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AFRIQUE

GUINÉE – Peine réduite pour Ibrahima Kassory Fofana

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La justice guinéenne a revu à la baisse la condamnation de l’ancien Premier ministre Ibrahima Kassory Fofana. Une cour d’appel a ramené sa peine à trois ans et neuf mois de prison, contre cinq ans prononcés en février 2025 par la Cour de répression des infractions économiques et financières.

Reconnu coupable notamment d’enrichissement illicite et de blanchiment d’argent, l’ex-chef du gouvernement a en revanche été acquitté du chef de détournement de fonds publics. Détenu depuis avril 2022, il devrait être libéré prochainement, sa peine étant pratiquement purgée, après une incarcération effectuée en grande partie dans une clinique pour des raisons de santé.

La décision de la cour s’accompagne de sanctions financières, avec une amende de trois milliards de francs guinéens à verser à l’État, ainsi que la confiscation d’une partie de ses biens.

Ancien Premier ministre sous la présidence de Alpha Condé, entre 2018 et le coup d’État de septembre 2021, Ibrahima Kassory Fofana était accusé d’avoir détourné des fonds publics, notamment dans le cadre de programmes liés à la riposte contre la pandémie de Covid-19.

Cette affaire s’inscrit dans une dynamique plus large engagée par les autorités issues du coup d’État, qui avaient promis de lutter contre la corruption. Depuis l’arrivée au pouvoir du général Mamady Doumbouya, plusieurs anciens responsables politiques, figures de l’opposition et acteurs de la société civile ont été poursuivis ou incarcérés.

Toutefois, ce processus judiciaire se déroule dans un climat politique tendu. Le régime de transition est régulièrement critiqué pour les restrictions des libertés publiques, notamment la suspension de partis politiques, l’interdiction des manifestations et les pressions exercées sur l’opposition.

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AFRIQUE

MALI – Ras Bath et Rose devant la cour d’appel, un procès sous tension

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Au Mali, le procès de Youssouf Bathily, alias Ras Bath, et de l’activiste connue sous le pseudonyme de Rose s’est ouvert lundi devant la cour d’appel de Bamako. Détenu depuis près de trois ans, le chroniqueur conteste fermement les accusations d’association de malfaiteurs et d’atteinte au crédit de l’État et de ses institutions.

Les premières audiences ont notamment porté sur plusieurs enregistrements audio versés au dossier par l’accusation. Interrogé à la barre sur les faits qui lui sont reprochés, Ras Bath a répondu par la négative.

De son côté, Rose a expliqué que ses interventions sur les réseaux sociaux avaient principalement pour objectif de dénoncer la hausse du coût de la vie et les difficultés économiques rencontrées par les populations maliennes. L’accusation s’appuie notamment sur ses relations avec Ras Bath, qu’elle avait reçu à deux reprises dans ses émissions.

La défense conteste cependant la valeur de ces éléments et demande que les enregistrements audio soient retirés du dossier, estimant que leur utilisation ne respecte pas les règles de procédure.

À l’issue de la première journée d’audience, plusieurs partisans de Ras Bath se sont rassemblés pour réclamer sa libération. Les débats doivent reprendre mercredi 12 août, dans un procès qui suscite une forte attention au Mali.

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AFRIQUE

RD CONGO – L’épidémie d’Ebola franchit le cap des 2 000 morts

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L’épidémie de maladie à virus Ebola qui sévit actuellement en République démocratique du Congo (RDC) a franchi un nouveau seuil critique. Selon le dernier bilan communiqué mardi par les autorités congolaises, 2 011 personnes sont mortes sur 4 381 cas confirmés depuis la déclaration officielle de la flambée, le 15 mai dernier.

Avec un taux de létalité estimé à 45,9 %, l’épidémie se rapproche désormais du bilan de la flambée de 2018-2020, la plus meurtrière jamais enregistrée en RDC, qui avait causé près de 2 300 décès. Malgré l’ampleur de la situation, le ministre congolais de la Santé, Samuel Roger Kamba, estime que le pic épidémique n’a pas encore été atteint. Il assure toutefois que les autorités espèrent parvenir à contenir la progression du virus dans les prochains mois.

L’Est du pays particulièrement touché

Apparue initialement en Ituri, la flambée s’est progressivement étendue à plusieurs provinces de l’est et du nord-est de la RDC, notamment au Nord-Kivu. La situation est particulièrement complexe dans ces régions, où l’insécurité liée à la présence de groupes armés complique considérablement l’accès aux populations et le travail des équipes sanitaires.

À ces difficultés sécuritaires s’ajoutent les insuffisances des infrastructures de santé. Selon Mohamed Yakub Janabi, directeur régional de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) pour l’Afrique, une grande partie des personnes infectées échappe encore au système de surveillance. Cette faible détection des cas complique le traçage des contacts et favorise la poursuite de la transmission du virus. Les contacts avec les fluides corporels des personnes infectées constituent l’une des principales voies de contamination. Les pratiques funéraires peuvent également accroître les risques lorsque les dépouilles sont manipulées sans mesures de protection adaptées. Des équipes humanitaires organisent ainsi des enterrements sécurisés dans les zones affectées, malgré une défiance persistante au sein d’une partie des communautés.

Une souche différente des précédentes flambées

La situation est d’autant plus préoccupante que l’épidémie actuelle est liée au virus Ebola du variant Bundibugyo. Cette souche présente des caractéristiques génétiques distinctes de celles responsables des flambées enregistrées en 2007 et 2012. Une étude publiée dans Nature Medicine a permis d’analyser les génomes de virus prélevés chez plusieurs patients en RDC et en Ouganda. Les chercheurs ont identifié une origine distincte et privilégient l’hypothèse d’une nouvelle transmission de l’animal à l’être humain, suivie d’une propagation entre personnes.

L’animal à l’origine de cette transmission n’a toutefois pas encore été identifié. L’analyse génétique confirme également un lien entre les cas enregistrés en Ouganda et la flambée en cours en RDC. Pour les chercheurs, le dépistage précoce et le séquençage génomique restent essentiels afin d’identifier rapidement les nouvelles émergences du virus et de mieux suivre son évolution.

Un vaccin existant bientôt évalué

Face à l’absence de vaccin spécifiquement homologué contre le variant Bundibugyo, des experts de l’OMS ont recommandé d’évaluer l’efficacité d’Ervebo, le vaccin développé contre Ebola par le laboratoire américain Merck.

Les données déjà disponibles sur sa sécurité pourraient permettre d’engager directement un essai clinique de phase 3. L’Alliance du vaccin Gavi prévoit de mettre à disposition des doses issues du stock mondial d’Ervebo afin de soutenir ces travaux. Environ 500 000 doses sont actuellement disponibles dans ce stock, dont une partie est conservée en RDC, régulièrement confrontée à des flambées de la maladie.

La crainte d’une crise sanitaire majeure

La progression de l’épidémie place les autorités congolaises et leurs partenaires internationaux face à un double défi : contenir la transmission dans des zones affectées par les conflits et améliorer considérablement la détection des cas.

Avec plus de 2 000 morts, la flambée actuelle se rapproche rapidement du bilan enregistré entre 2018 et 2020. Certains responsables sanitaires redoutent désormais qu’elle puisse devenir l’une des plus importantes jamais enregistrées. Le gouvernement congolais reste néanmoins confiant dans sa capacité à inverser la tendance. Mais avec un pic épidémique qui, selon les autorités, n’a pas encore été atteint, les prochaines semaines seront déterminantes pour mesurer l’efficacité de la riposte et éviter une nouvelle aggravation de la crise sanitaire.

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AFRIQUE

CÔTE D’IVOIRE /MAURITANIE – Alassane Ouattara et Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani renforcent leur coopération

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Le président ivoirien Alassane Ouattara s’est entretenu, ce mardi 11 août 2026, avec son homologue mauritanien Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, en visite d’amitié et de travail de 24 heures en Côte d’Ivoire.

Les deux dirigeants ont passé en revue l’état des relations bilatérales entre Abidjan et Nouakchott, ainsi que les perspectives de leur renforcement dans plusieurs domaines d’intérêt commun.

Les échanges ont également porté sur les principales questions régionales, avec un accent particulier sur les enjeux de paix et de sécurité en Afrique de l’Ouest. Les deux chefs d’État ont notamment évoqué la nécessité de consolider la coopération entre les pays de la région face aux défis sécuritaires.

Cette rencontre intervient dans un contexte ouest-africain marqué par de profondes mutations géopolitiques et sécuritaires. Elle témoigne de la volonté de la Côte d’Ivoire et de la Mauritanie de maintenir un dialogue étroit et de renforcer leur coordination sur les questions régionales.

Au terme de cette visite de 24 heures, Abidjan et Nouakchott entendent ainsi donner un nouvel élan à leur partenariat, aussi bien sur le plan bilatéral que dans le cadre des initiatives visant à préserver la stabilité en Afrique de l’Ouest.

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