AFRIQUE
SÉNÉGAL – An II, le président Bassirou Diomaye Faye félicite le Pm Ousmane Sonko et hausse le rythme des réformes
À l’occasion du deuxième anniversaire de son accession à la magistrature suprême, le président de la République du Sénégal, Bassirou Diomaye Faye, a exprimé sa profonde gratitude envers le peuple sénégalais pour la confiance accordée et son engagement dans la mise en œuvre de son projet de transformation nationale.
Dans une adresse axée sur les avancées de l’Agenda national de transformation, le chef de l’État a salué le travail du gouvernement, notamment celui du Premier ministre, des ministres et des secrétaires d’État. Il a mis en avant les efforts consentis pour redresser le pays, améliorer les conditions de vie des populations et impulser une transformation systémique, malgré un contexte économique et social jugé difficile. Parmi les réalisations majeures évoquées figurent l’audit des finances publiques, la publication de la Vision « Sénégal 2050 », ainsi que l’élaboration de documents structurants tels que le Masterplan, la Stratégie nationale de développement (SND), le New Deal technologique et les états généraux sectoriels. Selon le président, ces instruments constituent des leviers essentiels pour engager une transformation durable et multidimensionnelle du pays.
Dans la continuité de ces réformes, Bassirou Diomaye Faye a réaffirmé sa volonté de moderniser la justice, de renforcer la transparence dans la gouvernance et d’instaurer une reddition systématique des comptes. Il a notamment mis en avant les avancées législatives liées à l’OFNAC, à la déclaration de patrimoine, à la protection des lanceurs d’alerte et à l’accès à l’information. Le chef de l’État a également instruit le gouvernement d’accélérer la mise en œuvre du Plan de redressement économique et social (PRES), tout en déployant de nouvelles politiques agricoles et industrielles. Il a insisté sur le développement de l’économie sociale et solidaire, la régulation des prix sur les marchés, ainsi que sur le renforcement du dialogue social. Enfin, Bassirou Diomaye Faye a appelé à consolider la stabilité des secteurs stratégiques et à améliorer la qualité des services publics, dans le cadre d’une décentralisation accrue, avec la mise en place progressive des pôles territoires.
AFRIQUE
BÉNIN – Patrice Talon élu président du Sénat
Au Bénin, Patrice Talon signe son retour sur la scène politique, deux mois après avoir quitté la présidence. L’ancien chef de l’État a été élu, jeudi, à la tête du Sénat pour un mandat de cinq ans, à l’issue d’un vote à huis clos organisé une semaine après la mise en place de cette nouvelle institution.
Le Sénat béninois a été instauré dans le cadre de la révision constitutionnelle de 2025. Cette nouvelle chambre vise à renforcer la régulation de la vie politique, consolider l’unité nationale et accompagner le développement du pays.
Elle se compose de 25 membres, majoritairement désignés par le président de la République, Romuald Wadagni, auxquels s’ajoutent des membres de droit.
Parmi ces membres de droit figurent plusieurs anciens présidents du Bénin, notamment Nicéphore Soglo (1991-1996), aujourd’hui âgé de 91 ans, ainsi que Thomas Boni Yayi (2006-2016).
Patrice Talon, qui a dirigé le pays de 2016 à 2026, rejoint ainsi cette assemblée avant d’en prendre la présidence, marquant un retour rapide aux responsabilités institutionnelles.
Cette élection intervient dans un contexte de recomposition institutionnelle au Bénin. Avec la création du Sénat, les autorités entendent instaurer un nouvel équilibre des pouvoirs et renforcer les mécanismes de gouvernance.
AFRIQUE
NIGÉRIA – 308 otages libérés lors d’une opération record
Le Nigeria a annoncé la libération de 308 personnes victimes d’enlèvements, dans ce que la présidence présente comme la plus vaste opération de sauvetage menée en une seule journée dans le pays.
Les otages ont été retrouvés dans la forêt du parc national du lac Kainji, située dans l’ouest du pays. Parmi eux figurent 163 habitants du village de Woro, dans l’État de Kwara, ainsi que 145 personnes enlevées dans l’État du Niger.
Le village de Woro avait déjà été frappé par une attaque particulièrement meurtrière en février, attribuée à des groupes djihadistes présumés. Plus de 150 personnes y avaient été tuées, tandis que de nombreux habitants avaient été enlevés.
Pour mener à bien cette opération, les autorités nigérianes ont mobilisé plusieurs forces : l’armée, la police, les services de renseignement ainsi que le Centre national de lutte contre le terrorisme. Cette coordination a permis de localiser et de libérer les otages dans une zone forestière réputée difficile d’accès.
Malgré cette réussite, le Nigeria reste confronté à une recrudescence des enlèvements contre rançon, en particulier dans les régions du nord et du centre.
Les attaques se poursuivent en effet : récemment, au moins 52 personnes, dont des enfants, ont été enlevées dans l’État de Zamfara, illustrant la persistance de l’insécurité dans le pays.
AFRIQUE
RD CONGO – En pleine épidémie, la colère gronde chez les professionnels de santé
En République démocratique du Congo, la lutte contre Ebola se heurte à de sérieuses difficultés sur le terrain. Entre salaires impayés et conditions de travail à haut risque, plusieurs professionnels de santé tirent la sonnette d’alarme, certains allant jusqu’à menacer de cesser le travail en pleine épidémie.
Engagé dès 2018 dans la riposte contre le virus, Wiza Bondele est aujourd’hui de retour en première ligne. Chargé de désinfecter les zones contaminées et de sensibiliser les populations, il affirme avoir travaillé durant trois mois sans percevoir de rémunération. D’autres agents, eux, n’auraient reçu que 380 dollars, loin des 510 dollars initialement promis.
Face à cette situation, Wiza Bondele et plusieurs de ses collègues ont entamé une grève en juillet, dénonçant à la fois le non-paiement des salaires et les risques encourus au quotidien.
« Nous travaillons dans des conditions dangereuses, parfois face à des patients qui vomissent du sang. Nous méritons notre salaire et nos primes », explique-t-il.
Les équipes sanitaires interviennent en effet dans des environnements à forte exposition, manipulant des cas potentiellement mortels, souvent sans garanties suffisantes.
Cette mobilisation intervient alors que la 17e épidémie d’Ebola en RDC est considérée comme l’une des plus graves. Elle a déjà fait au moins 3 800 cas et 1 751 décès, touchant cinq provinces du pays. Face à l’ampleur de la crise, les populations appellent à une réponse plus efficace des autorités. Certaines familles de victimes réclament notamment un meilleur accès aux traitements et une accélération des mesures sanitaires.
Malgré les difficultés, les professionnels de santé restent mobilisés, travaillant sans relâche au contact des malades. Mais le doute s’installe chez certains, à l’image de Wiza Bondele, conscient des risques pour lui-même et son entourage.
« Je pourrais être contaminé, puis contaminer ma famille et mes voisins. Parfois, je pense à arrêter », confie-t-il.
Dans ce contexte, les États-Unis ont annoncé une aide supplémentaire de 242 millions de dollars pour soutenir la riposte contre Ebola en RDC.
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