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BURKINA FASO – Assassinat de Sankara au Burkina : l’ex-président Blaise Compaoré condamné à perpétuité

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@ThomasSankara.net

Ouvert en octobre 2@021, 34 ans après l’assassinat de Thomas Sankara, le verdit du procès est tombé ce 6 avril avec la condamnation de l’ancien président Blaise Sankara à la prison à vie.

Pour sa participation à l’assassinat de son prédécesseur Thomas Sankara, tué avec douze de ses compagnons lors d’un coup d’État en 1987, Blaise Compaoré, aujourd’hui réfugié en Côte d’Ivoire écope de la peine de prison à perpétuité à l’issue d’un procès qui aura duré 6 mois.  

Après plusieurs années d’instruction, et six mois d’audience, le verdict du procès des assassins présumés de l’ancien président burkinabè Thomas Sankara est enfin tombé : outre Blaise Compaoré, le tribunal militaire de Ouagadougou a également condamné à la perpétuité le commandant de sa garde Hyacinthe Kafando et le général Gilbert Diendéré, un des chefs de l’armée lors du putsch de 1987. 

Le Parquet militaire avait requis 30 ans de prison contre Blaise Compaoré et Hyacinthe Kafando et 20 ans contre Gilbert Diendéré. Comme on le constate, le tribunal est allé plus loin. Huit autres accusés sont condamnés à des peines allant de trois ans à vingt ans de prison. Trois accusés, enfin, ont été acquittés. 

Le procès avait été suspendu après le coup d’État du lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba, qui a renversé le président élu Roch Marc Christian Kaboré 24 janvier, ensuite rétabli par la junte au pouvoir. Mais avait été une nouvelle fois perturbé à la suite de la prestation de serment de Paul-Henri Sandaogo Damiba devant le Conseil constitutionnel, le 16 février. 

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La défense a alors introduit une requête en soulignant qu’on demandait des condamnations pour « attentat à la sûreté de l’Etat », alors que le putsch du lieutenant-colonel Damiba, validé par le Conseil constitutionnel, constituait en lui-même un « attentat à la sûreté de l’Etat ». Cela « consacre la prise de pouvoir par la force comme un mode constitutionnel de dévolution du pouvoir », avaient soutenu les avocats de la défense. Un argument rejeté par le Conseil constitutionnel, permettant la reprise du procès.

Le capitaine Thomas Sankara a été tué avec douze de ses compagnons par un commando lors d’une réunion au siège du Conseil national de la révolution (CNR) à Ouagadougou. Il avait 37 ans.  Son assassinat a choqué et traumatisé l’Afrique. Compaoré, qui lui a succédé, est resté au pouvoir 27 ans, et il aura fallu une insurrection qui l’a contraint à s’exiler pour qu’un processus judiciaire se remette en route, pour aboutir au procès qui s’est refermé ce 6 avril 2022.

       

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