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AFRIQUE CENTRALE

BURUNDI : Le chef de l’opposition Agathon Rwasa, conteste les résultats partiels

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Le chef de l’opposition Agathon Rwasa a contesté et rejeté les résultats partiels qu’il qualifie de « fantaisistes ». Ces résultats qui enregistrent un taux de 12% sur 119 communes, ont été proclamés jeudi 22 mai 2020 par la radiodiffusion nationale. Le candidat du parti au pouvoir a obtenu la majorité des voix exprimées.

Les élections générales se sont déroulées le mercredi 21 mai dont une présidentielle où on a noté l’absence du président sortant Pierre Nkurunziza qui était au pouvoir depuis 2005. Le chef de l’opposition est formel : “Je rejette ces résultats. Ces résultats qu’on est en train de proclamer sont des résultats fantaisistes, ils ne collent pas avec la réalité. Je le dis parce que hier (mercredi soir,) lorsqu’on a commencé à faire le comptage des voix, on a suivi, on était en tête et les résultats que nous avons démontrent que nous sommes toujours en tête. Les chiffres qu’on est en train de balancer sur les ondes sont le résultats d’une pure manipulation simplement. On peut facilement démontrer que c’est une tricherie” a-t-il déclaré. Selon lui, il est l’unique gagnant de ces élections.

Pourtant, le président de la Commission électorales nationale indépendante, la CÉNI, Pierre-Claver Kazihise avait appelé les burundais à la patience pour la diffusion des résultats de ce scrutin. Le parti de la mouvance présidentielle, le CNDD-FDD avec à la tête le général Évariste Ndayishimiye a récolté 73,9% contre seulement 24,6% à Agathon Rwasa dans la commune de Kabezi pourtant considérée comme son fief historique.

Cependant, il est important de rappeler que ces élections qui marquent la fin de l’ère Nkurunziza, se sont essentiellement déroulées dans le calme malgré la situation de crise sanitaire liée à la pandémie de Covid-19. En effet, la candidature très controversée de Pierre Nkurunziza en 2005, avait plongé le pays dans un crise socio-politique sans précédent, une crise qui avait provoqué le déplacement de 400 000 burundais et causé la mort de 1 200 personnes.

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AFRIQUE

TCHAD – Huit opposants condamnés, la tension politique monte

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Au Tchad, la pression judiciaire contre l’opposition franchit un nouveau cap. Huit figures de l’opposition ont été condamnées à huit ans de prison, selon leur avocat, à l’issue d’un procès dénoncé comme politique par leurs soutiens.

Arrêtés à N’Djamena quelques jours avant une marche de protestation interdite, les accusés — membres d’un mouvement ayant contesté l’élection du président Mahamat Idriss Déby — étaient poursuivis pour « association de malfaiteurs, rébellion et détention illégale d’armes de guerre ». Leur avocat, Moussa Adoum, a rejeté en bloc ces accusations, évoquant des « infractions inexistantes » et annonçant un recours en appel.

Ces condamnations s’inscrivent dans un contexte politique tendu depuis l’arrivée au pouvoir de Mahamat Déby en 2021, après la mort de son père Idriss Déby Itno. Depuis, plusieurs figures de l’opposition ont été poursuivies ou emprisonnées.

Le cas de Succès Masra illustre cette dynamique. Ancien Premier ministre et principal opposant, il a été condamné en mai 2025 à 20 ans de prison pour « incitation à la haine », un verdict critiqué par Human Rights Watch qui y voit un procès à motivation politique.

La situation s’est encore tendue avec la dissolution du GCAP, décidée par la Cour suprême. Cette coalition, qui regroupait plusieurs partis et acteurs de la société civile, appelait au boycott de l’élection présidentielle de 2024 et dénonçait un « climat de terreur » marqué par intimidations et restrictions des libertés publiques.

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En toile de fond, une réforme constitutionnelle adoptée récemment permet désormais au président d’exercer des mandats illimités de sept ans. Une mesure vivement critiquée par l’opposition, qui y voit une dérive autoritaire susceptible d’ancrer durablement le pouvoir en place.

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AFRIQUE

BURUNDI – La présidentielle prévue en mai 2027

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Le Burundi se prépare à une nouvelle échéance électorale sous haute tension. La commission électorale a annoncé la tenue de l’élection présidentielle le 3 mai prochain, une décision immédiatement contestée par l’opposition, absente lors de la réunion officielle.

Dans une déclaration commune, les partis opposés au pouvoir ont vivement critiqué l’organe électoral, estimant que, « de par sa composition et sa conduite », il ne garantit ni transparence ni équité. Ils dénoncent également des préparatifs jugés « prématurés et inappropriés » en l’absence d’un dialogue politique inclusif.

Le calendrier électoral prévoit la publication des résultats définitifs le 18 mai, suivie de l’investiture du président élu le 18 juin. En cas de second tour, celui-ci se tiendrait le 1er juin, pour des résultats annoncés le 16 juin.

Au cœur de ce processus, le président sortant Évariste Ndayishimiye apparaît comme le grand favori. À la tête du pays depuis 2020, après la disparition de Pierre Nkurunziza, il a progressivement consolidé son pouvoir tout en tentant de réduire l’influence de certains hauts gradés de l’armée.

Âgé de 57 ans, il a été officiellement investi en avril par le parti au pouvoir, le CNDD-FDD, et aborde ce scrutin avec une position largement dominante.

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AFRIQUE

CENTRE AFRIQUE – Grève à l’ANE, le processus électoral à l’arrêt

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En République centrafricaine, le processus électoral connaît un coup d’arrêt inattendu. La publication des résultats du second tour des élections a été suspendue, conséquence directe d’un mouvement de grève au sein de l’Autorité nationale des élections (ANE).

À l’origine du blocage : les agents en charge du traitement des données, qui refusent de poursuivre leur travail tant que deux mois d’arriérés de salaires ne leur auront pas été versés. Une situation qui paralyse l’institution à un moment crucial, alors que les résultats étaient attendus depuis le début de la semaine.

Ces élections, organisées dans un contexte de sécurité encore fragile, devaient consolider le retour progressif à une vie politique normale après les violences qui ont marqué le pays dans les années 2010. Près de 70 circonscriptions restent en suspens, laissant candidats et électeurs dans l’attente.

Parmi les figures concernées, Anicet-Georges Dologuélé, opposant de premier plan au président Faustin-Archange Touadéra, voit sa situation se complexifier davantage. Contestant les résultats de la présidentielle de décembre, qu’il qualifie de frauduleux, l’ancien Premier ministre se retrouve aujourd’hui au cœur d’un nouvel épisode de tension.

Selon ses avocats, il a été empêché de quitter Bangui alors qu’il devait se rendre à Addis-Abeba à l’invitation de l’Union africaine. Son passeport diplomatique aurait été confisqué sans décision judiciaire formelle, alimentant les critiques sur le respect des libertés individuelles.

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Ce double blocage — institutionnel et politique — intervient dans un contexte socio-économique difficile. Les retards de paiement dans la fonction publique sont récurrents dans ce pays parmi les plus pauvres au monde, alimentant régulièrement des mouvements sociaux dans plusieurs secteurs.

Alors que le parti au pouvoir, le Mouvement des cœurs unis (MCU), a déjà consolidé sa position lors du premier tour, l’issue du second reste suspendue à la résolution de la crise au sein de l’ANE. Une situation qui fragilise davantage un processus électoral déjà contesté et accentue les incertitudes sur la stabilité politique du pays.

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