AFRIQUE DE L’EST
SOUDAN : Formation d’un nouveau gouvernement après des mois de négociations
Le Premier ministre soudanais Abdallah Hamdok a annoncé lundi 08 février 2021, la formation d’un nouveau gouvernement composé de ministres issus des différents groupes armés, notamment du Darfour, de militaires et de membres de l’opposition sous Omar el-Béchir. Un accord trouvé après des mois de tractations.
Un nouveau gouvernement a été formé au Soudan conformément à l’accord de paix signé en octobre 2020, entre le gouvernement de transition, formé après le coup d’Etat contre Omar El Béchir, et le Front révolutionnaire soudanais, une coalition de cinq groupes rebelles et de quatre mouvements politiques en vue d’un gouvernement inclusif.
Ce nouvel attelage gouvernemental est composé de vingt-cinq ministères gérés par différents groupes armés, notamment du Darfour, de militaires et de membres de l’opposition. Seul le poste de ministre de l’Education, qui nécessite des consultations supplémentaires, n’est pas encore pourvu. C’est donc un pas important dans la mise en œuvre de l’accord de paix signé avec les groupes armés. L’étape suivante est la mise en place d’un Parlement de transition d’ici le 25 février.
L’ex-Président soudanais Omar el-Béchir, 75 ans, a été destitué par l’armée, le 11 avril 2019, mettant ainsi fin à trente ans d’un pouvoir autoritaire marqué notamment par la guerre au Darfour et la scission du Soudan. Des centaines de milliers de personnes ont été tuées au Darfour. Suffisant pour que la Cour pénale internationale (CPI) inculpe El-Béchir de crimes contre l’humanité et de génocide. Mais, les poursuites ont finalement été suspendues faute de soutien des Nations unies.
Arrivé au pouvoir en 1989, le président soudanais a dirigé le pays pendant 20 ans avant d’organiser, en 2010, la première élection présidentielle d’où il sort vainqueur.
AFRIQUE
SOUDAN DU SUD – Un avion s’écrase avec tous ses passagers
Un drame aérien s’est produit ce lundi 27 avril près de Juba, où un avion léger s’est écrasé, causant la mort de l’ensemble de ses occupants. Le bilan fait état de quatorze victimes, dont treize passagers et le pilote, selon les autorités de l’aviation civile.
Un crash lié aux conditions météorologiques
L’appareil impliqué, un Cessna, aurait été confronté à une forte dégradation des conditions météorologiques, notamment une visibilité réduite au moment du vol. Ces facteurs pourraient avoir joué un rôle déterminant dans l’accident, bien que les circonstances exactes restent à établir.
Une enquête ouverte
Les autorités ont annoncé l’ouverture d’une enquête afin de faire toute la lumière sur ce crash. Une équipe a été dépêchée sur les lieux pour procéder aux premières constatations et appuyer les services d’urgence.
Des victimes de différentes nationalités
Parmi les victimes figurent deux ressortissants du Kenya, tandis que les autres passagers étaient originaires du Soudan du Sud. Des images relayées sur les réseaux sociaux montrent l’épave de l’appareil en flammes dans une zone difficile d’accès, à environ vingt kilomètres de Juba, marquée par un relief accidenté et une forte brume.
Un contexte aérien fragile
Depuis son indépendance en 2011, le Soudan du Sud fait face à des défis structurels majeurs, notamment dans le secteur des infrastructures aériennes. Les accidents d’avion y restent relativement fréquents, souvent liés à des conditions climatiques difficiles, à des contraintes techniques ou à des enjeux opérationnels.
AFRIQUE
KENYA – Vers un recours devant la Cour suprême sur l’avortement
Au Kenya, la Cour d’appel a rendu une décision majeure en retoquant un jugement précédent qui reconnaissait l’accès à l’avortement comme un droit constitutionnel. Une décision qui relance un débat sensible entre protection de la vie et droits reproductifs.
Une décision fondée sur le droit à la vie
Les juges ont estimé que l’avortement porte atteinte au droit à la vie tel que garanti par la Constitution kényane. En conséquence, ils rappellent que cette pratique demeure interdite, sauf dans des cas exceptionnels, notamment lorsque la vie de la mère est en danger. Cette interprétation marque un tournant par rapport à une lecture plus libérale des droits fondamentaux.
Un revirement par rapport à la Haute Cour
La décision de la Cour d’appel vient contredire celle rendue en 2022 par la Haute Cour, qui avait reconnu l’accès à l’avortement comme un droit fondamental. À l’époque, les juges avaient également jugé inconstitutionnelles les arrestations et poursuites visant les femmes et les professionnels de santé impliqués. Ce contraste met en évidence les tensions persistantes au sein du système judiciaire kényan sur cette question.
Une mobilisation des organisations de défense
Le Centre pour les droits reproductifs a vivement réagi, qualifiant cette décision de « revers ». L’organisation a annoncé son intention de porter l’affaire devant la Cour suprême, ouvrant la voie à un nouvel épisode judiciaire.
Un cadre légal toujours restrictif
Au Kenya, le Code pénal criminalise l’avortement, avec des peines pouvant aller jusqu’à 14 ans de prison pour tentative ou réalisation de l’acte.
AFRIQUE
OUGANDA – Le procès du meurtre de quatre enfants s’ouvre sous haute émotion
Le procès de Christopher Okello Onyum s’est ouvert ce lundi 13 avril 2026 à Kampala, dans une atmosphère lourde d’émotion. L’homme est poursuivi pour le meurtre de quatre enfants dans une crèche, un drame qui a profondément bouleversé le pays.
Bien que l’accusation affirme qu’il avait initialement reconnu les faits, l’accusé a finalement plaidé non coupable des quatre chefs d’inculpation retenus contre lui. Arrêté le 2 avril alors qu’il tentait de fuir les lieux, il est au cœur d’une affaire marquée par une violence extrême.
Selon les procureurs, Christopher Okello Onyum aurait commis ces actes dans le cadre d’un supposé “sacrifice humain”, convaincu que cela lui permettrait de devenir riche — une déclaration qui a choqué l’opinion publique.
Lors de l’audience, tenue dans des installations temporaires pour accueillir un large public, les témoignages ont été particulièrement éprouvants. Une employée du centre de développement de la petite enfance de Ggaba a relaté la scène avec précision, décrivant l’attaque soudaine et la panique qui s’en est suivie. Elle a expliqué avoir tenté de s’interposer en lançant un objet sur l’agresseur, sans parvenir à empêcher le drame.
Les parents des victimes ont également pris la parole, évoquant leurs derniers moments avec leurs enfants et la brutalité de l’annonce qui a suivi. L’un des témoignages les plus marquants est celui de Stella Apolot, qui s’est effondrée après avoir raconté la perte de son enfant.
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