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AFRIQUE DE L’EST

[AFRICA ROAD BUILDERS] – Trophée Babacar Ndiaye 2022 : La présidente tanzanienne Samia Suluhu Hassan, lauréate du Super Prix

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Cette distinction consacrant les personnalités africaines engagées dans le développement des infrastructures de transport sur le continent

Le Comité de sélection de The Africa Road Builders – Trophée Babacar Ndiaye a désigné le 31 mars 2022, à Abuja (Nigeria) la présidente de la République unie de Tanzanie, Samia Suluhu Hassan, lauréate de l’édition 2022 de cette distinction consacrant les personnalités africaines engagées dans le développement des infrastructures de transport sur le continent.

Mme Samia Suluhu Hassan a été distinguée pour son « leadership personnel et ses énormes engagements et investissements » à étendre les routes et le réseau de transports ferroviaires de la Tanzanie, a souligné le comité de sélection. Elle succède au président de la République fédérale du Nigeria, Muhammadu Buhari, lauréat en 2021.Seule femme, cheffe d’État en exercice en Afrique, Samia Suluhu Hassan a accédé au pouvoir en mars 2021 après la disparition du président John Magufuli dont elle était la vice-présidente.

Pour opérer son choix, le Comité de sélection a notamment invoqué l’appui de 290 millions de dollars de la Banque africaine de développement à la redynamisation des transports routiers, ferroviaires et aériens de la Tanzanie. Il a aussi tenu compte du contrat de 172,2 millions de dollars signé avec la China Corporation Limited pour la fourniture au pays de 1 430 wagons de fret modernes, en vue de la mise en œuvre de l’ambitieux programme de chemin fer de la Tanzania Railways Corporation. Enfin, le Comité a noté le lancement officiel de la construction du projet historique de la rocade extérieure de la ville de Dodoma. Ce projet a été lancé le 11 février dernier par la présidente Samia Hassan en présence du président du Groupe de la Banque africaine de développement, Dr Akinwumi A. Adesina.

« Nous adressons nos chaleureuses félicitations à la présidente Samia Hassan et au peuple tanzanien. La remise du trophée aura lieu lors de la conférence finale de The Africa Road Builders, prévue en marge des prochaines Assemblées annuelles de la Banque africaine de développement », souligne le Comité de sélection.

Parrainé par le président du Groupe de la Banque africaine de développement, Dr Akinwumi A. Adesina, le Trophée Babacar Ndiaye des « Africa Road Builders » est organisé par Acturoutes, une plateforme d’information sur les infrastructures et le réseau routier en Afrique et l’organisation Médias pour les infrastructures et la finance en Afrique (MIFA), un réseau de journalistes africains spécialisés dans les infrastructures routières.

Ce prix a été créé en l’honneur de Babacar Ndiaye, président du Groupe de la Banque africaine de développement de 1985 à 1995. Le Professeur Carlos Lopes, ancien Secrétaire exécutif de la Commission Economique des Nations Unies pour l’Afrique en est le Président du Bureau des Conférences.

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AFRIQUE

TANZANIE – Arrestations massives avant des manifestations contestataires

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En Tanzanie, les autorités ont procédé à l’arrestation de dizaines de personnes à la veille de manifestations antigouvernementales annoncées, dans un climat de tensions politiques croissantes autour des revendications démocratiques.

Le porte-parole de l’armée, Sylvester Mangure, a averti contre toute tentative de rassemblement, rappelant l’interdiction récente des activités politiques publiques décidée par le gouvernement. Il a également accusé des individus non identifiés de mobiliser des jeunes en leur faisant croire à un soutien de l’armée aux manifestations, une allégation fermement démentie par les autorités militaires.

À l’origine de ces appels à manifester, des groupes de jeunes militants ont fixé la date de mardi, coïncidant avec le 72e anniversaire du parti au pouvoir, pour exiger des réformes démocratiques et la libération de Tundu Lissu. Ce dernier est détenu pour trahison après avoir plaidé en faveur de réformes électorales en amont des dernières législatives.

La situation politique reste marquée par les suites de l’élection présidentielle d’octobre, remportée par Samia Suluhu Hassan avec 97 % des suffrages dans un contexte controversé, caractérisé par le boycott de l’opposition, notamment du Chadema et de l’ACT Wazalendo.

Selon une commission officielle, plus de 500 personnes ont perdu la vie lors de trois jours de manifestations violentes ayant contesté le processus électoral. Un bilan contesté par les organisations de défense des droits humains et les opposants, qui évoquent un nombre de victimes plus élevé.

Dans la capitale économique Dar es Salaam, les forces de sécurité ont renforcé leur présence, multipliant patrouilles et contrôles sur les principaux axes et lieux publics. Si les autorités n’établissent pas de lien direct avec les manifestations prévues, leurs détracteurs y voient une stratégie de dissuasion.

Parallèlement, la ville s’apprête à accueillir la 50e édition de la Foire commerciale internationale de Dar es Salaam, connue sous le nom de SabaSaba, l’un des rendez-vous économiques majeurs du pays.

Le porte-parole de la police, David Misime, a indiqué que les opérations de sécurité avaient été intensifiées pour contrer ce que les autorités qualifient de mobilisations illégales, souvent organisées via les réseaux sociaux. Il a prévenu que toute participation à des troubles serait sévèrement sanctionnée.

De son côté, le Premier ministre Mwigulu Nchemba a confirmé des arrestations liées à des activités de recrutement de manifestants, sans en préciser le nombre.

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AFRIQUE

SOMALIE – AUSSOM fragilisée : Les États-Unis se retirent du financement logistique

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La mission de soutien et de stabilisation de l’Union africaine en Somalie, connue sous l’acronyme AUSSOM, fait face à une incertitude croissante quant à la poursuite de ses opérations.

D’après des informations issues de sources diplomatiques, les États-Unis ont décidé de mettre fin à leur contribution au financement du dispositif logistique des Organisation des Nations unies en Somalie, un pilier essentiel au fonctionnement de la mission.

Déployée avec environ 12 000 militaires, l’AUSSOM appuie les forces du gouvernement fédéral basé à Mogadiscio dans leur combat contre le groupe armé al-Shabaab, qui conserve une présence significative dans plusieurs مناطق rurales et continue de mener des attaques ciblées.

Le dispositif repose largement sur le Bureau d’appui des Nations unies en Somalie, chargé d’assurer des fonctions vitales telles que le transport, l’approvisionnement, les soins médicaux et la logistique énergétique. Ce mécanisme représente un budget estimé à près de 500 millions de dollars. Le désengagement américain fait planer le risque d’un affaiblissement progressif, voire d’une rupture de cette chaîne logistique.

Dans une note datée du 1er juillet, Washington a confirmé qu’il ne prolongerait pas son soutien au-delà de l’année en cours. Cette décision s’inscrit dans une réorientation stratégique impulsée par Donald Trump, dont l’administration considère que les efforts internationaux n’ont pas permis de stabiliser durablement la Somalie ni de contenir efficacement la menace jihadiste.

Les autorités américaines pointent également les divisions politiques internes et les difficultés structurelles du gouvernement somalien à renforcer ses institutions malgré plusieurs années d’appui international.

Si les États-Unis ne bloquent pas le renouvellement du mandat de la mission au Conseil de sécurité, ils refusent désormais toute reconduction incluant un soutien logistique onusien, ce qui fragilise considérablement la viabilité de l’opération.

La Commission de l’Union africaine a alerté sur les conséquences potentielles de ce retrait, évoquant des « implications significatives » sur les capacités opérationnelles et le financement de la mission. Plusieurs observateurs estiment qu’en l’absence d’un mécanisme alternatif, l’AUSSOM pourrait être contrainte de réduire, voire d’interrompre ses activités.

Sur le terrain, des responsables politiques somaliens expriment leur inquiétude face à un possible vide sécuritaire. Un affaiblissement de la mission pourrait, selon eux, offrir un avantage stratégique aux groupes armés actifs dans le pays.

De son côté, l’Organisation des Nations unies indique suivre de près l’évolution de la situation et poursuivre les consultations avec ses partenaires africains et les autorités somaliennes, sans qu’une solution de remplacement n’ait encore été arrêtée.

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AFRIQUE

SOUDAN – Amnesty International alerte sur des crimes de masse et un risque d’escalade au Darfour

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La guerre qui ravage le Soudan depuis avril 2023 franchit un nouveau seuil d’alerte. Dans un rapport accablant, Amnesty International accuse les Forces de soutien rapide (FSR) d’avoir mené des attaques systématiques contre des civils au Darfour, évoquant des crimes contre l’humanité et un possible génocide.

Les conclusions portent notamment sur les violences commises lors du siège et de la prise d’El-Facher entre 2024 et 2025. Selon l’organisation, ces opérations s’inscrivent dans une stratégie visant à cibler des populations spécifiques, en particulier l’ethnie zaghawa, dans une logique de déplacement forcé et de modification démographique.

Le rapport, fondé sur des centaines de témoignages, décrit des attaques répétées contre des villages, des camps de déplacés et des centres urbains. Des habitations auraient été incendiées après le départ de leurs occupants, suggérant une volonté d’empêcher tout retour des populations.

Au-delà des destructions, Amnesty met en avant l’ampleur des violences infligées aux civils : exécutions sommaires, violences sexuelles, enlèvements et détentions massives dans des conditions jugées inhumaines. Les enfants figurent parmi les premières victimes, exposés à des abus graves allant du recrutement forcé aux violences extrêmes.

Le siège d’El-Facher, imposé durant plusieurs mois, aurait également provoqué une situation de famine, aggravant une crise humanitaire déjà critique. L’organisation évoque en outre des massacres de civils tentant de fuir les combats, pris au piège lors d’opérations militaires.

Ces accusations rejoignent les conclusions d’une mission mandatée par les Nations unies, qui avait déjà évoqué des actes de génocide dans cette région.

Face à la détérioration rapide de la situation, Amnesty appelle à un cessez-le-feu immédiat et au déploiement d’une force internationale pour protéger les civils. L’ONG met en garde contre une possible extension des violences vers d’autres zones stratégiques, notamment au Kordofan.

Le conflit oppose depuis plus de deux ans l’armée soudanaise dirigée par Abdel Fattah al-Burhane aux FSR du général Mohamed Hamdane Daglo. Selon les estimations internationales, il a déjà causé des dizaines de milliers de morts et provoqué le déplacement de plus de 10 millions de personnes, dont une majorité d’enfants.

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