fin de la grève à l’obtention par la SRC d’une lettre de non-objection concernant l’accord. Selon le syndicat, cette formalité est indispensable pour permettre son enregistrement auprès de la Cour des relations du travail et de l’emploi (ELRC).

Les discussions entre les représentants des infirmiers et le Conseil des gouverneurs (CoG), qui représente les autorités des comtés, n’ont pour l’heure pas permis de débloquer la situation. Dans ce bras de fer, la SRC occupe une position stratégique puisqu’elle conseille les autorités nationales et locales sur les rémunérations ainsi que les avantages accordés aux agents du secteur public.

La prolongation de la grève suscite également de fortes inquiétudes concernant l’accès aux soins. Les établissements publics sont parmi les plus affectés par le mouvement, avec des conséquences qui se font sentir dans plusieurs régions du pays. Collins Otieno Ajwang, président de l’Association nationale des infirmiers du Kenya, affirme que les structures publiques de santé sont « gravement touchées ».

Alors que les négociations restent dans l’impasse, les professionnels de santé maintiennent leur mobilisation et réclament une issue rapide au conflit. Pour les autorités kényanes, l’enjeu dépasse désormais la seule question salariale : la poursuite de la grève fait peser une pression croissante sur un système de santé public déjà fortement sollicité et expose davantage les patients aux effets d’un mouvement social qui s’installe dans la durée.

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AFRIQUE

ÉGYPTE – Drame dans le Sinaï : 22 morts et 28 blessés dans le renversement d’un autocar

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Un nouvel accident meurtrier endeuille les routes égyptiennes. Vingt-deux personnes ont perdu la vie et 28 autres ont été blessées mercredi après le renversement d’un autocar dans le sud de la péninsule du Sinaï.

Le drame s’est produit sur une route désertique reliant les stations balnéaires de Dahab et Nuweiba, dans une zone particulièrement fréquentée par les touristes. Pour une raison qui reste encore à déterminer, le véhicule s’est renversé, projetant des débris sur plusieurs mètres autour du lieu de l’accident.

L’autocar transportait 43 passagers, parmi lesquels 22 ressortissants jordaniens. Selon la télévision publique jordanienne Al-Mamlaka, dix Jordaniens figurent parmi les personnes décédées.

Le bilan communiqué par les autorités égyptiennes a évolué au cours de la journée. Le ministère de la Santé avait initialement fait état de 16 morts avant de porter le nombre de victimes à 22. Une importante opération de secours a été déclenchée avec l’envoi de 20 ambulances sur les lieux. Les personnes blessées ont été évacuées vers plusieurs établissements hospitaliers de la région.

Les causes exactes du drame n’ont pour l’heure pas été établies. Une enquête devra notamment déterminer les circonstances dans lesquelles l’autocar a quitté sa trajectoire avant de se renverser.

L’accident survient dans le sud du Sinaï, une région connue pour ses paysages montagneux, ses plages et ses sites de plongée, qui constitue l’une des principales destinations touristiques de l’Égypte.

Ce nouveau drame remet également en lumière la gravité de l’insécurité routière dans le pays. Les accidents sont régulièrement attribués à plusieurs facteurs, parmi lesquels les excès de vitesse et les comportements dangereux au volant, mais aussi l’état parfois insuffisant des véhicules et le respect inégal des règles de circulation.

Le mois dernier déjà, un accident avait coûté la vie à au moins 18 personnes dans le nord de l’Égypte. La collision impliquait deux camionnettes transportant des ouvriers agricoles, dont plusieurs adolescents.

Les chiffres officiels illustrent l’ampleur du problème. Selon l’agence nationale égyptienne des statistiques, près de 6 000 personnes ont perdu la vie dans des accidents de la circulation au cours de l’année précédente.

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