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INTERNATIONAL

LIBAN/ISRAËL – La diplomatie sous le feu des drones

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À la veille de discussions directes attendues à Washington, la situation entre Israël et le Liban connaît une nouvelle escalade sur le terrain. Des frappes aériennes israéliennes ont visé plusieurs zones stratégiques au sud de Beyrouth, illustrant un climat de tension persistante malgré les efforts diplomatiques en cours.

Selon les autorités sanitaires libanaises, des drones ont ciblé des véhicules circulant sur un axe routier majeur reliant la capitale à Sidon. Le bilan humain est lourd : huit morts, parmi lesquels figurent des civils, dont une femme et ses enfants. Ces attaques interviennent dans une zone particulièrement fréquentée, renforçant l’inquiétude quant à la sécurité des populations.

De son côté, l’armée israélienne affirme avoir mené des opérations ciblées contre des positions liées au Hezbollah dans le sud du Liban. Ces frappes ont été précédées d’appels à l’évacuation de plusieurs localités, signe d’une intensification planifiée des opérations militaires dans la région.

Ce regain de violence intervient dans un contexte diplomatique sensible. Libanais et Israéliens doivent reprendre des discussions directes aux États-Unis, sous l’impulsion de l’administration Trump, qui cherche à obtenir des avancées concrètes entre les deux pays, officiellement en état de guerre depuis 1948.

Sur le terrain, les frappes se sont multipliées au cours de la journée, touchant notamment des axes routiers stratégiques et des zones urbaines proches de Sidon. Une autre attaque a également visé l’entrée nord de la ville, confirmant l’élargissement du périmètre des opérations.

Les autorités libanaises dressent un bilan de plus en plus préoccupant. Depuis l’instauration du cessez-le-feu en avril, plusieurs centaines de personnes ont perdu la vie, tandis que le nombre de blessés dépasse le millier. À l’échelle du conflit en cours, les pertes humaines atteignent désormais plusieurs milliers de victimes.

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AMÉRIQUE

ÉTATS-UNIS – Après la défaite républicaine, Donald Trump reconnaît l’impact possible de la guerre contre l’Iran

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Donald Trump a surpris par son ton inhabituellement conciliant envers les démocrates après leur victoire aux élections de mi-mandat aux États-Unis. Le président américain a reconnu que le conflit engagé contre l’Iran avait probablement pesé sur le résultat électoral, tout en écartant l’idée que cette défaite constitue un désaveu de sa personne.

Interrogé par Fox News, le locataire de la Maison-Blanche a reconnu la performance de ses adversaires, estimant qu’ils avaient « bien travaillé ». Une appréciation qui tranche avec les critiques répétées qu’il avait adressées au Parti démocrate tout au long de la campagne.

Malgré le changement de majorité au Congrès, Donald Trump s’est dit disposé à travailler avec les nouveaux responsables démocrates. Il a néanmoins prévenu qu’il ferait usage de son droit de veto pour bloquer les textes législatifs qu’il jugerait contraires à ses orientations politiques.

Le président a également évoqué le conflit avec l’Iran parmi les facteurs susceptibles d’avoir influencé le choix des électeurs. La progression des prix du pétrole et les inquiétudes liées aux conséquences économiques et sécuritaires de la guerre ont occupé une place importante dans les débats de campagne.

Donald Trump estime toutefois que les Américains ont compris les raisons de ses décisions face à Téhéran. Cette lecture ne l’a pas empêché de reconnaître que le conflit avait pu contribuer au recul de son parti dans les urnes.

Au lendemain de cette défaite, le président a également cherché à relativiser sa responsabilité personnelle. Il a notamment affirmé que les résultats auraient pu être différents s’il avait lui-même été candidat sur les bulletins de vote.

Cette position contraste avec son implication dans la campagne républicaine. Donald Trump avait multiplié les déplacements et les interventions publiques pour soutenir les candidats de son camp et mobiliser leur électorat.

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AMÉRIQUE

HAÏTI – Le premier ministre Alix Didier Fils-Aimé salue le soutien militaire du président Nayib Bukele

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Haïti bénéficie d’un nouveau renfort international dans sa lutte contre les groupes armés. Le Premier ministre, Alix Didier Fils-Aimé, a exprimé sa reconnaissance au président salvadorien Nayib Bukele pour l’appui apporté par son pays, qui a engagé le déploiement de plus de 2 000 soldats sur le territoire haïtien.

Lors d’une conférence de presse organisée à Port-au-Prince, le chef du gouvernement a salué l’engagement du dirigeant salvadorien, estimant que celui-ci comprend les défis sécuritaires auxquels Haïti est confronté. L’exécutif haïtien affirme vouloir intensifier les opérations contre les gangs, avec le soutien des forces internationales.

Les autorités ont fixé deux objectifs prioritaires : rétablir la sécurité sur l’ensemble du territoire et créer les conditions nécessaires à l’organisation d’élections crédibles. Alix Didier Fils-Aimé a toutefois tenu à rappeler que la conduite de cette stratégie demeure sous la responsabilité des institutions haïtiennes. Selon lui, les forces étrangères ont vocation à renforcer les capacités nationales et non à se substituer à l’État.

Le renfort salvadorien intervient dans un contexte particulier, marqué par la disparition de quatre ressortissants de ce pays qui servaient au sein de la Force de répression des gangs (GSF), soutenue par les Nations unies. Ces membres de la force ont été portés disparus le 18 octobre, après une embuscade contre leur véhicule blindé alors qu’ils regagnaient leur base à la suite d’un déplacement dans un marché situé en périphérie de Port-au-Prince.

Dans un communiqué, le ministère salvadorien des Affaires étrangères a annoncé la poursuite du déploiement de plus de 2 000 militaires afin de participer aux recherches et de retrouver les quatre hommes. Cette opération de grande ampleur bénéficie, selon les autorités salvadoriennes, du soutien de plusieurs pays et organisations internationales.

Le président Nayib Bukele s’est également entretenu par téléphone avec le Premier ministre haïtien afin d’évoquer les modalités de cette mission. Quelques jours auparavant, il avait publié un message en créole haïtien sur le réseau social X, dans lequel il menaçait de mener une offensive contre les gangs si les ressortissants salvadoriens n’étaient pas libérés.

Les nouveaux renforts doivent rejoindre les forces déjà présentes en Haïti et participer aux opérations de recherche dans la région de la Plaine du Cul-de-Sac, près de la capitale. Cette mobilisation illustre le renforcement de la coopération sécuritaire entre Port-au-Prince et San Salvador, alors que les groupes armés continuent de représenter une menace majeure pour la stabilité du pays.

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ASIE

RUSSIE/AFRIQUE – 48 pays africains réunis à Moscou pour renforcer leurs relations

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Le président russe Vladimir Poutine a réaffirmé sa volonté de renforcer les relations entre Moscou et le continent africain. À l’ouverture du troisième sommet Russie-Afrique, organisé les 28 et 29 octobre 2026 dans la capitale russe, il a décrit les pays africains comme des « alliés naturels », soulignant l’importance de ces partenariats dans la stratégie internationale de son pays.

Cette rencontre diplomatique rassemble des délégations de 48 États africains, dont 22 sont représentés par leurs dirigeants. Les discussions portent notamment sur le développement des échanges économiques, le rapprochement politique et la consolidation des relations entre la Russie et les pays du continent.

Devant les participants, Vladimir Poutine a défendu la mise en place d’un ordre mondial multipolaire, dans lequel la souveraineté des États et leur liberté de décision occuperaient une place centrale. Cette orientation traduit la volonté de Moscou de renforcer ses relations avec les pays africains dans un contexte international marqué par des rivalités géopolitiques.

Sur le plan économique, la Russie entend accroître ses exportations de produits agricoles vers l’Afrique. Moscou souhaite également développer des projets de production locale de médicaments et de vaccins russes, tout en élargissant les partenariats dans les domaines des technologies numériques et de la formation.

Cette démarche intervient alors que la Russie cherche à diversifier et à consolider ses alliances internationales, notamment dans un contexte de sanctions imposées par les pays occidentaux en raison de la guerre en Ukraine. Le continent africain représente ainsi un espace important pour le développement de nouvelles coopérations politiques et commerciales.

Au total, 33 documents devraient être signés à l’occasion de ce sommet, avec une place particulière accordée aux questions économiques. Les travaux doivent s’achever par l’adoption d’une déclaration commune destinée à définir les orientations futures de la coopération entre Moscou et les États africains.

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