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AFRIQUE

BENIN – Dernier meeting à Cotonou avant un scrutin décisif

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La campagne présidentielle au Bénin s’est achevée à Cotonou avec le dernier meeting du candidat du pouvoir, Romuald Wadagni, largement considéré comme favori à la veille du scrutin.

Devant plusieurs milliers de partisans, le ministre des Finances a clôturé une tournée nationale axée sur la continuité des réformes engagées sous la présidence de Patrice Talon. Désigné comme son successeur politique, il a promis d’intensifier la dynamique économique, appelant les électeurs à lui accorder leur confiance pour « aller encore plus loin » dans le développement du pays.

Au cœur de son discours : les performances macroéconomiques du Bénin, régulièrement cité parmi les économies les plus dynamiques de la région ces dernières années. Un argument central pour défendre le bilan du pouvoir et justifier la poursuite de sa politique.

Face à lui, Paul Hounkpè apparaît comme l’unique challenger, dans une campagne marquée par une faible intensité. L’absence du principal parti d’opposition, écarté du processus électoral faute de parrainages suffisants, a contribué à déséquilibrer le rapport de force.

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AFRIQUE

SÉNÉGAL – Ousmane Sonko élu président de l’Assemblée après sa rupture avec Bassirou Diomaye Faye

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Quatre jours seulement après son limogeage de la primature, Ousmane Sonko a rebondi politiquement en étant élu à la tête de l’Assemblée nationale. Une ascension rapide qui intervient dans un contexte de rupture ouverte avec le président Bassirou Diomaye Faye, avec qui les tensions s’étaient intensifiées ces derniers mois.

Porté par la large majorité de son parti, le Pastef, qui détient 130 des 165 sièges, Sonko a été confortablement installé au perchoir. Il succède à El Malick Ndiaye, qui a démissionné pour lui céder la place.

Un nouveau rapport de force institutionnel
Dans son premier discours, le nouveau président de l’Assemblée a tenté de rassurer sur ses intentions :
« L’Assemblée nationale ne sera pas une chambre d’enregistrement […] elle exercera pleinement son rôle de contre-pouvoir. »
S’il rejette toute volonté de « chaos institutionnel », Ousmane Sonko affirme clairement sa ligne : un Parlement actif, capable de bloquer les réformes jugées contraires à l’intérêt général. Une posture qui laisse présager une cohabitation tendue avec l’exécutif.

Un exécutif fragilisé, un Parlement renforcé ?
Dans la foulée, Bassirou Diomaye Faye a nommé Ahmadou Al Aminou Mohamed Lô comme nouveau Premier ministre, avec pour mission de تشكيل un gouvernement rapidement. Ce choix est perçu comme un signal d’ouverture envers les partenaires financiers, alors que le Sénégal fait face à une dette estimée à 132 % du PIB.
Les divergences entre les deux anciens alliés portent notamment sur :la gestion de la dette publique,les relations avec le Fonds monétaire international,la question du franc CFA et de la souveraineté économique.
Alors que le président privilégie une approche de négociation avec les bailleurs, Sonko défend une ligne plus souverainiste.

Une crise politique aux racines profondes
Les tensions entre les deux hommes remontent à plusieurs mois. Ousmane Sonko avait notamment critiqué :un « problème d’autorité » au sommet de l’État,la lenteur des poursuites contre des figures de l’ancien régime de Macky Sall,la gestion opaque de certains fonds politiques.
De son côté, Bassirou Diomaye Faye dénonçait une « personnalisation excessive » du pouvoir par son Premier ministre.

Une élection contestée par l’opposition
L’élection de Sonko n’a pas fait l’unanimité. La principale coalition d’opposition a boycotté le scrutin, dénonçant un « coup d’État institutionnel ». Le député Abdou Mbow estime notamment que Sonko ne pouvait légalement retrouver un mandat parlementaire.

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AFRIQUE

BENIN – Après Patrice Talon, le pari risqué de Romuald Wadagni entre sécurité et diplomatie

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L’accession au pouvoir de Romuald Wadagni marque une transition politique importante au Bénin, dans un contexte régional tendu mais en recomposition.

Désigné successeur de Patrice Talon, dont il fut l’un des piliers économiques en tant que ministre des Finances, Wadagni s’inscrit clairement dans une logique de continuité des réformes engagées depuis une décennie. Toutefois, son discours inaugural laisse apparaître une inflexion notable : une volonté de privilégier une approche plus pragmatique et moins conflictuelle dans la gestion des relations régionales.

Cette orientation s’est traduite symboliquement par la présence du Premier ministre du Niger, Ali Mahamane Lamine Zeine, lors de la cérémonie. Un signal politique fort, dans un contexte marqué ces derniers mois par des tensions entre les pays d’Afrique de l’Ouest, notamment avec les États membres de l’Alliance des États du Sahel (AES), à la suite des coups d’État militaires.

Sur le plan diplomatique, le nouveau président béninois a clairement posé les bases de sa doctrine : renforcer la coopération régionale, privilégier le dialogue et contribuer à la stabilité sous-régionale. Une ligne qui vise notamment à réchauffer les relations avec des voisins comme le Niger et le Burkina Faso, aujourd’hui dirigés par des régimes militaires et confrontés à une insécurité persistante.

Car au-delà des enjeux diplomatiques, Romuald Wadagni hérite aussi de défis internes majeurs. Le nord du pays reste exposé à des incursions de groupes armés liés au jihadisme sahélien, tandis que les inégalités socio-économiques continuent de creuser un fossé important malgré une croissance soutenue ces dernières années.

À 49 ans, il devra donc arbitrer entre continuité économique, adaptation sécuritaire et repositionnement géopolitique. Son mandat s’ouvre ainsi sur une équation complexe : maintenir la dynamique de développement tout en apaisant les tensions régionales et en répondant aux attentes sociales croissantes.

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AFRIQUE

RD CONGO – Nouvelle vague de frappes de drones à Kisangani

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En République démocratique du Congo, une nouvelle vague de frappes de drones illustre l’intensification du conflit, touchant aussi bien des zones sous contrôle gouvernemental que des positions rebelles.

Kisangani ciblée par plusieurs explosions
Dimanche en fin d’après-midi, aux alentours de 17h30, plusieurs détonations ont été enregistrées à l’aéroport de Bangboka, situé à Kisangani, dans la province de la Tshopo. Au total, neuf explosions ont été recensées entre dimanche soir et lundi matin, selon les autorités locales.
Ces incidents ont conduit à l’annulation de deux vols. Aucune perte humaine n’a été signalée à ce stade, mais l’ampleur des dégâts matériels reste encore à déterminer. Il s’agirait de la quatrième attaque visant cet aéroport stratégique, et la piste de frappes de drones est fortement privilégiée. Une enquête a été ouverte pour établir les responsabilités.

Des accusations croisées dans l’est du pays
Ces frappes interviennent dans un contexte de combats persistants dans l’est du pays. Le mouvement rebelle AFC/M23 accuse les forces gouvernementales d’avoir mené des attaques similaires contre ses positions au Nord-Kivu.
Plusieurs localités sont citées, notamment Rumangabo — où se situe le parc national des Virunga — ainsi que la zone minière de Rubaya, dans le territoire de Masisi, et certaines zones de Minembwe. Le groupe rebelle affirme que des infrastructures ont été touchées et que des civils figurent parmi les victimes.

Un cessez-le-feu fragilisé
Aucune des parties n’a officiellement revendiqué les frappes, mais les accusations réciproques se multiplient, fragilisant davantage le cessez-le-feu conclu en avril en Suisse. Cet accord semble de plus en plus violé, dans un contexte de méfiance persistante.
Le groupe de contact international pour la région des Grands Lacs — comprenant notamment la Belgique, la France, les États-Unis et l’Union européenne — a récemment condamné l’usage croissant des drones et la hausse des victimes civiles.

Une guerre qui s’intensifie depuis 2025
La région de l’est congolais est en proie à des violences chroniques depuis plus de trois décennies. Toutefois, les affrontements ont connu une nette escalade début 2025, lorsque les combattants du M23, soutenus par le Rwanda, ont pris le contrôle de villes stratégiques comme Goma et Bukavu, dépassant les forces gouvernementales.

Les drones, nouvel outil de guerre
Depuis plusieurs mois, l’usage des drones s’est imposé comme un élément central du conflit. Les forces armées congolaises ont acquis des drones d’attaque, notamment d’origine turque et chinoise, pour cibler les positions rebelles.
De leur côté, les combattants du M23 utilisent également cette technologie, visant des infrastructures stratégiques, comme l’aéroport de Kisangani, utilisé pour des opérations militaires et logistiques du gouvernement.

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