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AFRIQUE

ÉTHIOPIE – À Addis-Abeba, les forces Soudanaises rejettent l’initiative de dialogue de Burhan

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La recherche d’une issue politique à la guerre au Soudan continue de se heurter à de profondes divergences. Réunis ce week-end à Addis-Abeba, en Éthiopie, plusieurs partis politiques, mouvements d’opposition et organisations de la société civile soudanaise ont affiché leur opposition à la proposition de dialogue national portée par le chef de l’armée, le général Abdel Fattah al-Burhan.

Les participants à cette rencontre ont notamment rassemblé des représentants du parti du Congrès national, du mouvement Umma, de la coalition civile Summud ainsi que plusieurs acteurs de la société civile engagés contre la poursuite du conflit. Dans une déclaration commune, ils ont estimé que le processus proposé par le pouvoir militaire ne constituait pas une véritable voie vers une résolution durable de la crise.

Selon les signataires, l’initiative défendue par Abdel Fattah al-Burhan risquerait surtout de renforcer la légitimité politique du chef de l’armée, arrivé au pouvoir à la faveur du coup d’État de 2021. Ils redoutent également que cette démarche ne contribue à installer durablement une division du territoire soudanais, alors que le pays est ravagé par les affrontements entre l’armée et les Forces de soutien rapide (FSR) dirigées par le général Mohamed Hamdan Dagalo, dit « Hemedti ».

L’absence des FSR lors de la réunion d’Addis-Abeba illustre toutefois la difficulté de réunir l’ensemble des protagonistes autour d’une même table. Malgré cette configuration, les participants ont voulu présenter leur initiative comme une alternative politique au processus défendu par les autorités militaires.

À l’issue de leurs discussions, les acteurs soudanais ont adopté une feuille de route articulée autour de trois priorités. La première consiste à instaurer rapidement un corridor humanitaire afin de faciliter l’acheminement de l’aide aux populations prises au piège du conflit. La deuxième vise l’obtention d’un cessez-le-feu permanent permettant de mettre un terme aux combats. La troisième prévoit la mise en place d’une gouvernance issue de la société civile, avec l’objectif de redonner aux acteurs civils un rôle central dans la transition politique.

Alors que la guerre continue de provoquer une crise humanitaire majeure et de fragiliser davantage l’unité du Soudan, les participants à la rencontre d’Addis-Abeba veulent ainsi replacer la question d’une transition civile au cœur des efforts de paix. Reste désormais à savoir si cette initiative pourra trouver un écho auprès des principaux acteurs militaires et contribuer à rapprocher des positions profondément antagonistes.

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AFRIQUE

COMORES – Métiers interdits aux étrangers : la communauté malgache s’inquiète

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Aux Comores, une nouvelle loi suscite l’inquiétude parmi les ressortissants étrangers exerçant dans le petit commerce. Adopté en juillet, le texte prévoit de réserver certaines activités professionnelles aux citoyens comoriens, une mesure qui menace notamment les commerçants malgaches installés dans les marchés de l’archipel.

À Volo Volo, principal marché de la capitale, plusieurs vendeurs étrangers redoutent désormais pour leur activité et leurs revenus. Parmi eux, Larissa Razafitiana, 37 ans, commercialise des chaussures et utilise une partie de ses revenus pour soutenir sa famille restée à Madagascar. Chaque mois, elle parvient à lui envoyer entre 50 et 100 euros.

L’entrée en vigueur de la nouvelle réglementation alimente cependant son inquiétude. « J’ai vraiment très peur », confie-t-elle, expliquant être venue aux Comores dans l’espoir de travailler et d’aider ses proches. Elle dénonce également les difficultés rencontrées par certains Malgaches pour obtenir ou renouveler leur statut professionnel.

Le texte n’est pas encore appliqué, mais ses conséquences pourraient être importantes. Selon les estimations avancées dans le pays, près de 20 000 ressortissants malgaches vivent aux Comores et pourraient être concernés par les nouvelles restrictions visant certaines activités commerciales.

Les autorités et leurs soutiens défendent néanmoins une mesure destinée, selon eux, à favoriser l’activité économique des Comoriens. Hamidou Mhoma, vice-président de la Nouvelle OPACO, rejette notamment les accusations de discrimination ou de xénophobie. Il présente la réforme comme une politique de « justice sociale » et estime que les investisseurs étrangers doivent prioritairement intervenir dans des secteurs où le pays manque de capitaux ou de compétences.

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AFRIQUE

ÉTHIOPIE – Le Premier ministre poursuit son mandat dans un climat sécuritaire explosif

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Abiy Ahmed entame une nouvelle étape à la tête du gouvernement éthiopien après la victoire de son Parti de la prospérité aux élections législatives de juin. Le Premier ministre conserve ainsi les commandes de l’exécutif alors que le pays est confronté à une nouvelle montée des tensions dans plusieurs régions du nord.

Âgé de 50 ans, Abiy Ahmed dirige l’Éthiopie depuis 2018. Sa reconduction intervient dans une période particulièrement délicate, marquée par la reprise des affrontements depuis le 23 septembre dans les régions du Tigré, de l’Afar et de l’Amhara.

Ces nouvelles violences ravivent le spectre du conflit qui avait opposé, entre 2020 et 2022, les forces fédérales éthiopiennes et leurs alliés aux combattants du Front de libération du peuple du Tigré (TPLF). La reprise des tensions fait craindre une nouvelle dégradation de la situation sécuritaire dans le nord du pays.

Dans ce contexte, les forces armées éthiopiennes ont repris le contrôle de Mékélé, capitale du Tigré, sans affrontements majeurs, avec l’appui de la Force de paix du Tigré, une faction dissidente du TPLF.

La reconduction d’Abiy Ahmed intervient donc alors que son gouvernement doit simultanément consolider son pouvoir politique et gérer une situation sécuritaire particulièrement fragile. La stabilisation du nord du pays devrait figurer parmi les principaux défis de son nouveau mandat.

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AFRIQUE

SÉNÉGAL – Fortes pluies : Le gouvernement déclenche un plan d’urgence

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Le gouvernement sénégalais renforce son dispositif face aux fortes pluies enregistrées ce week-end et aux risques d’inondations qui persistent dans plusieurs zones. Le Premier ministre Ahmadou Alhaminou Lo a réuni en urgence, ce lundi matin à la Primature, plusieurs membres du gouvernement ainsi que les responsables des services impliqués dans la gestion de la situation.

À l’issue de cette réunion, le chef du gouvernement a annoncé l’activation du plan d’urgence régional, alors que de nouvelles précipitations sont attendues lundi, mardi et mercredi. Les autorités entendent particulièrement surveiller les axes routiers, les zones de captage ainsi que les secteurs susceptibles de connaître des perturbations dans l’approvisionnement en eau et en électricité.

Le dispositif prévoit également l’intensification des opérations de dégagement dans les secteurs touchés afin de rétablir progressivement la circulation. Un mécanisme d’alerte et d’information des populations doit parallèlement être renforcé pour permettre une meilleure anticipation des risques.

La prise en charge des populations sinistrées constitue également une priorité. Le Premier ministre a demandé au ministère chargé de la Famille et des Solidarités de mettre en œuvre les mesures d’assistance nécessaires. Des opérations de distribution d’eau et de denrées alimentaires doivent débuter dès lundi dans les zones les plus affectées.

La situation fait également peser des incertitudes sur la rentrée scolaire. Le ministre de l’Éducation nationale a été chargé de procéder à une évaluation dans la région de Dakar. Un report pourrait être envisagé dans certaines zones si les eaux ne se retirent pas suffisamment pour garantir des conditions normales de reprise des cours.

Pour assurer un suivi permanent, un comité de veille sera mis en place aux côtés de l’état-major. Il devra surveiller l’évolution des intempéries et permettre aux autorités d’intervenir rapidement en cas de nouvelle dégradation.

Ahmadou Alhaminou Lo a enfin présenté ses condoléances aux familles endeuillées et réaffirmé la volonté de l’État d’accompagner les populations affectées par les intempéries.

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