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AFRIQUE CENTRALE

ANGOLA : Le parti au pouvoir a gagné.

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Le parti au pouvoir, le Mouvement populaire pour la libération de l’Angola (MPLA), a remporté les élections générales disputées mercredi 23 août 2017.

Ce parti est arrivé en tête pour les élections générales avec plus de 64% des suffrages, c’est ce qu’a annoncé jeudi 24 août, la Commission nationale électorale (CNE).

Le MPLA l’Unita (Union nationale pour l’indépendance totale de l’Angola) et la Casa-CE, les deux grands challengers ont respectivement recueilli 24,04% et 8,56% des voix exprimées.

Le MPLA au pouvoir depuis l’indépendance arrachée par l’Angola au Portugal en 1975, à savoir depuis quatre décennies, permettra à son candidat Joao Lourenço de succéder au président José Eduardo dos Santos à la tête du pays. A noter que ce dernier a décidé de quitter le pouvoir après un règne sans partage de trente-huit ans.

Grâce à ce scrutin qui a été très contesté, le MPLA conserve ainsi sans surprise la majorité absolue des 220 sièges du Parlement angolais.

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AFRIQUE

TCHAD – La condamnation d’opposants ravive les tensions politiques

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Au Tchad, la condamnation à huit ans de prison de huit responsables de la coalition d’opposition GCAP, prononcée le 8 mai 2026, suscite une vive polémique et ravive les tensions politiques. Cette décision judiciaire est largement perçue par l’opposition comme un nouveau signe de durcissement du pouvoir à l’égard des voix dissidentes.

Plusieurs figures politiques dénoncent une dérive autoritaire et s’inquiètent d’un recul notable des libertés publiques. Si certains affirment ne pas avoir été surpris par ce verdict, beaucoup y voient la confirmation d’un climat de plus en plus hostile à toute forme de contestation.

Alifa Younous Mahamat, coordinateur en Europe du Parti socialiste sans frontière, met en cause les conditions du procès, estimant qu’elles ne respectent pas les standards d’une justice équitable. Selon lui, cette condamnation s’inscrit dans une série d’actions visant à réduire au silence les opposants.

Le responsable politique rappelle une succession d’événements marquants pour l ოპოზposition : la condamnation de Succès Masra, la déchéance de nationalité visant certains militants en exil, ainsi que la situation du PSF, durement touché ces dernières années. Son leader, Yaya Dillo, a été tué en 2024 lors d’une opération militaire contre le siège du parti, tandis que son secrétaire général, Robert Gam, a quitté le pays après plusieurs mois de détention au secret.

Pour Alifa Younous Mahamat, ces éléments traduisent une instrumentalisation de la justice à des fins politiques, au détriment du pluralisme et de l’alternance démocratique.

Une opposition sous pression croissante

Du côté de l’opposition parlementaire, Albert Pahimi Padacké, président du Rassemblement national des démocrates tchadiens (RNDT), analyse cette décision comme le reflet d’une stratégie plus globale du pouvoir.

Selon lui, depuis l’instauration de la cinquième République, le Mouvement patriotique du salut (MPS) aurait engagé une campagne systématique contre les opposants. Il évoque une volonté de concentration du pouvoir qui, selon lui, traduirait une certaine fragilité du régime en place.

Le député reconnaît également un climat de crainte grandissant au sein de la classe politique, affirmant redouter lui-même d’éventuelles poursuites judiciaires ou arrestations.

Inquiétudes sur l’état des libertés

Ces condamnations viennent renforcer les préoccupations autour de l’état de l’espace démocratique au Tchad. Pour de nombreux observateurs et acteurs politiques, la multiplication des arrestations, des poursuites judiciaires et des restrictions visant les mouvements politiques témoigne d’un rétrécissement progressif des libertés d’expression et d’action.

Dans ce contexte, l’évolution de la situation politique tchadienne reste suivie de près, tant au niveau national qu’international, alors que les appels au respect des droits fondamentaux et à l’ouverture démocratique se multiplient.

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AFRIQUE

TCHAD – Huit opposants condamnés, la tension politique monte

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Au Tchad, la pression judiciaire contre l’opposition franchit un nouveau cap. Huit figures de l’opposition ont été condamnées à huit ans de prison, selon leur avocat, à l’issue d’un procès dénoncé comme politique par leurs soutiens.

Arrêtés à N’Djamena quelques jours avant une marche de protestation interdite, les accusés — membres d’un mouvement ayant contesté l’élection du président Mahamat Idriss Déby — étaient poursuivis pour « association de malfaiteurs, rébellion et détention illégale d’armes de guerre ». Leur avocat, Moussa Adoum, a rejeté en bloc ces accusations, évoquant des « infractions inexistantes » et annonçant un recours en appel.

Ces condamnations s’inscrivent dans un contexte politique tendu depuis l’arrivée au pouvoir de Mahamat Déby en 2021, après la mort de son père Idriss Déby Itno. Depuis, plusieurs figures de l’opposition ont été poursuivies ou emprisonnées.

Le cas de Succès Masra illustre cette dynamique. Ancien Premier ministre et principal opposant, il a été condamné en mai 2025 à 20 ans de prison pour « incitation à la haine », un verdict critiqué par Human Rights Watch qui y voit un procès à motivation politique.

La situation s’est encore tendue avec la dissolution du GCAP, décidée par la Cour suprême. Cette coalition, qui regroupait plusieurs partis et acteurs de la société civile, appelait au boycott de l’élection présidentielle de 2024 et dénonçait un « climat de terreur » marqué par intimidations et restrictions des libertés publiques.

En toile de fond, une réforme constitutionnelle adoptée récemment permet désormais au président d’exercer des mandats illimités de sept ans. Une mesure vivement critiquée par l’opposition, qui y voit une dérive autoritaire susceptible d’ancrer durablement le pouvoir en place.

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AFRIQUE

BURUNDI – La présidentielle prévue en mai 2027

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Le Burundi se prépare à une nouvelle échéance électorale sous haute tension. La commission électorale a annoncé la tenue de l’élection présidentielle le 3 mai prochain, une décision immédiatement contestée par l’opposition, absente lors de la réunion officielle.

Dans une déclaration commune, les partis opposés au pouvoir ont vivement critiqué l’organe électoral, estimant que, « de par sa composition et sa conduite », il ne garantit ni transparence ni équité. Ils dénoncent également des préparatifs jugés « prématurés et inappropriés » en l’absence d’un dialogue politique inclusif.

Le calendrier électoral prévoit la publication des résultats définitifs le 18 mai, suivie de l’investiture du président élu le 18 juin. En cas de second tour, celui-ci se tiendrait le 1er juin, pour des résultats annoncés le 16 juin.

Au cœur de ce processus, le président sortant Évariste Ndayishimiye apparaît comme le grand favori. À la tête du pays depuis 2020, après la disparition de Pierre Nkurunziza, il a progressivement consolidé son pouvoir tout en tentant de réduire l’influence de certains hauts gradés de l’armée.

Âgé de 57 ans, il a été officiellement investi en avril par le parti au pouvoir, le CNDD-FDD, et aborde ce scrutin avec une position largement dominante.

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