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AFRIQUE

NIGÉRIA – Fortes inondations à Lagos après des pluies torrentielles

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À Lekki et Ikoyi, deux quartiers huppés de l’État de Lagos, de fortes pluies ont provoqué d’importantes inondations, perturbant la circulation et affectant de nombreuses habitations ainsi que des activités économiques.

Comme chaque année durant la saison des pluies au Nigeria, la situation est aggravée par la vétusté des infrastructures urbaines et l’insuffisance des systèmes d’évacuation des eaux pluviales. Ces défaillances structurelles accentuent l’ampleur des dégâts et exposent davantage les populations aux risques.

Face à ces intempéries, Agence nigériane des services hydrologiques a émis une alerte signalant un risque élevé de crues soudaines dans plusieurs États du pays jusqu’au 10 juillet. L’organisme met en garde contre une montée rapide du niveau des eaux, susceptible d’entraîner des inondations localisées dans les zones les plus vulnérables.

Les autorités appellent ainsi les habitants et les opérateurs économiques installés dans les zones à risque à redoubler de vigilance. Elles soulignent que la combinaison de fortes précipitations et de réseaux d’assainissement inadéquats pourrait engendrer des perturbations majeures.

Au-delà des dégâts matériels, ces prévisions font peser de lourdes menaces sur les transports, les infrastructures essentielles, mais aussi sur l’agriculture et l’activité économique dans les régions concernées.

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AFRIQUE

ÉGYPTE – Le Caire expulse un diplomate éthiopien après une mesure similaire d’Addis-Abeba

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L’Égypte et l’Éthiopie connaissent une nouvelle escalade diplomatique. Le Caire a déclaré persona non grata un conseiller de l’ambassade d’Éthiopie et lui a accordé un délai de 48 heures pour quitter le territoire égyptien. Cette décision intervient en réponse à l’expulsion, la veille, d’un membre du personnel diplomatique égyptien par Addis-Abeba.

Une source égyptienne citée par la presse officielle a qualifié la décision éthiopienne de « regrettable et injustifiée ». Le Caire affirme rejeter toute ingérence dans les affaires intérieures des autres États et considère que les autorités éthiopiennes cherchent à attribuer leurs crises internes à des acteurs extérieurs.

Cette nouvelle confrontation intervient dans un contexte de tensions croissantes dans la Corne de l’Afrique. Addis-Abeba accuse notamment l’Égypte, le Soudan et l’Érythrée de soutenir une coalition d’opposition dirigée par le Front de libération du peuple du Tigré (TPLF), engagée dans de nouveaux combats contre les forces gouvernementales éthiopiennes. Les trois pays concernés rejettent ces accusations.

La reprise des affrontements dans le nord de l’Éthiopie fait craindre une nouvelle dégradation de la situation sécuritaire, après la guerre du Tigré de 2020 à 2022, qui avait fait des centaines de milliers de victimes selon différentes estimations. Les combats actuels interviennent alors que les relations entre Addis-Abeba et Asmara se sont également fortement détériorées.

Jeudi, l’Éthiopie a annoncé la fermeture de son ambassade en Érythrée et déclaré dix diplomates érythréens persona non grata, leur donnant 48 heures pour quitter le pays. Asmara a réagi en annonçant la rupture de ses relations diplomatiques avec son voisin.

La crise éthiopienne intervient également sur fond de différend ancien entre Addis-Abeba et Le Caire autour du Grand barrage de la Renaissance éthiopienne (GERD), construit sur le Nil Bleu. L’Égypte estime que la gestion des eaux du barrage pourrait affecter ses ressources hydriques, tandis que l’Éthiopie considère le projet comme essentiel à son développement énergétique.

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AFRIQUE

SÉNÉGAL – Face aux coupures, Abdourahmane Diouf détaille les chantiers de la souveraineté énergétique

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Après les perturbations électriques de septembre, le ministre de l’Énergie et du Pétrole a présenté lors d’un déjeuner presse, jeudi 1er octobre 2026 à Dakar, les priorités du gouvernement : sécuriser l’approvisionnement, réduire les coûts de production et étendre l’accès à l’électricité. Le défi consiste à convertir les ressources pétrolières et gazières du pays en bénéfices concrets pour les ménages et les entreprises.

Produire du pétrole et du gaz, mais aussi garantir une électricité disponible et accessible : c’est autour de cette ambition qu’El Hadji Abdourahmane Diouf a échangé avec les journalistes au Musée des Civilisations noires. Consacré aux « Enjeux, réformes et perspectives du secteur de l’Énergie et des Hydrocarbures », ce petit-déjeuner de presse réunissait notamment les responsables de Senelec, de Petrosen, de la Société africaine de raffinage et du Réseau gazier du Sénégal.  

Des capacités installées qui ne suffisent pas à éviter les coupures
La rencontre intervenait après un mois de septembre marqué par dix-huit jours de perturbations du réseau électrique. Selon le ministre, cette crise résulte de difficultés conjoncturelles et structurelles : pannes d’équipements, contraintes d’approvisionnement et retard de certaines infrastructures gazières. En attendant leur disponibilité, Senelec continue de recourir au gazole, plus coûteux que le gaz attendu, a-t-il expliqué.  Les chiffres présentés illustrent la pression sur le système. D’après Abdourahmane Diouf, la demande électrique progresse de plus de 12 %, tandis que la pointe de consommation a atteint 1 700 mégawatts en août. Le parc de production dépasse pourtant 2 300 mégawatts de capacités installées. Cet écart rappelle que la puissance théorique des centrales ne garantit pas leur disponibilité : leur fonctionnement dépend aussi du combustible, de l’état des équipements et de la capacité des réseaux à acheminer l’électricité.

 Près de 400 milliards de FCFA pour élargir l’accès
Au-delà de la continuité du service, le gouvernement maintient son objectif d’accès universel à l’électricité à l’horizon 2029. Le ministre a annoncé un programme de près de 400 milliards de francs CFA destiné à électrifier 6 471 localités, alors que le taux national d’accès se situe autour de 86 %, selon les données qu’il a présentées.   L’enjeu est territorial autant qu’économique. Le raccordement des localités encore privées de courant doit faciliter le fonctionnement des écoles, des structures sanitaires et des activités productives. Cette extension devra toutefois s’accompagner d’un service suffisamment fiable pour répondre aux besoins des nouveaux usagers.

Acheminer le gaz vers les centrales et les industries
Pour réduire durablement les coûts, les autorités misent notamment sur l’utilisation du gaz national. Le Réseau gazier du Sénégal prévoit environ 340 kilomètres de gazoducs pour alimenter les centrales électriques et les industries, a indiqué Abdourahmane Diouf. Le gouvernement entend également renforcer la production, moderniser les réseaux et développer le stockage ainsi que les énergies renouvelables.  La baisse des coûts de production constitue ainsi un levier central de la stratégie annoncée. Elle doit permettre de soutenir la compétitivité économique tout en limitant la pression sur les finances publiques. Les annonces rapportées ne permettent cependant pas de fixer une date ni un montant précis de réduction des factures des consommateurs.

 Une gouvernance à réorganiser
Le ministre a également annoncé la préparation d’une loi de programmation énergétique pour 2027-2031. Celle-ci doit organiser les investissements et les priorités sur plusieurs années, avec des objectifs, des financements, des échéances et des responsabilités définis. Un Code général des hydrocarbures est aussi en préparation pour couvrir l’ensemble des activités, de l’exploration à la commercialisation. Sur le plan institutionnel, Senelec doit évoluer vers une organisation structurée autour de ses métiers, tandis que Petrosen est appelée à devenir un groupe énergétique national intégré. La fusion de l’Agence nationale pour les énergies renouvelables et de l’Agence pour l’économie et la maîtrise de l’énergie figure également parmi les transformations annoncées.  

Pour les usagers, ces réformes seront surtout jugées à leurs effets : moins de coupures, davantage de localités raccordées et une énergie financièrement accessible. C’est sur ces résultats que se mesurera la capacité du Sénégal à transformer ses ressources en souveraineté énergétique.

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AFRIQUE

NIGERIA – Bola Tinubu mise sur la reprise économique avant la présidentielle de 2027

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Le président nigérian Bola Tinubu assure que les premiers effets de ses réformes économiques sont désormais visibles, mettant en avant la progression de l’activité et l’amélioration de plusieurs indicateurs macroéconomiques. Le chef de l’État affirme notamment que l’économie nigériane devrait enregistrer une croissance supérieure à 4 % en 2026.

Cette tendance est également relevée par le Fonds monétaire international. Dans ses dernières projections, le FMI table sur une croissance réelle du PIB de 4,1 % pour le Nigeria en 2026, après 4 % en 2025. L’institution attribue cette dynamique à la fois aux secteurs pétrolier et non pétrolier.

Depuis son arrivée au pouvoir en 2023, Bola Tinubu a engagé une série de réformes destinées à rééquilibrer les finances publiques et à modifier le fonctionnement du marché des changes. La suppression de la subvention sur les carburants et la libéralisation du taux de change du naira ont constitué les principales mesures de ce programme.

Ces décisions ont toutefois provoqué d’importants effets sociaux. La dépréciation de la monnaie et la hausse du coût de la vie ont pesé sur les ménages, tandis que l’inflation, après avoir diminué pendant plusieurs mois, a recommencé à progresser au début de 2026. Le FMI relevait ainsi une inflation annuelle de 15,1 % en février, passée à 15,4 % en mars.

Dans son discours, Tinubu a insisté sur la nécessité de traduire les améliorations macroéconomiques en bénéfices concrets pour la population. Il a notamment évoqué l’accès des agriculteurs aux terres et à la sécurité, la disponibilité de l’électricité pour les entreprises et l’accès au financement, ainsi que la création d’emplois pour les jeunes.

Le président affirme vouloir inscrire ces transformations dans la durée, en faisant de la croissance et de la productivité les leviers d’une amélioration progressive des conditions de vie.

La situation sécuritaire demeure toutefois un obstacle important. Les violences et les enlèvements continuent de toucher plusieurs régions du pays et pèsent notamment sur l’agriculture, l’investissement et la production pétrolière. Le FMI identifie d’ailleurs la sécurité, l’électricité, les infrastructures, l’agriculture et le capital humain parmi les principaux défis auxquels le Nigeria reste confronté.

Sur le plan politique, Bola Tinubu sera candidat à sa réélection lors de la présidentielle prévue le 16 janvier 2027. La Commission électorale nationale indépendante (INEC) a publié en septembre la liste définitive des candidats, qui comprend 18 prétendants à la magistrature suprême. Parmi eux figurent notamment l’ancien vice-président Atiku Abubakar et Peter Obi, déjà candidats lors de la présidentielle de 2023.

À quelques mois du scrutin, le débat politique nigérian porte ainsi à la fois sur les résultats des réformes économiques engagées depuis 2023 et sur leur impact concret sur le pouvoir d’achat, l’emploi, la sécurité et les conditions de vie de la population.

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