AFRIQUE
TCHAD – SOUDAN – N’Djamena ferme sa frontière face aux incursions armées
Le Tchad a décidé lundi de fermer sa frontière avec le Soudan jusqu’à nouvel ordre, invoquant des « incursions répétées » de groupes armés impliqués dans le conflit soudanais. N’Djamena affirme vouloir empêcher toute propagation des hostilités sur son territoire.
Dans un communiqué officiel, les autorités tchadiennes soulignent leur détermination à préserver l’intégrité territoriale du pays et à prévenir toute extension de la guerre. La décision intervient après l’attaque, ce week-end, de la localité d’Al-Tina, au Darfour, par les Forces de Soutien Rapide (FSR), qui ont revendiqué la prise de la ville frontalière.
Ce nouvel épisode s’inscrit dans une série de tensions transfrontalières. En janvier, une confrontation avec des éléments des FSR avait entraîné la mort de sept soldats tchadiens, accentuant les préoccupations sécuritaires de N’Djamena.
Le gouvernement tchadien affirme se réserver « le droit de riposter » en cas de violation de son territoire. Les déplacements de personnes et de marchandises sont suspendus, même si des dérogations strictement encadrées pourront être accordées pour des motifs humanitaires.
La fermeture intervient alors que le Tchad accueille déjà des centaines de milliers de réfugiés soudanais depuis le déclenchement du conflit en avril 2023. Entre impératif sécuritaire et pression humanitaire croissante, le pays se trouve confronté à un équilibre délicat à sa frontière orientale.
AFRIQUE
SÉNÉGAL – Révision constitutionnelle : l’article 17 redéfinit le mariage
La révision en cours de la Constitution du Sénégal franchit une étape significative avec la modification de l’article 17, désormais doté d’une portée normative renforcée.
Une définition explicite du mariage
Jusqu’ici centré sur la protection du mariage et de la famille par l’État, l’article 17 introduit désormais une précision majeure : le mariage est défini comme « l’union entre l’homme et la femme ».
Ce glissement marque un changement de paradigme. Le texte ne se limite plus à garantir une institution sociale, il en fixe désormais les contours juridiques de manière explicite.
Une évolution à forte portée juridique
En consacrant formellement le modèle hétérosexuel, le constituant opère un verrouillage normatif. À droit constant, cette disposition exclut toute reconnaissance d’autres formes d’union sans une nouvelle révision de la Constitution.
Autrement dit, toute évolution future en matière de statut du mariage nécessiterait une modification préalable de la norme fondamentale.
Un équilibre maintenu sur les autres volets
Le reste de l’article demeure inchangé. L’État conserve ses engagements en matière de protection sociale, sanitaire et de soutien aux familles, notamment en direction des personnes vulnérables et des femmes en milieu rural.
AFRIQUE
RD CONGO – La MONUSCO en mission à Goma pour relancer la paix
Le chef de la mission onusienne en République démocratique du Congo, James Swan, s’est rendu vendredi à Goma, épicentre des tensions dans l’est du pays, actuellement sous contrôle du groupe armé M23, accusé d’être soutenu par le Rwanda.
Une mission centrée sur les avancées diplomatiques
En déplacement dans le cadre de sa première tournée dans la région depuis sa nomination, le responsable de la MONUSCO est venu évaluer les progrès enregistrés dans les négociations en cours, notamment autour d’un protocole portant sur l’accès humanitaire et la protection judiciaire.
« Nous avons salué les avancées vers la signature de cet accord et encouragé les parties à respecter leurs engagements afin de mettre fin aux souffrances des populations civiles. »
Goma, point stratégique du processus de paix
Pour James Swan, la situation à Goma reste centrale dans les efforts de désescalade. La ville constitue un nœud stratégique pour la protection des civils et la mise en œuvre des initiatives de paix. Avant cette étape, le diplomate onusien s’était déjà rendu à Beni, Eringeti ainsi qu’à Bunia et Fataki, dans la province de l’Ituri, des zones également affectées par l’insécurité persistante.
Des conditions strictes pour un cessez-le-feu crédible
Le chef de la MONUSCO a insisté sur les prérequis indispensables à un suivi efficace du cessez-le-feu. Parmi les conditions évoquées : l’arrêt de l’utilisation de drones offensifs, la fin du brouillage et du détournement des signaux GPS, la liberté totale de mouvement pour les équipes onusiennes, l’accès aux aéroports et à l’espace aérien. Ces mesures visent à garantir le bon fonctionnement du mécanisme conjoint de vérification, essentiel pour instaurer un climat de confiance.
Une dynamique relancée par les pourparlers internationaux
Cette visite intervient une semaine après les discussions de Montreux, organisées dans le cadre du processus de Doha, avec la médiation du Qatar, des États-Unis et de l’Union africaine. L’objectif de ces négociations reste la consolidation du cessez-le-feu et la relance d’un processus politique durable dans l’est de la République démocratique du Congo.
AFRIQUE
KENYA – Vers un recours devant la Cour suprême sur l’avortement
Au Kenya, la Cour d’appel a rendu une décision majeure en retoquant un jugement précédent qui reconnaissait l’accès à l’avortement comme un droit constitutionnel. Une décision qui relance un débat sensible entre protection de la vie et droits reproductifs.
Une décision fondée sur le droit à la vie
Les juges ont estimé que l’avortement porte atteinte au droit à la vie tel que garanti par la Constitution kényane. En conséquence, ils rappellent que cette pratique demeure interdite, sauf dans des cas exceptionnels, notamment lorsque la vie de la mère est en danger. Cette interprétation marque un tournant par rapport à une lecture plus libérale des droits fondamentaux.
Un revirement par rapport à la Haute Cour
La décision de la Cour d’appel vient contredire celle rendue en 2022 par la Haute Cour, qui avait reconnu l’accès à l’avortement comme un droit fondamental. À l’époque, les juges avaient également jugé inconstitutionnelles les arrestations et poursuites visant les femmes et les professionnels de santé impliqués. Ce contraste met en évidence les tensions persistantes au sein du système judiciaire kényan sur cette question.
Une mobilisation des organisations de défense
Le Centre pour les droits reproductifs a vivement réagi, qualifiant cette décision de « revers ». L’organisation a annoncé son intention de porter l’affaire devant la Cour suprême, ouvrant la voie à un nouvel épisode judiciaire.
Un cadre légal toujours restrictif
Au Kenya, le Code pénal criminalise l’avortement, avec des peines pouvant aller jusqu’à 14 ans de prison pour tentative ou réalisation de l’acte.
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