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AFRIQUE

GABON – Sylvia Bongo affirme qu’elle ne retournera plus au Gabon

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Dans un entretien accordé à France 24, l’ancienne Première dame du Gabon, Sylvia Bongo Ondimba, a déclaré qu’elle ne comptait plus retourner dans son pays. Une affirmation forte, prononcée avec émotion, alors qu’elle évoquait les épreuves traversées depuis la chute du régime de son époux.

« Jamais… jamais. J’ai trop mal. Je laisse beaucoup de personnes que j’aime énormément, mais je ne retournerai jamais au Gabon. Je serai là pour tout le monde, mais je n’y retournerai plus », a-t-elle confié lors de cet entretien. Cette déclaration intervient dans un contexte particulièrement sensible pour l’ancienne Première dame et sa famille. Le 30 août 2023, l’armée gabonaise a renversé le président Ali Bongo Ondimba à la suite de l’Coup d’État gabonais de 2023. Ce changement brutal de pouvoir a marqué la fin de plusieurs décennies de domination politique de la famille Bongo dans le pays.

Après ce coup d’État, Sylvia Bongo et son fils, Noureddin Bongo Valentin, ont été placés en détention par les nouvelles autorités. Ils ont notamment été accusés de corruption, de détournement de fonds publics et de blanchiment d’argent. Des accusations qui ont suscité de nombreux débats, tant au Gabon qu’à l’international. Au fil des mois, l’ancienne Première dame a évoqué à plusieurs reprises les conditions difficiles de sa détention et les conséquences personnelles de cette période. Dans son entretien avec France 24, elle parle d’une expérience profondément douloureuse qui semble avoir marqué un tournant dans sa relation avec son pays.

Malgré cette prise de distance, Sylvia Bongo affirme rester attachée aux personnes qu’elle aime au Gabon. Elle assure vouloir continuer à soutenir ses proches, même si cela doit se faire depuis l’étranger. Depuis le renversement du pouvoir, le pays est dirigé par une transition militaire conduite par Brice Clotaire Oligui Nguema. Les autorités ont promis des réformes politiques et institutionnelles censées ouvrir une nouvelle étape pour le Gabon.

Dans ce contexte, la déclaration de Sylvia Bongo apparaît comme un symbole de la rupture entre l’ancien régime et la nouvelle ère politique qui s’installe dans le pays. Elle souligne également la dimension humaine et personnelle d’une crise politique qui continue de marquer profondément les acteurs de cette période récente de l’histoire gabonaise.

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AFRIQUE

SÉNÉGAL – Grève des enseignants : Un accord met fin à la crise dans l’éducation

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La crise scolaire connaît un tournant décisif au Sénégal. Après plusieurs jours de négociations, le Gouvernement et le G7 des syndicats de l’éducation ont signé, ce jeudi 16 avril 2026, un protocole d’accord à la Primature du Sénégal, mettant ainsi fin aux tensions qui secouaient le secteur.

Ce compromis a été conclu en présence du Premier ministre, érigé en garant de l’application des engagements pris, traduisant une volonté politique affirmée de restaurer durablement la stabilité du système éducatif.

Le G7, qui regroupe notamment le CUSEMS, le SAEMSS, le SELS, l’UDEN, le SNELAS/FC et le SIENS, a obtenu des avancées sur plusieurs points de revendication majeurs. Les deux parties ont réaffirmé leur engagement à renforcer le dialogue social, considéré comme un levier essentiel pour prévenir de nouvelles crises. L’objectif affiché est clair : consolider la stabilité du système éducatif tout en poursuivant son amélioration structurelle.

Toutefois, certaines revendications n’ayant pas encore abouti à un consensus ont été renvoyées à de prochaines négociations, dans un cadre de concertation continue, signe que le dialogue reste ouvert. Point central de cet accord, une clause de paix sociale a été actée. Fondée sur la confiance mutuelle, elle vise à garantir la continuité du service éducatif et à instaurer un climat apaisé dans les établissements scolaires à travers le pays.

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AFRIQUE

ZIMBABWÉ – Restitution historique : l’Afrique du Sud rend des trésors

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Un geste hautement symbolique a marqué les relations entre Afrique du Sud et le Zimbabwe. Mardi, Pretoria a restitué à Harare des restes humains ancestraux ainsi qu’une sculpture vieille de plusieurs siècles représentant l’emblème sacré de l’oiseau du Zimbabwe, emportés durant l’ère coloniale il y a plus d’un siècle.

La cérémonie, organisée dans un musée du Le Cap, s’est déroulée en présence de responsables des deux pays. Huit cercueils recouverts du drapeau zimbabwéen y ont été exposés, symbolisant le retour d’ancêtres longtemps privés de sépulture digne.

Selon les autorités, ces restes humains avaient été exhumés à l’époque coloniale pour servir de « spécimens scientifiques ». L’un d’eux appartiendrait à un chef traditionnel dont le crâne et la mâchoire avaient été prélevés en 1910. Un autre serait celui d’un homme exécuté à la suite d’accusations de sorcellerie. « Ils ont été retirés de leurs tombes — ils n’ont pas été trouvés, ni donnés », a insisté Gayton McKenzie, dénonçant une pratique profondément irrespectueuse. Les autorités zimbabwéennes, représentées notamment par Paul Damasane, ont affirmé que ces restes seraient réinhumés « là où ils appartiennent », dans le respect des traditions.

Au cœur de cette restitution figure également une sculpture en stéatite représentant l’oiseau du Zimbabwe, symbole national majeur. Cette pièce avait été arrachée à la fin du XIXe siècle sur le site du Grand Zimbabwe, avant d’être vendue à Cecil John Rhodes, ancien Premier ministre de la colonie du Cap. Cet oiseau, aujourd’hui emblème du Zimbabwe — visible sur le drapeau, les monnaies et les billets — incarne l’identité et l’héritage d’une civilisation ancienne. Le site du Grand Zimbabwe, construit entre le XIe et le XIIIe siècle et classé au patrimoine mondial de l’UNESCO, reste l’un des vestiges les plus impressionnants de l’Afrique précoloniale.

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AFRIQUE

MAURITANIE – Le président Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani à Paris : coopération renforcée sur migration et sécurité

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Le président de la Mauritanie, Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, a entamé ce mercredi une visite d’État de trois jours en France, une première à ce niveau dans l’histoire des relations entre les deux pays.

Prévue jusqu’au 17 avril, cette visite s’inscrit dans un contexte de coopération renforcée entre Nouakchott et Paris, notamment sur les questions sécuritaires et migratoires, au cœur des priorités régionales.

Le chef de l’État mauritanien doit être reçu à l’Palais de l’Élysée par Emmanuel Macron. Les discussions porteront sur le renforcement des relations bilatérales, tant sur le plan politique qu’économique et culturel, ainsi que sur plusieurs dossiers sensibles, en particulier la situation au Sahel. Parmi les axes majeurs figurent la lutte contre les groupes armés et la gestion des flux migratoires, deux enjeux stratégiques dans une région marquée par l’instabilité. Dans ce cadre, la Mauritanie apparaît comme un partenaire clé de l’Union européenne pour le contrôle des routes migratoires vers l’Europe.

Toutefois, cette coopération fait l’objet de critiques récurrentes de la part d’organisations de défense des droits humains, qui dénoncent des abus présumés à l’encontre des migrants. Plusieurs ONG appellent ainsi les partenaires européens à conditionner davantage leur soutien au respect des droits fondamentaux. Dans un environnement régional en recomposition, notamment après les tensions entre la France et certains pays du Sahel, la Mauritanie s’impose comme l’un des interlocuteurs privilégiés de Paris. Les relations avec des pays voisins, dont le Mali, ainsi que la situation sécuritaire globale, devraient également alimenter les échanges.

Au-delà des questions politiques, cette visite comporte un important volet économique. Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani doit participer à plusieurs rencontres institutionnelles et à un forum d’affaires visant à dynamiser les investissements et les partenariats entre entreprises françaises et mauritaniennes. Des déplacements sont également prévus en régions, notamment dans l’ouest de la France, afin de mettre en valeur les coopérations industrielles et maritimes, illustrant la volonté commune de diversifier et d’approfondir les relations bilatérales.

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