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AFRIQUE

NIGÉRIA – Bola Ahmed Tinubu veut faire baisser les tarifs de transport grâce au GNC

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Le gouvernement nigérian veut accélérer la baisse du coût des déplacements dans le pays. Le président Bola Ahmed Tinubu et les gouverneurs des États fédérés ont convenu de mettre en œuvre rapidement des mesures destinées à réduire les tarifs de transport, notamment grâce au développement du gaz naturel comprimé (GNC) et des véhicules électriques.

À l’issue d’une réunion tenue jeudi avec le Forum des gouverneurs, le chef de l’État a indiqué que les autorités locales avaient accepté de prendre des dispositions immédiates pour alléger les dépenses de mobilité des populations. L’objectif affiché est de commencer à faire bénéficier les usagers de tarifs réduits à partir du 1er octobre. Pour Bola Tinubu, la logique est simple : la diminution du coût du carburant doit se répercuter sur les prix pratiqués par les transporteurs. Les mesures devraient concerner en priorité les déplacements à l’intérieur des différents États, secteur dans lequel les autorités locales disposent de leviers importants pour agir directement sur les tarifs.

Cette stratégie s’appuie notamment sur la transition vers le GNC, présentée par Abuja comme une alternative moins coûteuse à l’essence. À travers l’Initiative présidentielle pour le GNC, plus de 120 000 véhicules auraient déjà été convertis à travers le pays. Plus de 100 000 kits supplémentaires sont par ailleurs en cours de production afin d’accélérer cette transformation du parc automobile. En parallèle, le gouvernement poursuit le développement des infrastructures nécessaires à l’utilisation de ce carburant. Des centres de conversion et des stations de ravitaillement sont progressivement déployés dans plusieurs régions du pays.

Le Fonds pour les infrastructures gazières en amont et en aval finance actuellement plus d’une centaine de projets liés au secteur gazier. Le programme comprend notamment 15 stations-mères de GNC et 86 stations-filles destinées à renforcer le réseau d’approvisionnement. Quatre installations ont déjà été inaugurées en mai à Lagos, Abuja et Owerri. Parmi les infrastructures annoncées figurent un réseau de 15 stations à Lagos ainsi qu’une installation située à Abuja, capable de prendre en charge quotidiennement jusqu’à 1 000 voitures et tricycles, ainsi que 50 camions et autobus.

Abuja veut désormais aller plus loin. Bola Tinubu a ordonné la mise en place de 500 nouvelles stations de ravitaillement en GNC, qui viendront s’ajouter aux 500 déjà commandées. Le programme national prévoit ainsi un millier de stations afin d’étendre progressivement l’accès au carburant dans l’ensemble du pays. Le président affirme qu’un véhicule fonctionnant au GNC peut permettre de réduire de 60 à 80 % les dépenses liées au carburant par rapport à un véhicule utilisant de l’essence. Une économie qui, selon les autorités, devrait contribuer à réduire les coûts supportés par les transporteurs et, à terme, par les passagers.

Pour assurer le suivi des engagements pris lors de la réunion, un comité réunissant des représentants du gouvernement fédéral et des États sera mis en place. Sa mission sera notamment de veiller à l’application effective des mesures annoncées. Alors que le coût des transports continue de peser sur le budget des ménages nigérians, l’exécutif veut désormais transformer les économies liées aux nouvelles sources d’énergie en baisse concrète des tarifs. Tinubu appelle ainsi les différents niveaux de gouvernement à coordonner leurs efforts pour que la transition énergétique bénéficie directement aux usagers.

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AFRIQUE

ÉTHIOPIE – Des soldats érythréens signalés au Tigré, la tension monte d’un cran

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Des soldats érythréens auraient pénétré ces derniers jours dans le nord de l’Éthiopie, notamment autour d’Adigrat, dans la région du Tigré, selon des responsables locaux et plusieurs habitants cités mercredi. Ces informations interviennent alors que les combats entre le Front de libération du peuple du Tigré (TPLF) et les forces fédérales éthiopiennes se poursuivent et que les relations entre Addis-Abeba et Asmara se sont brutalement détériorées.

Le conflit, relancé le 23 septembre, rappelle les affrontements qui avaient ravagé le Tigré entre 2020 et 2022. Après plusieurs jours de combats, les forces fédérales éthiopiennes et leurs alliés ont repris le contrôle de Mekelle, la capitale régionale, à la suite du retrait des combattants du TPLF. Les forces favorables au gouvernement ont également progressé dans plusieurs secteurs de la région.

C’est dans ce contexte qu’une présence de militaires érythréens est désormais signalée dans le nord du Tigré. Plusieurs sources ont indiqué à l’AFP que des soldats venus d’Érythrée se trouvaient à Adigrat, à environ 115 kilomètres au nord de Mekelle, et auraient commencé à se déplacer vers le sud. Un responsable local, s’exprimant sous couvert d’anonymat, affirme que ces militaires sont présents depuis plusieurs jours et que leur arrivée suscite une forte inquiétude parmi les habitants.

Des témoins interrogés sur place disent avoir vu des soldats portant des uniformes érythréens circuler dans la ville. L’un d’eux affirme avoir aperçu des militaires à bord de camions et de véhicules militaires se dirigeant vers le sud, notamment en direction d’Idaga Hamus. Des armes lourdes auraient également été observées. Ces témoignages n’ont toutefois pas pu être vérifiés de manière indépendante.

Le commandant de la Tigray Peace Force, une milice alliée aux forces fédérales, a lui aussi affirmé que des troupes érythréennes étaient entrées au Tigré, équipées d’armes lourdes. De son côté, le gouvernement éthiopien accuse depuis plusieurs jours l’Érythrée de soutenir les forces opposées à Addis-Abeba. Asmara rejette ces accusations et conteste la présentation faite par les autorités éthiopiennes.

Cette nouvelle tension intervient alors que les relations diplomatiques entre les deux pays ont été rompues. Addis-Abeba a annoncé la fermeture de son ambassade en Érythrée et l’expulsion de dix diplomates érythréens, leur reprochant des activités considérées comme une menace pour la sécurité nationale. Asmara a ensuite annoncé la rupture de ses relations diplomatiques avec l’Éthiopie.

Au cœur de cette confrontation figure également la question de l’accès éthiopien à la mer Rouge. L’Éthiopie, pays enclavé depuis l’indépendance de l’Érythrée, considère cet accès comme un enjeu stratégique majeur. Asmara redoute pour sa part que les ambitions maritimes d’Addis-Abeba ne débouchent sur une intervention contre son territoire. Cette rivalité s’ajoute aux accusations croisées d’ingérence et de soutien à des groupes armés.

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AFRIQUE

SÉNÉGAL – Fortes pluies : La rentrée scolaire reportée au 12 octobre

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La rentrée scolaire 2026-2027 n’aura finalement pas lieu à la date initialement prévue. Face aux conséquences des fortes pluies enregistrées ces derniers jours dans plusieurs régions du Sénégal, le ministère de l’Éducation nationale a décidé de reporter la reprise des cours au lundi 12 octobre, alors qu’elle était programmée pour le mercredi 7 octobre. La mesure concerne l’ensemble du territoire national.

Dans son communiqué, le ministère explique cette décision par l’évolution de la situation météorologique et la nécessité de garantir la sécurité des élèves. Le délai supplémentaire doit également permettre aux services concernés de poursuivre les opérations de nettoyage, d’assainissement et de remise en état des établissements affectés par les intempéries.

Les fortes précipitations enregistrées au cours du week-end ont provoqué des inondations dans plusieurs localités et perturbé le fonctionnement de nombreuses infrastructures. Dans la région de Fatick, un rapport établi par les services du ministère fait état de 77 établissements scolaires touchés par l’hivernage. Les dégâts concernent notamment des cours d’école, des salles de classe, des toilettes et des murs de clôture, tandis que certaines toitures ont également été endommagées par les intempéries.

À Dakar, les pluies ont également entraîné d’importantes difficultés dans plusieurs quartiers, avec des routes submergées et des perturbations de la circulation. Face à la persistance des risques liés aux précipitations, les autorités ont renforcé le dispositif de gestion des inondations et placé plusieurs zones sous surveillance.

Le report de la rentrée intervient alors que le gouvernement avait déjà inscrit la préparation de l’année scolaire parmi ses priorités. Lors du Conseil des ministres du 30 septembre, le président Bassirou Diomaye Faye avait demandé au gouvernement de prendre les dispositions nécessaires pour assurer une rentrée dans de bonnes conditions et garantir la continuité des enseignements. Le chef de l’État avait également insisté sur la réhabilitation des infrastructures scolaires et l’amélioration du cadre d’apprentissage.

Le ministère de l’Éducation nationale appelle désormais l’ensemble des acteurs de la communauté scolaire à se mobiliser afin de permettre une reprise effective des cours dans les meilleures conditions. Les opérations de remise en état devront notamment permettre de sécuriser les établissements qui ont été directement affectés par les eaux.

Ce report intervient dans un contexte où les autorités poursuivent leurs opérations de gestion des conséquences des dernières pluies. Le gouvernement suit notamment l’évolution de la situation dans les zones les plus exposées et travaille à la remise en état des infrastructures touchées.

La nouvelle date fixée au 12 octobre doit ainsi donner aux établissements concernés le temps nécessaire pour retrouver des conditions d’accueil compatibles avec la reprise des enseignements. L’objectif affiché par les autorités reste de permettre aux élèves et aux personnels de rejoindre les écoles dans des conditions de sécurité satisfaisantes.

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AFRIQUE

GHANA – Accra lance sa candidature officielle pour rejoindre les BRICS

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Le Ghana s’apprête à franchir une nouvelle étape dans sa politique de diversification des partenariats internationaux. Le Conseil des ministres a approuvé la candidature du pays aux BRICS, a annoncé mardi 6 octobre le ministre ghanéen des Affaires étrangères, Samuel Okudzeto Ablakwa.

L’annonce a été faite à Accra lors d’une conférence de presse conjointe avec le ministre indien des Affaires étrangères, Subrahmanyam Jaishankar, en visite officielle au Ghana. Selon Samuel Okudzeto Ablakwa, le gouvernement prépare désormais le dépôt formel de la candidature et entend solliciter l’appui des membres actuels du groupe.

Accra avait déjà approché New Delhi afin d’obtenir son soutien dans cette démarche. Le ministre indien a indiqué que son pays était favorable aux aspirations du Ghana, tout en soulignant que toute nouvelle adhésion devait faire l’objet d’un examen collectif par l’ensemble des membres des BRICS.

Pour les autorités ghanéennes, cette démarche répond à la volonté d’élargir les possibilités de coopération économique et diplomatique. Samuel Okudzeto Ablakwa estime que l’adhésion au groupe permettrait au Ghana de disposer de davantage d’options en matière de partenariats, d’investissements, d’industrialisation et de valorisation de ses ressources naturelles.

Le gouvernement de John Dramani Mahama précise toutefois que cette orientation ne signifie pas une rupture avec les partenaires traditionnels du pays. Accra entend maintenir ses relations avec des institutions telles que le Fonds monétaire international et la Banque mondiale, tout en développant davantage ses liens avec les pays du Sud.

L’Inde, le Brésil et la Chine figurent parmi les partenaires que le Ghana souhaite davantage mobiliser. Samuel Okudzeto Ablakwa a notamment souligné l’évolution des échanges commerciaux entre le Ghana et l’Inde, ainsi que les perspectives de coopération dans plusieurs secteurs.

La candidature ghanéenne intervient alors que les BRICS ont considérablement élargi leur composition. Le groupe compte actuellement onze membres à part entière : Brésil, Chine, Égypte, Éthiopie, Inde, Indonésie, Iran, Russie, Arabie saoudite, Afrique du Sud et Émirats arabes unis. L’Indonésie a rejoint le groupe en 2025, après l’élargissement intervenu en 2024.

Le Ghana devra désormais engager la procédure officielle et convaincre les membres du groupe de soutenir son admission. L’appui exprimé par l’Inde constitue un premier soutien diplomatique, mais ne préjuge pas de l’issue du processus, qui devra être examiné collectivement par les BRICS.

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