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EUROPE

ESPAGNE – Une collision entre deux trains fait au moins 10 morts, le bilan pourrait s’alourdir

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Un grave accident ferroviaire a endeuillé l’Espagne après la collision entre deux trains dans la région de Castille-La Manche. Le drame s’est produit entre Urda et Los Yébenes, lorsqu’un train assurant la liaison entre Madrid et Séville a percuté par l’arrière un autre convoi immobilisé sur les voies.

La violence de l’impact a provoqué le déraillement de deux voitures, dont l’une a été lourdement éventrée. Des images aériennes montrent l’ampleur des dégâts et les équipes de secours mobilisées autour des rames accidentées pour porter assistance aux victimes.

La porte-parole du gouvernement régional de Castille-La Manche, Esther Padilla, a confirmé la mort de dix personnes. Elle a toutefois averti que le bilan humain pourrait encore augmenter au fur et à mesure de la progression des opérations de secours.

Les deux trains impliqués, exploités respectivement par RENFE et IRYO, transportaient au total 544 passagers. Le premier convoi comptait 397 voyageurs, tandis que le second en accueillait 147. Les circonstances précises de la collision n’ont pas encore été établies.

Les secours concentrent leurs interventions sur les voitures les plus endommagées, où des passagers pourraient encore se trouver piégés. Les blessés sont progressivement évacués vers les établissements hospitaliers pour y recevoir les soins nécessaires.

Face à la gravité de la situation, une unité militaire d’urgence a été déployée afin de renforcer les équipes déjà présentes sur place. Le trafic ferroviaire a également été interrompu sur plusieurs liaisons entre Madrid, Ciudad Real et l’Andalousie, perturbant les déplacements dans une partie du pays.

Le Premier ministre espagnol, Pedro Sánchez, a annulé ses engagements pour suivre l’évolution de la catastrophe et la réponse des autorités.

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ASIE

RUSSIE/AFRIQUE – Moscou renforce ses relations avec le Mozambique et la Libye

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En marge des rencontres diplomatiques organisées à Moscou, le président russe Vladimir Poutine a reçu mardi ses homologues africains, Daniel Francisco Chapo, chef de l’État mozambicain, et Mohamed al-Menfi, président du Conseil présidentiel libyen. Les discussions ont notamment porté sur le renforcement des relations bilatérales et les perspectives de coopération entre la Russie et ces deux pays.

L’entretien entre Vladimir Poutine et Daniel Francisco Chapo s’est déroulé à l’issue du huitième sommet du Forum des pays exportateurs de gaz. À cette occasion, le dirigeant russe a mis en avant la collaboration entre Moscou et Maputo au sein des organisations internationales, particulièrement aux Nations unies. Il a également salué la position du Mozambique sur plusieurs initiatives russes et son opposition aux actions qu’il qualifie de russophobes.

Cette rencontre illustre la volonté des deux pays de maintenir leur dialogue politique et de consolider leurs relations dans un contexte international marqué par des tensions géopolitiques.

Le même jour, Vladimir Poutine s’est entretenu avec Mohamed al-Menfi, à la tête d’une délégation libyenne. Le président russe a exprimé son souhait de développer davantage les projets communs entre les deux États, malgré les difficultés qui pèsent sur les relations internationales.

Le chef du Kremlin a notamment évoqué la progression des échanges bilatéraux et rappelé la tenue, en avril à Moscou, de la première réunion des coprésidents de la commission intergouvernementale mixte russo-libyenne. Il a appelé à une reprise rapide et complète des activités de cette instance afin de donner un nouvel élan à la coopération entre les deux pays.

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EUROPE

FRANCE – La France change de gueule : Elle est jeune, métissée, populaire, insolente, parfois bordélique par Franki Vasko

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Il fallait quand même avoir une sacrée paire de couilles pour débarquer à Châtelet, au milieu de lycéens remontés comme des pitbulls, avec un putain de chapeau de paille sur la tête.

Pas n’importe lequel !

Celui de Luffy. Le pirate de One Piece. Le gamin qui refuse de plier le genou devant les puissants, qui cogne sur les tyrans et dont le rêve est de devenir l’homme le plus libre du monde.

Et voilà Bally Bagayoko, maire LFI de Saint-Denis, au milieu de cette jeunesse qui en a ras le cul de se faire expliquer la République à coups de matraque.

Quelle image !

Pendant que les vieux croûtons de la politique française continuent de se branler intellectuellement sur les plateaux de télévision, un maire débarque avec le symbole d’un pirate japonais devenu l’étendard de la GenZ qui refuse de fermer sa gueule.

Et ce n’est pas qu’une histoire de manga.

C’est une histoire de codes. De culture. De reconnaissance. De cette putain de fracture entre une France qui vieillit dans ses certitudes et une autre qui grandit dans les quartiers, les lycées, les réseaux sociaux et les rues.

La nouvelle France, mes salauds !

Celle qui n’attend plus qu’un vieux monsieur en costume trois-pièces lui donne la permission d’exister.

Bally Bagayoko a compris quelque chose que beaucoup de professionnels de la politique n’ont toujours pas pigé : pour parler à la jeunesse, il faut commencer par comprendre son langage. Pas lui servir un discours rédigé par trois énarques constipés autour d’une machine à café.

Et attention ! Je ne suis pas en train de vous vendre Bally comme le nouveau messie de la République.

On a déjà assez donné avec les sauveurs de la patrie.

Un chapeau de paille ne fait pas une politique. Une photo avec des lycéens ne remplace ni un programme, ni des résultats, ni le courage de tenir ses engagements.

Mais les symboles ont parfois une puissance que les discours n’auront jamais.

Et celui-là raconte quelque chose.

D’un côté, une jeunesse qu’on voudrait docile, disciplinée, silencieuse, bien rangée dans les couloirs de Parcoursup avant de lui expliquer qu’elle coûte trop cher et qu’elle devra bosser jusqu’à crever.

De l’autre, des gamins qui répondent : allez vous faire foutre !

Et au milieu, Bally Bagayoko.

Un élu de La France insoumise qui ne semble pas avoir besoin de se déguiser en notable pour être pris au sérieux.

Évidemment, ça va faire chier du monde.

Les gardiens autoproclamés de la respectabilité républicaine vont probablement nous expliquer qu’un maire doit porter une cravate, parler comme un sous-préfet et surtout éviter de ressembler aux jeunes qu’il prétend représenter.

Ces gens-là préfèrent les costumes vides aux chapeaux pleins de sens.

Et c’est précisément là que le personnage devient intéressant.

Parce que derrière le chapeau de Luffy, il y a une bataille beaucoup plus sérieuse : celle de la représentation politique.

Qui a le droit d’incarner la France ? Qui décide de ce qu’est un élu respectable ? Pourquoi faudrait-il toujours emprunter les manières, les vêtements et le vocabulaire des mêmes vieux bourgeois pour avoir le droit de parler au nom du peuple ?

La France change de gueule.

Elle est jeune, métissée, populaire, insolente, parfois bordélique. Elle écoute du rap, regarde One Piece, connaît les injustices autrement que par les statistiques d’un rapport ministériel et n’a pas nécessairement envie de demander pardon pour ce qu’elle est.

Et LFI, qu’on l’aime ou qu’on la déteste, a compris qu’une partie de l’avenir politique se joue aussi dans cette France-là.

Mais gare à ne pas transformer cette jeunesse en simple décor électoral. Ces gamins ne sont pas des figurants destinés à remplir les meetings et les publications Instagram.

Ils veulent être entendus. Respectés. Et surtout, ils veulent des actes.

Alors Bally, garde ton chapeau si tu veux. Mais garde surtout le cap.

Parce que Luffy n’est pas devenu un symbole en faisant de belles photos avec son équipage.

Il l’est devenu parce qu’il refuse de laisser ses compagnons se faire écraser.

Et ça, putain, c’est autre chose qu’un accessoire de campagne.

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EUROPE

FRANCE – Lycéens dans la rue : 86 000 manifestants recensés hors de Paris

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La mobilisation des lycéens se poursuit en France, où le mouvement lancé depuis plusieurs semaines pour réclamer davantage de moyens dans l’Éducation nationale continue de prendre de l’ampleur. Mardi, des affrontements ont de nouveau opposé des manifestants aux forces de l’ordre, notamment aux abords de la place de la République à Paris, où la police a fait usage de gaz lacrymogène.

La contestation, qui s’est progressivement étendue à de nombreux établissements du pays, dépasse désormais le seul cadre des blocages de lycées. Des manifestations ont été organisées dans plusieurs villes françaises, réunissant lycéens, enseignants, parents et autres soutiens. Selon le ministère de l’Intérieur, 86 000 personnes avaient manifesté hors de Paris mardi matin, avant de nouveaux rassemblements dans la capitale dans l’après-midi.

Les revendications portent notamment sur les conditions d’enseignement, les effectifs dans les classes, le manque de personnel et l’état des établissements scolaires. Face à la mobilisation, les autorités ont renforcé le dispositif de maintien de l’ordre. Depuis le début de la semaine précédente, plus de 5 000 personnes avaient déjà été interpellées, dont une large majorité de mineurs, selon les chiffres communiqués par le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez.

Cette présence policière fait l’objet de vives critiques après plusieurs incidents ayant entraîné des blessures graves parmi les manifestants. Le cas le plus marquant concerne un adolescent de 15 ans blessé lundi 5 octobre à Lens : il a eu la main arrachée lors d’un incident impliquant une grenade utilisée par les forces de l’ordre. Une enquête de l’Inspection générale de la Police nationale (IGPN) a été ouverte afin d’établir précisément les circonstances des faits.

D’autres blessures ont également été recensées depuis le début de la mobilisation. Le ministère de l’Éducation nationale faisait état lundi de 215 élèves blessés, tandis que plusieurs enquêtes judiciaires ont été ouvertes pour examiner des faits mettant en cause l’intervention des forces de l’ordre. Des policiers ont eux aussi été blessés lors d’affrontements avec des manifestants.

Pour Léa Monimart, professionnelle de la petite enfance citée dans les médias, les lycéens doivent être considérés comme des acteurs à part entière du mouvement. Elle appelle notamment les adultes à écouter leurs revendications plutôt qu’à les réduire à leur âge.

Le gouvernement défend de son côté la nécessité de maintenir l’ordre face aux violences et aux dégradations constatées autour de certains établissements. Laurent Nuñez affirme que les forces de sécurité doivent intervenir lorsque des violences sont commises, tandis que ses détracteurs contestent certaines méthodes employées lors des opérations de dispersion et demandent que les circonstances des blessures les plus graves soient établies par les enquêtes en cours.

Le mouvement intervient dans un contexte politique particulièrement sensible, à quelques mois de l’élection présidentielle française. Alors que les blocages d’établissements et les manifestations se poursuivent, le gouvernement est confronté à un double enjeu : répondre aux revendications portant sur l’école tout en contenant les affrontements qui accompagnent désormais une partie des mobilisations.

La journée de mardi marque ainsi une nouvelle étape dans cette crise lycéenne, avec une mobilisation nationale importante et un débat de plus en plus vif sur les méthodes de maintien de l’ordre, la protection des mineurs et la réponse politique aux difficultés dénoncées dans les établissements scolaires.

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