AFRIQUE
GABON – Le nouveau gouvernement officiellement installé après la prestation de serment
La cérémonie solennelle de prestation de serment du vice-président de la République et des membres du nouveau gouvernement gabonais s’est déroulée ce lundi 5 janvier 2026 au Palais Rénovation de Libreville. Présidée par le chef de l’État, Brice Clotaire Oligui Nguema, cette étape marque l’entrée officielle en fonction de la nouvelle équipe exécutive, devant les neuf juges de la Cour constitutionnelle.
Conformément aux dispositions prévues par la Constitution, cette formalité consacre juridiquement le début du mandat des ministres et ouvre une nouvelle séquence de gouvernance. Selon l’Agence Afrique, cette cérémonie symbolise l’amorce d’un chapitre inédit pour le Gabon, dans un contexte marqué par la fin de la transition politique et la volonté affichée du président de poser les jalons d’un État rénové.
Dans son allocution, Brice Clotaire Oligui Nguema a rappelé la portée de l’engagement pris par les nouveaux membres du gouvernement. Il a insisté sur les défis majeurs auxquels l’exécutif devra répondre, notamment en matière de redressement économique, de justice sociale et de consolidation institutionnelle. Le chef de l’État a appelé ses collaborateurs à faire preuve de rigueur, de responsabilité et d’efficacité dans l’exercice de leurs fonctions, soulignant que les attentes des populations demeurent élevées.
Les ministres, à leur tour, ont juré de servir la République avec loyauté, intégrité et dévouement. Un engagement solennel qui les lie à la fois à la Constitution et aux citoyens gabonais. Le président de la République a, en réponse, exhorté le gouvernement à agir avec méthode et cohérence, en plaçant l’intérêt général au cœur de l’action publique.
Parmi les priorités fixées pour ce nouveau mandat figurent la relance et la diversification de l’économie, l’amélioration des conditions de vie des populations, la modernisation de l’administration, ainsi que le renforcement de l’État de droit et des institutions démocratiques. Ces axes stratégiques traduisent l’ambition présidentielle de transformer durablement le pays après la période de transition.
Rendue publique le 1er janvier, la composition du gouvernement compte 29 membres, contre 30 dans la précédente équipe. Elle se caractérise par un dosage entre continuité et renouvellement, avec la reconduction de 16 ministres sortants et l’entrée de 13 nouvelles figures. La représentation féminine demeure notable, avec neuf femmes intégrées à l’exécutif. Ce remaniement s’inscrit dans la volonté du président Oligui Nguema d’insuffler une dynamique nouvelle à l’action gouvernementale, tout en s’appuyant sur l’expérience acquise.
AFRIQUE
AFRIQUE DU SUD – Le Ghana accélère le rapatriement de ses citoyens
Le Ghana intensifie son opération de rapatriement de ressortissants installés en Afrique du Sud, dans un contexte de tensions persistantes visant les communautés étrangères. Selon les autorités, un millier de travailleurs migrants supplémentaires doivent être évacués entre dimanche et lundi à bord de vols spécialement affrétés.
Cette nouvelle phase s’inscrit dans la continuité d’une vaste opération engagée après une série de violences xénophobes ayant secoué la première économie du continent. Près de 930 citoyens ghanéens ont déjà regagné leur pays au cours des derniers jours, dans un climat d’inquiétude croissante.
Le ministère ghanéen des Affaires étrangères précise que ces rotations aériennes devraient marquer l’ultime étape du dispositif de rapatriement, destiné à sécuriser les ressortissants exposés. L’opération témoigne de la volonté d’Accra de réagir rapidement face à une dégradation de la situation sécuritaire.
Sur le plan diplomatique, le président John Mahama a interpellé Union africaine, appelant à une prise en charge collective de la problématique des attaques ciblant les étrangers. Il a également exprimé des réserves quant à la réponse des autorités sud-africaines, jugée insuffisante pour garantir la protection des populations migrantes.
Depuis le mois de mai, les conséquences de cette vague de violences sont significatives : plus de 160 000 étrangers, majoritairement originaires d’autres pays africains, auraient quitté le territoire sud-africain, illustrant l’ampleur d’une crise aux répercussions régionales.
AFRIQUE
CAMEROUN – L’absence prolongée de Paul Biya relance la polémique
L’absence prolongée du président Paul Biya suscite une vive controverse au Cameroun, où le chef de l’État, âgé de 93 ans et au pouvoir depuis plus de quatre décennies, séjourne en Suisse depuis le début du mois de juin. Initialement présentée comme une visite privée de courte durée, cette absence qui s’étire désormais sur plusieurs semaines alimente les interrogations au sein de la classe politique et de l’opinion publique.
Les formations d’opposition dénoncent un fonctionnement institutionnel fragilisé, évoquant une gouvernance à distance et un déficit de visibilité au sommet de l’État. Certaines voix critiques parlent d’un appareil exécutif tournant au ralenti, dans un contexte politique déjà marqué par des tensions et une demande croissante de réformes.
Face à ces accusations, les autorités maintiennent une ligne de défense ferme. Le gouvernement assure que le président continue d’exercer pleinement ses prérogatives depuis l’étranger, affirmant que les décisions stratégiques et le suivi des dossiers nationaux restent assurés sans interruption.
Cette situation ravive par ailleurs les débats autour de la succession présidentielle. La récente révision constitutionnelle ayant introduit la fonction de vice-président n’a, à ce jour, pas été suivie d’une nomination, laissant persister une incertitude institutionnelle.
Dans un climat politique caractérisé par des élections contestées, des annonces de remaniement en suspens et des échéances électorales régulièrement repoussées, une partie de la population exprime ouvertement son aspiration à un renouvellement de la gouvernance. Les spéculations sur l’ère post-Biya continuent ainsi de prendre de l’ampleur, au cœur du débat national.
AFRIQUE
NIGÉRIA – Une attaque sanglante fait au moins 30 morts dans un village
Une attaque d’une extrême violence a frappé le nord-ouest du Nigeria, où un groupe d’hommes armés a pris pour cible une localité de l’État de Kaduna. Le bilan provisoire fait état d’au moins une trentaine de victimes, parmi lesquelles plusieurs enfants, illustrant une nouvelle escalade de l’insécurité dans cette région déjà fragilisée.
Selon des sources locales concordantes, les assaillants ont mené une offensive brutale en ouvrant le feu de manière indiscriminée avant de mettre le feu à de nombreuses habitations. L’attaque s’est produite dans le village de Naridon, situé dans la zone administrative de Kauru. À ce stade, aucun groupe n’a officiellement revendiqué l’opération.
Cet épisode meurtrier s’inscrit dans un contexte sécuritaire particulièrement dégradé dans le nord-ouest et le centre du pays. Ces territoires sont régulièrement le théâtre d’attaques menées par des bandes armées, mais également par des organisations jihadistes telles que Boko Haram et ISWAP, actives dans plusieurs zones du nord nigérian.
Les autorités sont confrontées à une multiplication des violences, alimentées notamment par des enlèvements contre rançon, qui constituent une source de financement majeure pour ces groupes. Cette nouvelle attaque relance les inquiétudes quant à la capacité de l’État à endiguer durablement l’insécurité dans ces régions stratégiques.
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