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AFRIQUE

TAIWAN / ESWATINI – Le président Lai Ching-te consolide un partenariat diplomatique clé

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Le président taïwanais Lai Ching-te s’est rendu en visite d’État au Eswatini, l’un des derniers alliés diplomatiques de Taïwan, dans un contexte de pression accrue exercée par Chine.

Accueil officiel et échanges bilatéraux

À son arrivée, Lai Ching-te a été reçu avec les honneurs militaires au Mandvulo International Conference Hall, aux côtés du roi Mswati III. Les deux dirigeants ont ensuite tenu des discussions axées sur le renforcement de la coopération bilatérale.

Des accords concrets

La visite a été marquée par : la signature d’un accord d’assistance mutuelle en matière douanière;la publication d’un communiqué conjoint réaffirmant la solidité du partenariat. Ces initiatives traduisent la volonté des deux États de consolider leurs échanges économiques et institutionnels.

Un soutien diplomatique stratégique

Le roi Mswati III a réitéré le soutien de son pays à la participation de Taïwan sur la scène internationale. De son côté, Lai Ching-te a insisté sur le statut de souveraineté de l’île, affirmant qu’aucun État ne devrait entraver sa contribution aux affaires mondiales.

Un enjeu géopolitique majeur

Le Eswatini demeure aujourd’hui le seul pays africain à entretenir des relations diplomatiques officielles avec Taïwan. Cette relation est particulièrement stratégique pour Taipei, alors que Chine intensifie ses efforts pour isoler diplomatiquement l’île en incitant les États à reconnaître Pékin.

Lecture stratégique

Cette visite illustre :la volonté de Taïwan de préserver ses alliances restantes;l’importance symbolique et politique de l’Eswatini dans sa diplomatie;la rivalité persistante entre Taipei et Pékin pour la reconnaissance internationale

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AFRIQUE

SÃO TOMÉ-ET-PRÍNCIPE – L’opposition en tête, une coalition désormais incontournable

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À São Tomé-et-Príncipe, les résultats provisoires des élections législatives ouvrent une période de tractations politiques. Le Mouvement de libération de São Tomé-et-Príncipe (MLSTP) arrive en tête avec 24 sièges sur les 55 que compte l’Assemblée nationale, mais ne dispose pas à lui seul du nombre de députés nécessaire pour gouverner.

L’Action démocratique indépendante (ADI), formation du président Carlos Vila Nova, réélu à la tête du pays il y a deux mois, obtient environ 23 sièges et termine en deuxième position. Le reste des sièges revient au Mouvement des citoyens indépendants – Parti socialiste/Parti de l’unité nationale (MCI-PS/PUN), crédité de six élus, et au mouvement Basta, qui décroche deux sièges.

Avec 24 députés, le MLSTP reste à quatre sièges de la majorité absolue, fixée à 28 élus. Le parti devra donc trouver des partenaires pour constituer une majorité parlementaire et permettre la formation du prochain gouvernement.

Le MCI-PS/PUN apparaît ainsi comme l’une des formations clés des discussions à venir. Son dirigeant, Domingos Monteiro, a indiqué que son parti était prêt à dialoguer aussi bien avec le MLSTP qu’avec l’ADI. Il conditionne toutefois son soutien à des engagements portant notamment sur l’amélioration des conditions de vie de la population.

Dans le système politique de São Tomé-et-Príncipe, le président de la République désigne le gouvernement après les élections législatives, mais l’exécutif doit disposer d’un soutien parlementaire suffisant pour exercer durablement son mandat. Les prochains jours devraient donc être consacrés aux négociations destinées à dégager une majorité.

Les priorités du futur gouvernement seront également au cœur des discussions. L’emploi, l’émigration, les infrastructures, les services publics ainsi que l’accès à l’eau et à l’électricité figurent parmi les principales difficultés auxquelles l’archipel reste confronté.

La question du départ des jeunes constitue notamment un enjeu important. Selon des données de la Banque mondiale, près de 40 000 ressortissants de São Tomé-et-Príncipe, soit environ 18 % de la population, vivaient à l’étranger en 2025, notamment au Portugal, en Angola et au Gabon.

Le résultat des législatives marque ainsi une nouvelle étape politique pour l’archipel, quelques semaines seulement après la réélection de Carlos Vila Nova à la présidence de la République.

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AFRIQUE

AFRIQUE DU SUD – Les militants anti-immigration redescendent dans les rues

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Des militants du mouvement March and March ont manifesté ce mercredi en Afrique du Sud pour réclamer une nouvelle fois le départ des étrangers en situation irrégulière. Pancartes et slogans à l’appui, les protestataires ont renouvelé leurs revendications alors que plusieurs organisations avaient fixé au 30 septembre une échéance pour le départ des personnes sans titre de séjour.

À Durban, la mobilisation a notamment été soutenue par le mouvement dirigé par Jacinta Ngobese-Zuma, connu pour ses positions hostiles à l’immigration irrégulière. Plusieurs dizaines de personnes ont participé au rassemblement et scandé des slogans visant les étrangers en situation irrégulière. L’affluence est toutefois restée inférieure à celle observée lors de la précédente mobilisation organisée le 30 juin.

Le mouvement intervient alors que la question migratoire demeure particulièrement sensible en Afrique du Sud. D’après un décompte de l’AFP établi à partir des chiffres transmis par plusieurs gouvernements africains ayant organisé le retour de leurs ressortissants, plus de 200 000 personnes auraient quitté le territoire sud-africain.

Ces départs et les manifestations s’inscrivent dans un climat de tensions persistantes autour de l’immigration. Les précédentes mobilisations ont notamment été accompagnées d’épisodes de violences xénophobes. Les autorités sud-africaines évoquent au moins quatre décès liés à ces violences, tandis que certains gouvernements étrangers font état d’un bilan supérieur.

La question de l’immigration irrégulière continue ainsi de susciter de vifs débats en Afrique du Sud, sur fond de préoccupations liées à l’emploi, à l’accès aux services publics et à la situation économique.

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AFRIQUE

MAROC – Fatima Zahra El Mansouri devient la première femme à diriger le gouvernement

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Fatima Zahra El Mansouri entre dans l’histoire politique du Maroc en devenant la première femme appelée à diriger le gouvernement du royaume. Sa nomination intervient après la victoire du Parti Authenticité et Modernité (PAM), arrivé en tête des élections législatives avec 97 sièges sur les 395 que compte la Chambre des représentants.

Le roi Mohammed VI a officiellement chargé la responsable politique de former le prochain gouvernement. Cette décision constitue une première au Maroc et fait d’El Mansouri la deuxième femme à prendre la tête d’un gouvernement dans le monde arabe, après la Tunisienne Najla Bouden.

Âgée de 50 ans, Fatima Zahra El Mansouri possède déjà une longue expérience politique. Avocate de formation, elle a étudié à l’Université Mohammed V de Rabat avant de poursuivre son cursus en France puis aux États-Unis, où elle s’est spécialisée dans le droit des affaires et le droit des sociétés.

Son entrée en politique intervient avec la création du PAM en 2008. Un an plus tard, elle devient maire de Marrakech, une fonction qu’elle retrouvera après les élections locales de 2021. Elle s’impose progressivement comme l’une des principales figures féminines de la scène politique marocaine.

Entre 2021 et 2026, elle a également occupé le portefeuille de ministre de l’Aménagement du territoire national, de l’Urbanisme, de l’Habitat et de la Politique de la ville au sein du gouvernement dirigé par Aziz Akhannouch. En février 2024, elle devient coordinatrice de la coalition dirigeante du PAM, formation qui fonctionne depuis cette date avec une direction collégiale plutôt qu’autour d’un secrétaire général unique.

Avant sa désignation, son nom était notamment opposé à celui de Fouzi Lekjaa, autre personnalité influente du PAM et président de la Fédération royale marocaine de football. Après les élections, El Mansouri avait indiqué que le choix final appartenait au roi.

La Constitution marocaine prévoit que le souverain nomme le chef du gouvernement au sein du parti arrivé en tête des élections à la Chambre des représentants. Avec ses 97 sièges, le PAM reste toutefois loin de la majorité absolue fixée à 198 élus. La nouvelle cheffe du gouvernement devra donc négocier avec d’autres formations pour constituer une majorité parlementaire.

La composition de cette future coalition demeure incertaine. Le PAM entretient notamment des rapports difficiles avec le Rassemblement national des indépendants (RNI), qui dirigeait la précédente coalition gouvernementale dans laquelle le parti occupait une position de partenaire minoritaire.

Dans l’opposition, le Parti de la justice et du développement (PJD) a effectué un net retour électoral en obtenant 54 sièges, contre 13 lors du précédent scrutin. Porté notamment par le retour de son dirigeant Abdelilah Benkirane, ancien chef du gouvernement, le parti islamiste a annoncé qu’il entendait rester dans l’opposition et excluait une alliance avec le PAM.

La nomination de Fatima Zahra El Mansouri intervient également dans un contexte où les questions liées à la place des femmes dans la société marocaine continuent de faire débat. La nouvelle responsable du gouvernement s’est toutefois rarement exprimée publiquement sur les questions d’égalité entre les sexes au cours de sa carrière.

Interrogée avant sa nomination sur les éventuels aménagements que pourrait nécessiter la présence d’une femme aux côtés du roi lors de certaines cérémonies religieuses, notamment les prières du vendredi et de l’Aïd, El Mansouri avait choisi de mettre en avant le rôle du souverain. Elle avait notamment présenté Mohammed VI comme « le plus grand défenseur des femmes » au Maroc.

La nouvelle cheffe du gouvernement avait également rejeté l’étiquette de « femme de fer » qui lui était parfois attribuée. « Je ne suis ni une femme d’acier ni une femme de fer… Je suis une militante libre », déclarait-elle en 2021.

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