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AFRIQUE

ZAMBIE – Brian Mundubile dénonce une campagne présidentielle déséquilibrée

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À quelques heures du scrutin présidentiel en Zambie, la campagne électorale s’achève dans un climat tendu. Brian Mundubile, candidat de la Tonse Alliance et principal adversaire du président sortant Hakainde Hichilema, accuse les autorités d’avoir imposé à son camp des conditions qui auraient considérablement limité ses possibilités de mener campagne.

Le candidat de l’opposition affirme notamment avoir rencontré d’importantes difficultés pour se déplacer à travers le pays. Des autorisations de vols lui auraient été refusées, le contraignant à privilégier les déplacements routiers. Une contrainte qu’il oppose aux moyens dont aurait bénéficié le chef de l’État, notamment l’utilisation de plusieurs hélicoptères pour multiplier les rassemblements électoraux.

Brian Mundubile affirme également avoir subi des mesures qu’il considère comme particulièrement préoccupantes. Il assure que son passeport aurait été retenu pendant plusieurs mois et que ses téléphones ainsi que ses cartes SIM auraient été confisqués. À ses yeux, ces incidents ne constituent pas des faits isolés, mais témoigneraient d’un environnement électoral dans lequel l’opposition n’aurait pas bénéficié des mêmes conditions que le camp présidentiel.

Le candidat de la Tonse Alliance met également en cause l’action des forces de sécurité et de la Commission électorale de Zambie. Il affirme que les interventions policières ont régulièrement perturbé les activités de son mouvement et accuse des militants de l’United Party for National Development, formation du président Hichilema, d’avoir participé à des violences contre des membres de son camp. Il reproche en outre à l’autorité électorale de ne pas avoir suffisamment réagi à ces incidents.

Ces accusations sont rejetées par les autorités, alors que la campagne a été ponctuée de tensions entre militants rivaux, d’interventions policières et de dispersion de rassemblements à l’aide de gaz lacrymogènes. Le climat entourant le scrutin fait ainsi peser une pression supplémentaire sur les institutions chargées de garantir la régularité de l’élection.

À 55 ans, Brian Mundubile tente de fédérer une opposition encore marquée par des divisions internes. Ancien ministre et avocat, il connaît bien les rouages du pouvoir pour avoir été associé à l’ancien régime d’Edgar Lungu. Sa candidature représente toutefois un exercice délicat : il doit à la fois défendre son expérience politique et convaincre les électeurs qui souhaitent tourner la page de l’ancienne gouvernance.

Son principal rival, Hakainde Hichilema, entend pour sa part obtenir un deuxième mandat après son accession à la présidence en 2021. Le chef de l’État met en avant les réformes économiques engagées depuis son arrivée au pouvoir, notamment la restructuration de la dette publique et la coopération avec le Fonds monétaire international.

Mais le bilan économique du gouvernement reste confronté à une réalité sociale difficile. La hausse du coût de la vie, le chômage et la pauvreté continuent de peser lourdement sur les ménages. La jeunesse, particulièrement nombreuse dans le corps électoral, pourrait jouer un rôle déterminant dans l’issue du scrutin.

Au total, quatorze candidats briguent la présidence, même si la confrontation entre Hichilema et Mundubile apparaît comme la plus suivie. Les électeurs sont également appelés à renouveler l’Assemblée nationale, dont le nombre de circonscriptions a été porté à 226.

Le dépouillement devrait permettre de connaître les premiers rapports de force dans les jours suivant le vote. Une seconde manche sera nécessaire si aucun candidat ne recueille plus de la moitié des suffrages exprimés.

Pour Brian Mundubile, cependant, la véritable question dépasse le résultat du scrutin. Le candidat de l’opposition appelle à examiner l’ensemble du processus électoral, depuis les conditions de campagne jusqu’à la proclamation des résultats. La présidentielle zambienne apparaît ainsi comme un test majeur pour la crédibilité des institutions et la solidité démocratique du pays.

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AFRIQUE

SÉNÉGAL – Le président Bassirou Diomaye Faye accorde une grâce à 984 condamnés

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Le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a accordé une mesure de grâce à 984 personnes condamnées. Les décrets présidentiels ont été signés le lundi 21 septembre 2026, avant que le ministère de la Justice ne rende publique la décision le lendemain.

La mesure prévoit plusieurs catégories de remise de peine. Au total, 921 condamnés bénéficient d’une remise totale, hors catégories particulières. À ce groupe s’ajoutent 21 détenus souffrant de pathologies graves, 19 mineurs et une personne âgée de plus de 65 ans, qui bénéficient également d’une remise totale dans les conditions fixées par les autorités.

Le chef de l’État a également accordé une remise partielle à 18 condamnés. Par ailleurs, quatre peines de réclusion criminelle à perpétuité ont été commuées, portant à 984 le nombre total de bénéficiaires de la mesure présidentielle.

Cette décision intervient dans un contexte marqué par la pression exercée sur le système pénitentiaire sénégalais. La mesure s’inscrit, selon les autorités, dans une démarche visant à réduire la surpopulation carcérale, à améliorer les conditions de détention et à favoriser la réinsertion des personnes concernées.

La grâce présidentielle constitue ainsi une nouvelle mesure de régulation de la population carcérale, alors que les établissements pénitentiaires doivent composer avec des capacités d’accueil limitées par rapport au nombre de détenus.

Les bénéficiaires concernés par cette décision devraient être libérés ou voir leur situation pénale modifiée conformément aux modalités prévues par les différents décrets signés par le président de la République.

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AFRIQUE

CAMEROUN – Des milliers de déplacés affluent à Waza après de nouvelles attaques

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Des milliers de personnes ont quitté leurs villages pour rejoindre Waza, dans la région de l’Extrême-Nord du Cameroun, après une série d’attaques attribuées à des terroristes présumés. Arrivées à pied, à moto, en tricycle ou à bord de camions, des familles entières cherchent désormais refuge dans les écoles et autres espaces publics de la ville.

Les populations déplacées proviennent notamment de plusieurs villages situés autour de Makary et de Medouga. Les violences auraient fait 14 morts et provoqué un important mouvement de population depuis le jeudi 17 septembre 2026.

Parmi les personnes ayant trouvé refuge à Waza figure Kassoum Saley, lui-même déplacé. Selon son témoignage, les attaques seraient liées à Boko Haram. Il affirme que les assaillants auraient menacé les habitants, tué des villageois et emporté leurs biens, poussant de nombreuses familles à abandonner leurs maisons.

La situation humanitaire apparaît particulièrement préoccupante. Plusieurs déplacés disent être arrivés sans nourriture, sans eau potable et sans assistance. Des femmes et des enfants auraient passé plusieurs jours dans ces conditions, alors que les capacités d’accueil de Waza sont déjà fortement sollicitées.

Les écoles et les espaces publics accueillent désormais un nombre croissant de familles. Certaines personnes dorment même à l’extérieur, faute de places disponibles. Mahamat Amadou, responsable de la santé à Waza, décrit l’arrivée de populations traumatisées ayant abandonné leurs villages et une grande partie de leurs biens pour échapper aux violences.

Selon ce responsable local, les déplacés ont emprunté différents moyens pour rejoindre Waza, certains effectuant plusieurs kilomètres à pied. Une fois sur place, beaucoup se retrouveraient sans protection, sans hébergement adapté et sans soutien alimentaire.

La pression s’étend également à d’autres villes de la région. Plus de 300 personnes déplacées auraient ainsi rejoint Maroua au cours de la nuit. Face à l’ampleur du mouvement de population, des réunions de crise ont été engagées au niveau des autorités régionales afin d’organiser une réponse d’urgence.

L’arrivée simultanée de milliers de personnes dans plusieurs localités fait craindre une aggravation des besoins humanitaires dans l’Extrême-Nord. L’accès à l’eau, à la nourriture, aux soins et à des conditions d’hébergement adaptées constitue désormais l’une des principales urgences pour les familles ayant fui les zones touchées par les violences.

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AFRIQUE

RD CONGO – Le comédien Caleb Tukebana appelle à maintenir Félix Tshisekedi au pouvoir jusqu’en 2050

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Une prise de position de l’artiste comédien Caleb Tukebana alimente le débat politique en République démocratique du Congo. Dans une déclaration relayée lundi, l’acteur a exprimé le souhait de voir Félix Tshisekedi rester à la tête du pays jusqu’en 2050.

Pour justifier sa position, le comédien met en avant la continuité de l’action présidentielle. Selon le compte rendu de ses propos, il considère qu’une prolongation de la présence de Félix Tshisekedi au pouvoir permettrait de poursuivre les chantiers engagés et de rechercher une stabilité durable en RDC. Ces éléments relèvent de la position exprimée par l’artiste et ne constituent pas une évaluation indépendante de ces politiques.

Cette déclaration intervient alors que les questions institutionnelles et constitutionnelles occupent une place importante dans le débat public congolais. La présidence de la RDC a elle-même communiqué récemment sur un dialogue national consacré notamment à la paix, à la cohésion et à la refondation de l’État.

Félix Tshisekedi exerce actuellement son deuxième quinquennat à la tête de la République démocratique du Congo. Il avait été investi pour ce second mandat en janvier 2024 après sa réélection lors du scrutin présidentiel de décembre 2023.

Le chef de l’État s’est également exprimé par le passé sur la question constitutionnelle. Dans une déclaration officielle rapportée par la présidence, il avait défendu la possibilité d’une réflexion sur une révision ou une modification de la Constitution, tout en affirmant que cette démarche ne devait pas être assimilée à une volonté de briguer un troisième mandat.

La sortie de Caleb Tukebana ajoute donc une nouvelle voix au débat sur l’avenir institutionnel du pays. Elle intervient dans un contexte où les discussions portent notamment sur les réformes de l’État, la consolidation des institutions et les orientations politiques de la RDC pour les prochaines années.

La proposition avancée par l’artiste suscite des réactions diverses dans l’espace public. Certains peuvent y voir un soutien à la continuité de l’action présidentielle, tandis que d’autres interrogent les implications d’un maintien aussi prolongé au regard des mécanismes institutionnels et électoraux du pays. Ces réactions relèvent toutefois de positions distinctes et ne préjugent pas de l’évolution future du cadre constitutionnel congolais.

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