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AFRIQUE

ÉGYPTE – Huit morts dans une fusillade à Assiout

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Une fusillade meurtrière a secoué le sud de l’Égypte. Huit personnes ont été tuées et cinq autres blessées dans la province d’Assiout, après qu’un homme armé a ouvert le feu dans une zone très fréquentée, avant d’être abattu par les forces de sécurité.

Selon le ministère égyptien de l’Intérieur, l’attaque s’est produite lundi dans le quartier d’Abanoub. L’assaillant, circulant à bord d’un véhicule, a tiré sur des passants au niveau d’un important nœud de transport, provoquant un mouvement de panique parmi la population.

Intervention des forces de sécurité
Alertées rapidement, les forces de l’ordre ont été déployées sur les lieux. Après avoir identifié le suspect, celui-ci a pris la fuite en direction de zones agricoles avoisinantes. Une opération de traque a immédiatement été lancée.
La police a indiqué avoir localisé puis encerclé l’individu. Acculé, le suspect aurait ouvert le feu sur les agents, déclenchant un échange de tirs au cours duquel il a été neutralisé.

Un profil troublant
Les premières investigations révèlent que l’auteur de la fusillade avait été suivi dans un établissement psychiatrique au Le Caire. À ce stade, aucun mobile clair n’a été établi par les autorités, qui poursuivent leurs investigations pour comprendre les motivations de l’attaque.

Scènes de chaos
Des vidéos relayées sur les réseaux sociaux montrent l’arrivée d’ambulances sur les lieux, tandis que des habitants se regroupaient autour de la zone touchée. Certaines images suggèrent qu’un homme, présumé être le tireur, se tenait à proximité d’un SUV, armé d’un fusil et vêtu d’une tenue traditionnelle égyptienne.

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AFRIQUE

LIBÉRIA – Politique anti-immigration de Trump : Monrovia ouvre ses portes à 1 200 expulsés

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Le Liberia s’apprête à accueillir jusqu’à 1 200 personnes expulsées des États-Unis dans le cadre d’un nouvel accord conclu avec Washington. Annoncée mardi par les autorités libériennes, cette mesure s’inscrit dans la stratégie de l’administration de Donald Trump visant à renforcer les expulsions et à lutter contre l’immigration irrégulière.

Le programme doit être déployé progressivement au cours de l’année. Un premier contingent, composé d’une vingtaine de personnes, est attendu jeudi à Monrovia, selon le ministre libérien de l’Information, Jerolinmek Piah.

Les personnes transférées ne seront pas nécessairement originaires du Liberia. Le gouvernement précise que le dispositif pourra concerner des ressortissants de différents pays d’Afrique ainsi que de l’hémisphère occidental, sous réserve notamment qu’ils soient jugés aptes à voyager sur le plan médical.

Cet accord intervient alors que Washington multiplie les arrangements avec des pays étrangers afin de faciliter le transfert de personnes expulsées vers des territoires qui ne sont pas leurs pays d’origine. Plusieurs États africains ont déjà été sollicités dans le cadre de cette politique, dont les modalités ont parfois suscité des interrogations et des critiques de la part des organisations de défense des droits humains.

Le principal sujet de préoccupation concerne le statut juridique de certaines personnes concernées par ces transferts. Des migrants peuvent en effet faire l’objet de décisions judiciaires américaines leur accordant une protection contre un retour dans leur pays d’origine lorsqu’ils risquent d’y être persécutés ou exposés à des menaces graves.

Les autorités libériennes n’ont pas indiqué si certaines des personnes attendues à Monrovia bénéficiaient de telles protections. Le ministre de l’Information a toutefois assuré que les personnes transférées pourraient, si elles le souhaitent, déposer une demande d’asile au Liberia. Elles auraient également la possibilité de quitter le territoire lorsqu’elles le désirent.

Pour Monrovia, l’accord ne se limite pas à l’accueil des personnes expulsées. Les États-Unis doivent également apporter une assistance au Liberia afin de faciliter la mise en œuvre du programme et de renforcer les capacités du pays en matière de gestion des migrations.

Cette coopération intervient dans un contexte où l’administration Trump cherche à durcir considérablement sa politique migratoire. Les expulsions vers des pays tiers constituent l’un des volets de cette stratégie, mais leur mise en œuvre soulève des questions sur les garanties accordées aux personnes concernées et sur la responsabilité des États qui acceptent de les accueillir.

Avec cet accord, le Liberia devient ainsi un nouvel acteur de cette politique américaine d’externalisation des expulsions. Reste désormais à déterminer les conditions précises d’accueil, le statut juridique des personnes transférées et les mécanismes prévus pour garantir leurs droits une fois arrivées sur le territoire libérien.

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AFRIQUE

SOUDAN – À Khartoum, le retour à l’école comme premier signe d’un nouveau départ

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À Khartoum, le retour progressif des élèves dans les établissements scolaires donne un premier aperçu d’une capitale qui tente de renouer avec une vie normale après des années de conflit. Dans certaines zones où la situation sécuritaire s’est améliorée, des familles déplacées commencent à regagner leurs quartiers et à inscrire de nouveau leurs enfants à l’école.

Mais derrière cette reprise se profile un immense chantier. Le système éducatif soudanais a été profondément déstabilisé par la guerre. De nombreux établissements de la capitale ont été endommagés ou détruits, tandis que les écoles encore opérationnelles doivent composer avec des effectifs importants, des équipements insuffisants et un déficit d’enseignants.

Dans les salles de classe, les conséquences du conflit sont également visibles sur les élèves. Une partie d’entre eux a été déplacée pendant plusieurs années, certains ayant trouvé refuge dans d’autres régions du pays ou dans les États voisins. Les enseignants doivent ainsi rattraper les retards scolaires tout en accompagnant des enfants confrontés aux traumatismes liés à la guerre.

Pour les responsables d’établissements, l’enjeu dépasse largement la simple reprise des cours. Il s’agit de reconstruire progressivement les conditions permettant aux élèves de retrouver leurs repères, leur capacité de concentration et leur confiance dans l’avenir.

Les familles, elles aussi, doivent relever d’importants défis. Après plusieurs déplacements successifs, de nombreux parents disposent de ressources limitées pour financer les frais de transport, les uniformes, les fournitures et les manuels scolaires. Le retour à l’école représente donc une nouvelle charge financière pour des foyers qui peinent encore à se remettre des conséquences économiques du conflit.

Pourtant, cette rentrée conserve une forte dimension symbolique. Pour les familles revenues à Khartoum, permettre aux enfants de retrouver leurs camarades et leurs enseignants constitue une manière de reconstruire un quotidien bouleversé par la guerre et de préparer l’après-conflit.

Depuis avril 2023, les combats opposant les Forces armées soudanaises aux Forces de soutien rapide ont provoqué une catastrophe humanitaire majeure. Des dizaines de milliers de personnes ont été tuées et des millions d’autres contraintes de quitter leur domicile, à l’intérieur du pays ou au-delà des frontières.

Le secteur de l’éducation figure parmi les principales victimes de cette crise. Près de huit millions d’enfants ont été privés d’accès à l’école depuis le début des hostilités. Dans plusieurs régions, des établissements restent fermés, ont été détruits ou sont utilisés comme lieux d’accueil pour les populations déplacées.

La réouverture progressive des écoles de Khartoum ne marque donc qu’une première étape. Pour reconstruire durablement le système éducatif, les autorités devront réhabiliter les infrastructures, renforcer les effectifs enseignants, fournir du matériel scolaire et surtout mettre en place un accompagnement psychosocial adapté aux enfants ayant vécu plusieurs années de conflit.

Dans une capitale encore profondément marquée par la guerre, le retour des élèves en classe apparaît ainsi comme un fragile mais important signal d’espoir. Pour les enfants de Khartoum, reprendre le chemin de l’école signifie aussi tenter de retrouver un avenir.

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AFRIQUE

NIGÉRIA – Bola Tinubu lance sa campagne pour un second mandat sous haute tension

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La course à la présidence du Nigeria entre officiellement dans une nouvelle phase. La campagne électorale en vue du scrutin du 16 janvier s’ouvre dans un climat particulièrement tendu, marqué par les difficultés économiques, l’insécurité persistante et une opposition qui peine à présenter un front uni face au président sortant Bola Tinubu.

Candidat à sa propre succession, le chef de l’État doit affronter 18 concurrents. Dans les faits, la bataille devrait surtout se concentrer autour de trois figures : Bola Tinubu, l’ancien vice-président Atiku Abubakar et Peter Obi, ex-gouverneur et candidat particulièrement suivi par une partie de la jeunesse nigériane.

Depuis son accession à la présidence en 2023, Tinubu a engagé une série de réformes économiques destinées à redresser les finances du pays. La suppression des subventions sur les carburants et la réforme du régime de change du naira figurent parmi les mesures les plus emblématiques de son mandat.

Ces décisions ont été favorablement accueillies par une partie des milieux économiques et des investisseurs, mais leur coût social pèse lourdement sur la population. La dépréciation de la monnaie nationale et l’augmentation du coût de la vie ont accentué les difficultés auxquelles sont confrontés de nombreux Nigérians. Inflation, chômage, pauvreté et insécurité constituent désormais les principaux sujets de préoccupation à l’approche du scrutin.

Le président sortant peut toutefois compter sur un avantage politique majeur : l’éparpillement de ses adversaires. La coalition constituée en 2025 dans le but de construire une alternative à Tinubu n’a pas résisté aux rivalités internes et s’est désintégrée avant même le lancement officiel de la campagne.

Cette fragmentation réduit les possibilités d’une candidature unique capable de concentrer le vote anti-Tinubu. Atiku Abubakar et Peter Obi devront donc chacun mobiliser leurs propres bases électorales dans une compétition où le président sortant dispose déjà d’un appareil politique particulièrement puissant.

Depuis son arrivée au pouvoir, Bola Tinubu a en effet renforcé son influence sur la scène politique nationale. Plusieurs responsables issus de l’opposition ont rejoint son camp, tandis que son parti, le Congrès des progressistes, contrôle désormais 31 des 36 États du pays à travers leurs gouverneurs.

Cette domination territoriale nourrit les interrogations sur l’évolution du paysage politique nigérian. Pour ses détracteurs, la concentration progressive du pouvoir autour du camp présidentiel risque d’affaiblir davantage le pluralisme politique et de rapprocher le Nigeria d’un système dominé par une seule formation.

Le scrutin s’annonce donc comme un test majeur pour la démocratie nigériane. Au-delà de la personnalité du prochain président, les électeurs devront se prononcer sur le bilan économique de Bola Tinubu, l’impact de ses réformes et sa capacité à répondre aux préoccupations sociales et sécuritaires d’un pays de plus de 200 millions d’habitants.

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