Connect with us

AFRIQUE

RD CONGO – BURUNDI : le poste stratégique de Kavimvira rouvre après deux mois de fermeture

Publie

le

Après plus de deux mois d’interruption, un point névralgique des échanges transfrontaliers entre la République démocratique du Congo et le Burundi a rouvert lundi matin. Le poste de Kavimvira, situé sur les rives du lac Tanganyika, a repris ses activités à 8 heures, selon le gouverneur du Sud-Kivu, Jean-Jacques Purusi.

Ce corridor stratégique relie la capitale économique burundaise, Bujumbura, à la ville d’Uvira, dans l’est congolais. Il joue un rôle central dans l’approvisionnement et les flux commerciaux régionaux.

Le poste-frontière avait été fermé en décembre, dans le contexte d’une nouvelle offensive du M23 dans l’est de la RDC. Selon plusieurs analystes, cette poussée visait notamment à affaiblir les lignes de soutien aux forces congolaises, en particulier autour d’Uvira. La séquence avait entraîné des déplacements massifs de populations vers le Burundi.

Malgré la fermeture terrestre, les échanges économiques n’avaient pas totalement cessé, certains flux se maintenant par voie lacustre. En janvier, le M23 s’est retiré d’Uvira, invoquant une demande des États-Unis, engagés dans une tentative de médiation entre Kinshasa et Kigali. Les autorités congolaises ont ensuite affirmé avoir rétabli leur contrôle sur la ville.

Si la réouverture de Kavimvira marque un signal d’accalmie, d’autres postes-frontières situés dans des zones où le M23 demeure actif restent fermés. La situation sécuritaire demeure donc fragile, malgré la reprise progressive des mouvements de retour signalés par des responsables burundais.

Continuer la lecture
Cliquez ici pour commenter

Laisser un commentaire

AFRIQUE

CAP VERT – L’opposition remporte les législatives et vise le pouvoir

Publie

le

Le Cap-Vert confirme une nouvelle fois sa vitalité démocratique. Le principal parti d’opposition, le Parti Africain pour l’indépendance du Cap-Vert, est arrivé en tête des élections législatives organisées dimanche, avec environ 46 % des suffrages, selon des résultats provisoires couvrant près de 98 % des bureaux de vote.

Son leader, Francisco Carvalho, a rapidement revendiqué la victoire. Il est désormais en position de devenir Premier ministre, succédant à Ulisses Correia e Silva, en poste depuis une décennie.

Une alternance dans un système parlementaire

Au Cap-Vert, le système politique repose sur un modèle parlementaire : le parti majoritaire à l’Assemblée nationale désigne le chef du gouvernement, véritable détenteur du pouvoir exécutif, tandis que le président joue un rôle d’arbitre institutionnel.

Selon les résultats provisoires, le PAICV obtient 33 sièges sur les 72 que compte le Parlement. Une majorité relative qui pourrait évoluer en majorité absolue — fixée à 37 sièges — une fois les derniers résultats issus de la diaspora et de certains bureaux encore en cours de dépouillement.

Dans sa première déclaration, Francisco Carvalho a salué une volonté de changement exprimée par les électeurs :
« Les Cap-Verdiens ont adhéré à notre vision d’un Cap-Vert pour tous. Il est temps d’ouvrir une nouvelle page et de construire un nouveau pays. »

Défaite du parti au pouvoir

Le Mouvement pour la démocratie, dirigé par Ulisses Correia e Silva, subit ainsi un revers après avoir remporté les législatives de 2016 et 2021. Le chef du gouvernement sortant, candidat à un troisième mandat, a reconnu sa défaite et félicité son adversaire.

« Ces résultats ne correspondent pas à nos objectifs », a-t-il déclaré, actant une alternance politique sans contestation.

Loin derrière, la troisième force politique, l’Union cap-verdienne indépendante et démocratique, ne décroche que deux sièges, confirmant la bipolarisation du paysage politique.

Un modèle démocratique en Afrique

Avec environ 550 000 habitants, cet archipel situé au large du Sénégal est souvent cité comme un exemple de stabilité démocratique sur le continent. Depuis l’introduction du multipartisme en 1991, les élections s’y déroulent sans violences ni crises majeures.

Le pays a également connu plusieurs périodes de cohabitation politique, notamment entre 2011 et 2016, puis entre 2021 et 2026, avec un président et un gouvernement issus de camps opposés.

Prochaine étape : la présidentielle

L’année électorale cap-verdienne se poursuivra en novembre avec l’élection présidentielle. Le chef de l’État sortant, José Maria Neves, soutenu par le PAICV, est candidat à sa réélection pour un second mandat de cinq ans.

Continuer la lecture

AFRIQUE

OUGANDA – Le président Yoweri Museveni promulgue une loi controversée contre l’influence étrangère

Publie

le

Le président ougandais Yoweri Museveni a promulgué une loi controversée sur la « protection de la souveraineté », marquant une nouvelle étape dans sa volonté affichée de limiter l’influence étrangère en Ouganda.

Adopté par le Parlement le 5 mai, le texte érige en infraction pénale la promotion des « intérêts d’un étranger au détriment des intérêts de l’Ouganda ». Il interdit également à toute personne ou organisation agissant pour le compte d’intérêts étrangers d’élaborer ou de mettre en œuvre des politiques sans l’autorisation préalable du gouvernement. Les contrevenants s’exposent à des sanctions pouvant aller jusqu’à dix ans de prison, assorties de lourdes amendes.

Une loi aux contours jugés flous

Plusieurs organisations de défense des droits humains dénoncent une formulation jugée vague et potentiellement dangereuse. Selon elles, ce cadre juridique pourrait permettre de criminaliser une large palette d’activités, y compris certaines formes d’opposition politique ou de plaidoyer citoyen.

Le gouvernement, de son côté, rejette ces critiques et accuse ses détracteurs d’exagérer l’impact du texte. Le président Museveni, au pouvoir depuis 1986, dénonce régulièrement ce qu’il considère comme des ingérences étrangères, accusant notamment certains opposants de bénéficier de financements extérieurs.

Pressions économiques et ajustements

Face aux inquiétudes exprimées par les partenaires économiques et financiers, plusieurs dispositions initiales ont été assouplies avant la promulgation. La version originale prévoyait notamment d’obliger tout citoyen ougandais recevant des fonds de l’étranger à s’enregistrer comme « agent étranger » et à déclarer systématiquement les montants perçus.

Cette mesure a été revue : elle ne s’applique désormais qu’aux individus recevant des financements à des fins politiques liées à des intérêts étrangers. Un ajustement visant à préserver les flux financiers essentiels pour l’économie nationale. Les transferts d’argent de la diaspora constituent en effet une source majeure de devises pour l’Ouganda. Une restriction trop stricte aurait pu fragiliser cet équilibre.

Inquiétudes des institutions internationales

Le gouverneur de la Banque centrale, Michael Atingi-Ego, avait tiré la sonnette d’alarme, estimant que la loi pourrait réduire significativement les entrées de capitaux et mettre en péril les réserves de change, évoquant même une « catastrophe économique ».

De son côté, la Banque mondiale avait également exprimé ses réserves concernant la version initiale du texte, soulignant le risque de voir criminalisées des activités de développement pourtant courantes. À ce stade, ni la Banque centrale ni la Banque mondiale ne se sont exprimées publiquement sur la version finale adoptée, laissant planer des incertitudes sur les conséquences réelles de cette réforme.

Continuer la lecture

AFRIQUE

RD CONGO – Alerte sanitaire : Goma isolée après un cas d’Ebola

Publie

le

L’inquiétude sanitaire et sécuritaire monte d’un cran dans la région des Grands Lacs. La frontière entre la République démocratique du Congo et le Rwanda, au niveau des villes de Goma et Gisenyi, a été fermée ce dimanche 17 mai, dans un contexte marqué par la confirmation d’un cas d’Ebola à Goma.

Selon plusieurs témoignages recueillis sur place, les mouvements de population, habituellement très denses sur cet axe stratégique, ont été brusquement interrompus dès les premières heures de la journée. Des habitants ont indiqué s’être vu refuser le passage, alors même que cette frontière constitue l’un des points de transit les plus actifs de la région.

Jusqu’à présent, aucune communication officielle n’a été publiée ni par les autorités rwandaises ni par le M23, qui contrôle la ville de Goma depuis l’année dernière. Ce silence entretient les spéculations sur les motivations exactes de cette décision.

Contacté par MediaCongo, un agent en poste à la grande barrière de Goma a confirmé la situation :
« Le Rwanda n’autorise plus les entrées sur son territoire depuis ce matin. Les mouvements dans les deux sens sont bloqués. »

Contexte sanitaire sous haute tension

Cette fermeture intervient alors que l’Organisation mondiale de la santé a récemment classé l’épidémie d’Ebola de type Bundibugyo, touchant la RDC et l’Ouganda, comme une urgence de santé publique de portée internationale. Une décision qui traduit la gravité de la situation et le risque de propagation transfrontalière.

Dans cette région où les échanges quotidiens entre Goma et Gisenyi sont essentiels pour l’économie locale — commerce, travail, approvisionnement — une telle mesure pourrait avoir des conséquences immédiates sur les populations.

Une mesure préventive ?

Pour de nombreux observateurs, la fermeture de la frontière s’apparente à une mesure préventive visant à contenir la propagation du virus. Le virus Ebola, hautement contagieux et potentiellement mortel, nécessite des réponses rapides, notamment dans des zones à forte mobilité humaine.

Toutefois, l’absence de communication officielle alimente les inquiétudes, d’autant plus que la situation sécuritaire reste fragile dans l’est de la RDC, déjà marqué par la présence de groupes armés et des tensions persistantes.

Continuer la lecture
Advertisement
Advertisement

DERNIERS ARTICLES

FACEBOOK

PUB

NEWS +