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AFRIQUE

MAROC – Fouzi Lekjaa défend la décision de la CAF

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Le Maroc est enfin sorti du silence, plusieurs semaines après son communiqué publié au lendemain de la décision du Jury d’Appel de la Confédération Africaine de Football. Ce jeudi, le président de la Fédération Royale Marocaine de Football, Fouzi Lekjaa, est monté au créneau pour défendre la position marocaine.

Depuis plusieurs semaines, la Confédération Africaine de Football est au cœur des débats à la suite de cette décision controversée. Une situation qui a poussé la Fédération Sénégalaise de Football à introduire un recours auprès du Tribunal Arbitral du Sport, afin de contester le verdict.

Jusqu’ici discret, le camp marocain a finalement pris la parole. Dans des propos relayés par Al3omk et repris par Foot Mercato, Fouzi Lekjaa a détaillé les fondements de la décision :

« Le Maroc a des arguments convaincants et documentés. Tous les éléments liés à l’incident ont été consignés avec précision, à travers des rapports officiels et des enregistrements vidéo, dans le respect des lois en vigueur. Le retrait de l’équipe sénégalaise est officiellement établi sur la base du rapport de l’arbitre, ainsi que des images documentant les circonstances. La confirmation de ce retrait s’inscrit dans le cadre de l’article 84 du règlement disciplinaire de la CAF, qui a servi de base juridique pour entériner la victoire du Maroc en finale de la CAN 2025 », a-t-il expliqué.

Le président de la Fédération Royale Marocaine de Football a également précisé que le Maroc avait accepté de reprendre la rencontre malgré la sortie des Sénégalais, estimant qu’un refus aurait exposé son équipe à des sanctions similaires.

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AFRIQUE

GUINÉE-BISSAU – 70 % de « oui » : le président obtient de nouveaux pouvoirs

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La Guinée-Bissau ouvre la voie à une profonde transformation de ses institutions. Les électeurs ont approuvé à 70 % la nouvelle Constitution soumise à référendum dimanche, selon les résultats annoncés mardi par la Commission électorale nationale. Le texte prévoit notamment de renforcer considérablement les prérogatives du président de la République, quelques mois avant les élections générales censées marquer le retour à un pouvoir civil.

Le référendum intervient moins de dix mois après le coup d’État qui a porté l’armée au pouvoir dans ce petit pays d’Afrique de l’Ouest. Une élection présidentielle est désormais prévue le 6 décembre, dans le cadre du processus de transition engagé par les autorités militaires.

La nouvelle Constitution bouleverse notamment l’équilibre entre la présidence, le gouvernement et le Parlement. Le chef de l’État pourra désormais nommer et limoger le Premier ministre ainsi que les membres du gouvernement. Il disposera également du pouvoir de dissoudre le Parlement.

Le système précédent prévoyait que le Premier ministre soit issu de la majorité parlementaire. Un mécanisme qui avait régulièrement alimenté les tensions institutionnelles et les périodes de cohabitation difficiles dans un pays déjà marqué par une forte instabilité politique.

Les autorités de transition présentent cette réforme comme un moyen de mettre fin aux blocages institutionnels et de renforcer la stabilité avant le retour aux urnes. Le général Horta N’Tam, chef de la junte et président de la transition, avait lui-même participé au vote dimanche, appelant notamment les jeunes à se mobiliser massivement.

Le dirigeant militaire ne pourra toutefois pas se présenter à la prochaine présidentielle, conformément à la charte de transition qu’il défend.

L’adoption de la réforme ne fait cependant pas l’unanimité. Une partie de l’opposition et de la société civile avait appelé au boycott du référendum, dénonçant notamment des restrictions des libertés publiques et contestant la légitimité d’une révision constitutionnelle conduite par un pouvoir de transition non élu.

La mobilisation électorale semble d’ailleurs avoir été limitée dans plusieurs zones. À Bissau, des bureaux de vote visités par l’AFP ont enregistré une fréquentation faible et irrégulière au cours de la journée. Les fortes pluies enregistrées dans la matinée ont également compliqué la participation.

Malgré ces réserves, Carmen Izaura Lobo, présidente de la Commission électorale nationale, a défendu la crédibilité du scrutin. Elle a salué l’organisation du vote et le travail des équipes électorales, mettant également en avant la transparence du processus.

Cette réforme intervient dans un pays particulièrement habitué aux ruptures politiques. L’armée avait pris le pouvoir en novembre dernier, quelques jours seulement après une élection présidentielle, renversant Umaro Sissoco Embaló et interrompant le processus électoral.

Depuis son indépendance en 1974, la Guinée-Bissau a connu cinq coups d’État ainsi que plusieurs tentatives de renversement du pouvoir. L’adoption de la nouvelle Constitution constitue donc un tournant majeur, mais son véritable impact dépendra désormais de la capacité des autorités de transition à organiser des élections crédibles et à garantir un retour durable au pouvoir civil.

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AFRIQUE

ZAMBIE – Hakainde Hichilema entame son second mandat alors que son rival est en prison

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La Zambie entame un nouveau chapitre politique sous tension. Hakainde Hichilema a officiellement prêté serment mardi pour un deuxième mandat à la tête du pays, quelques jours seulement après une présidentielle dont les conditions de déroulement continuent de susciter de vives critiques.

La cérémonie d’investiture s’est tenue à Lusaka devant plusieurs milliers de sympathisants de l’United Party for National Development (UPND), vêtus pour la plupart aux couleurs rouges du parti présidentiel. La présence de dirigeants africains était toutefois limitée, selon les images diffusées par la télévision publique.

D’après les résultats officiels, Hakainde Hichilema, âgé de 64 ans, a remporté l’élection présidentielle du 13 août avec 60 % des suffrages. Son principal adversaire, Brian Mundubile, est arrivé deuxième avec 38 % des voix.

Mais la réélection du président intervient dans un climat particulièrement controversé. L’opposition a dénoncé pendant la campagne des actes d’intimidation, un déséquilibre en faveur du pouvoir et plusieurs restrictions qui auraient affecté ses activités électorales. Des critiques qui pourraient peser sur l’image démocratique de cette nation d’Afrique australe.

La situation de Brian Mundubile accentue encore les tensions. Après une perquisition menée à son domicile le 14 août par les forces de sécurité, officiellement dans le cadre d’une opération visant une milice présentée comme une menace pour la sécurité nationale, le candidat d’opposition avait choisi de se cacher.

Son alliance, le NRPUP, a rejeté avec force les accusations portées contre son camp. L’opération s’est soldée par la mort par balle d’un ancien ministre et l’arrestation de onze personnes liées à l’opposition.

Après près de deux semaines hors de la vue du public, Brian Mundubile et son colistier Makebi Zulu se sont finalement présentés à la police. Ils ont depuis été inculpés de trahison, selon leur avocat. Les deux responsables politiques contestent fermement ces accusations et restent détenus.

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AFRIQUE

TUNISIE – Le président Kaïs Saïed reçoit le chef de la diplomatie allemande pour renforcer le partenariat

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Le partenariat entre la Tunisie et l’Allemagne pourrait connaître un nouvel élan. Le président tunisien Kaïs Saïed a reçu à Carthage le ministre allemand des Affaires étrangères, Johann Wadephul, en visite officielle en Tunisie. Les échanges ont porté sur les relations bilatérales, les enjeux régionaux ainsi que sur plusieurs secteurs stratégiques.

Au cœur des discussions figurent notamment l’énergie, la gestion des ressources hydriques et la transformation numérique. Des domaines considérés comme prioritaires pour Tunis et dans lesquels Berlin entend maintenir son accompagnement dans le cadre de sa coopération avec la Tunisie.

La rencontre intervient dans un contexte international marqué par une succession de crises, des tensions géopolitiques et des incertitudes économiques. À l’issue de son entretien avec le chef de l’État tunisien, Johann Wadephul a insisté sur la nécessité de renforcer la coopération entre les partenaires européens et leurs interlocuteurs de la rive sud de la Méditerranée.

Le ministre allemand a également réaffirmé la volonté de Berlin et de l’Union européenne de maintenir une relation étroite avec Tunis. Cette position s’inscrit dans une coopération de longue date, notamment dans le domaine du développement.

La transition énergétique, la gestion de l’eau et la numérisation devraient ainsi continuer à bénéficier du soutien allemand. Plusieurs nouveaux accords sont par ailleurs attendus durant la visite de Johann Wadephul, avec l’objectif de consolider les échanges entre les deux pays et de favoriser davantage de projets communs.

Pour Berlin, cette visite constitue donc une nouvelle étape dans le développement d’un partenariat présenté comme durable et étroit. Pour Tunis, elle offre l’occasion de renforcer ses liens avec l’Allemagne et, plus largement, avec ses partenaires européens autour de secteurs essentiels à son développement économique et à sa transformation.

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