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AFRIQUE

AFRIQUE DU SUD – Élections locales : La crise des services publics au cœur du scrutin

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Les Sud-Africains sont appelés aux urnes ce mercredi 4 novembre pour élire leurs représentants locaux, dans un contexte marqué par le mécontentement social et la dégradation des services publics. L’accès à l’eau, à l’électricité et la collecte des déchets figurent parmi les principales préoccupations des électeurs.

À Johannesburg, la situation illustre l’ampleur des difficultés auxquelles sont confrontées plusieurs communautés. Depuis près de deux semaines, de nombreux habitants subissent des coupures d’eau. Face à cette crise, les autorités municipales ont promis, lundi, de rétablir un approvisionnement régulier.

Ces défaillances dans la fourniture des services essentiels pourraient peser lourd dans les choix des électeurs. Pour une partie de la population, le scrutin représente une occasion de sanctionner les responsables politiques face à la dégradation des conditions de vie. Linda Mthembu, une habitante de Johannesburg, affirme ainsi vouloir voter pour le changement, évoquant les difficultés quotidiennes liées au manque d’eau et d’électricité.

Le Congrès national africain (ANC), principale formation politique du gouvernement d’union nationale, pourrait également subir un nouveau recul électoral. Le résultat de ces élections locales constituera un indicateur important de son niveau de popularité, à trois ans des prochaines élections nationales prévues en 2029.

Le mécontentement est notamment alimenté par le sentiment d’une détérioration continue de la situation du pays. Sbonakaliso Sishi, un autre habitant de Johannesburg, déplore l’incapacité des autorités à répondre aux attentes des citoyens et estime qu’un changement devient nécessaire.

Dans un communiqué publié mardi, Amnesty International a également alerté sur les difficultés persistantes rencontrées par des millions de Sud-Africains. L’organisation estime que la promesse d’une vie meilleure et digne reste encore loin d’être une réalité pour une grande partie de la population.

L’ONG appelle les futures équipes municipales, quelle que soit leur appartenance politique, à placer les droits humains au centre de leurs priorités et à garantir l’accès de tous aux services de base. Au-delà de la compétition électorale, le scrutin apparaît ainsi comme un test de la capacité des responsables locaux à répondre aux attentes sociales des citoyens.

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AFRIQUE

AFRIQUE DU SUD – Cyril Ramaphosa vote à Johannesburg lors d’élections locales décisives pour l’ANC

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Le président sud-africain Cyril Ramaphosa a accompli son devoir électoral mercredi à Johannesburg, à l’occasion des élections municipales organisées dans le pays. Ce scrutin constitue un rendez-vous important pour le Congrès national africain (ANC), qui dirige l’Afrique du Sud depuis la fin de l’apartheid et cherche à préserver son influence politique dans les collectivités locales.

Le parti historique de Nelson Mandela aborde ces élections dans un contexte marqué par de nombreuses difficultés socio-économiques. La dégradation des infrastructures routières, les coupures d’électricité, les pénuries d’eau, les inégalités sociales persistantes et un taux de chômage supérieur à 30 % figurent parmi les principales préoccupations des électeurs.

La formation au pouvoir doit également composer avec une érosion progressive de son soutien électoral. Lors des élections municipales de 2021, l’ANC avait obtenu 45,5 % des suffrages, perdant ainsi sa majorité absolue à l’échelle nationale. Trois ans plus tard, lors des élections générales de mai 2024, son score était tombé à 40 %, une première depuis la fin du régime de l’apartheid.

À l’approche de ce nouveau scrutin, plusieurs enquêtes d’opinion évoquent la possibilité d’un résultat inférieur à 40 %, certains sondages situant même le parti autour du tiers des suffrages. Les résultats définitifs, attendus dans les prochains jours, permettront de mesurer l’évolution de son implantation politique et de mieux cerner les rapports de force au sein du paysage politique sud-africain.

À mi-parcours du mandat présidentiel, cette consultation représente également un indicateur important pour Cyril Ramaphosa, qui s’est personnellement investi dans la campagne. Le chef de l’État ne pourra pas solliciter un troisième mandat présidentiel, ce qui renforce les enjeux liés à la préparation de sa succession.

L’avenir de la direction de l’ANC constitue ainsi un autre enjeu majeur de ces élections. Le prochain congrès du parti, prévu en décembre 2027, devra permettre de désigner son futur dirigeant, appelé traditionnellement à porter les couleurs de la formation lors de la prochaine présidentielle.

Au-delà du contrôle des municipalités, les résultats de ce scrutin pourraient donc peser sur les équilibres internes de l’ANC et sur la préparation de l’après-Ramaphosa.

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AFRIQUE

LIBYE – Fauzi Abokhzam prend les commandes de la Banque centrale dans un contexte de divisions politiques

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Fauzi Abokhzam a officiellement pris ses fonctions de gouverneur de la Banque centrale de Libye après avoir prêté serment mercredi à Benghazi. Sa nomination avait été approuvée deux jours plus tôt par le Parlement, qui lui confie désormais la direction de l’une des institutions financières les plus stratégiques du pays.

Il succède à Naji Issa, dont la démission avait d’abord été rejetée par les députés en août avant d’être finalement acceptée en octobre. Ce changement à la tête de la Banque centrale intervient dans un contexte institutionnel marqué par des divergences persistantes entre les différentes autorités libyennes.

Selon les informations communiquées, Fauzi Abokhzam a été désigné à l’issue d’un vote parlementaire présenté comme ayant recueilli 90 voix favorables, un chiffre qui soulève une incohérence puisqu’il dépasse les 78 sièges attribués au Parlement dans le texte initial. Les conditions exactes de ce scrutin nécessitent donc des précisions.

Sa prise de fonctions intervient alors que la Libye reste confrontée à une profonde division politique et institutionnelle. À l’ouest, un gouvernement installé à Tripoli bénéficie de la reconnaissance d’une partie importante de la communauté internationale. À l’est, une administration soutenue par le maréchal Khalifa Haftar exerce son autorité sur une autre partie du territoire.

Cette fragmentation du pouvoir complique la gestion des institutions nationales, notamment celle de la Banque centrale, dont les décisions ont des conséquences directes sur les finances publiques, les revenus pétroliers et la stabilité économique du pays.

Depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi en 2011, la Libye peine à retrouver une stabilité politique durable. La succession des crises institutionnelles et les rivalités entre les différentes forces politiques et militaires continuent de fragiliser le fonctionnement de l’État.

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OUGANDA – Peter Elwelu arrêté pour des soupçons d’activités visant à déstabiliser le pays

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Les autorités ougandaises ont procédé à l’arrestation de Peter Elwelu, ancien chef d’état-major adjoint de l’armée et ex-conseiller présidentiel. L’ancien haut responsable militaire est soupçonné d’avoir participé à des opérations visant à déstabiliser le pays, selon les informations communiquées par l’armée.

Le porte-parole militaire par intérim, Chris Magezi, a annoncé que Peter Elwelu avait été interpellé lundi soir. Présenté par les autorités comme un officier ayant rompu avec l’institution militaire, il devrait prochainement être présenté devant la justice. Cette arrestation survient après la décision du chef des forces de défense, Muhoozi Kainerugaba, de lui retirer son grade de lieutenant-général pour le rétrograder au rang de simple soldat.

D’après les éléments avancés par l’armée, les opérations menées dans le cadre de cette affaire ont permis de saisir quinze armes à feu, des tenues militaires ainsi que deux véhicules. Peter Elwelu est notamment soupçonné d’avoir constitué un stock d’armes et préparé des actions subversives dans la région du Teso, à l’est du pays. Une vingtaine d’anciens militaires présentés comme proches de lui auraient également été arrêtés.

L’ancien officier n’a, pour l’heure, fait aucune déclaration publique concernant les accusations portées contre lui. Son épouse, Patricia Apolot, a cependant contesté les soupçons des autorités et défendu son mari, qu’elle présente comme innocent. Elle assure notamment qu’il n’a jamais eu l’intention de prendre les armes contre l’Ouganda.

Le parcours de Peter Elwelu reste marqué par plusieurs épisodes controversés. En 2016, il avait dirigé l’opération militaire contre le palais du roi du Rwenzururu, dans le cadre d’une intervention visant un mouvement accusé de séparatisme. Cette offensive avait fait de nombreuses victimes et suscité de vives réactions.

Après cette opération, il avait poursuivi son ascension au sein de la hiérarchie militaire, jusqu’à occuper le poste de chef adjoint des forces de défense. Il avait ensuite rejoint l’entourage présidentiel en qualité de conseiller.

Son parcours avait également été marqué par des sanctions américaines. En mai 2024, Washington avait pris des mesures à son encontre pour des violations présumées des droits humains, notamment des exécutions extrajudiciaires imputées aux forces gouvernementales. Peter Elwelu avait quitté l’armée en août 2025, après avoir été admis à la retraite.

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