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GHANA

GHANA : les Ghanéens étaient aux urnes ce lundi pour élire leur Président

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Ce lundi 07 décembre 2020, les Ghanéens ont défilé devant les bureaux de vote pour sacrifier à leur devoir civique. Une élection présidentielle où s’affrontaient le Président sortant Nana Akufo-Addo du Nouveau Parti Patriotique et l’ancien Président John Mahama du Congrès Démocratique National.

 Les Ghanéens se sont massivement déplacés, ce lundi, pour élire leur Président. Le chef de l’Etat sortant Nana Akufo-Addo faisait face à son rival de toujours, l’ancien président John Mahama. « Cela fait depuis 1992 que je vote ici et comme toujours, tout se passe sans encombre et dans le calme », s’est félicité, John Mahama, 62 ans, après son vote. « Je vais bien, et je suis bien content du déroulement de la journée », a déclaré Nana Akufo-Addo à la presse avant d’ajouter : « Nous allons renforcer les engagements que nous avons pris pour nos institutions démocratiques ».

Toutefois, à la mi-journée, un cas de violence a été signalé par la police et la Codéo (une coalition d’observateurs locaux). Selon leurs informations, des types à bord d’une Land Cruiser noir ont tiré sur la voiture de deux membres du Congrès Démocratique National, le parti du candidat John Dramani Mahama, à Kasoa. Quatre personnes, dont un journaliste, ont été blessées. Les assaillants ont pris la fuite et sont recherchés par la police.

Pourtant, vendredi dernier, le Président sortant et son rival ont même signé un pacte de paix pour inciter leurs partisans à éviter toute violence. Jeudi soir, Nana Akufo-Addo s’est adressé à la nation une dernière fois pour prévenir toute velléité de violence.

Près de 40 000 observateurs locaux et internationaux ont été déployés sur tout le territoire national pour veiller au bon déroulement du scrutin. Des forces de sécurité sont déployées sur le terrain et des voitures de police circulent d’un bureau à l’autre.

Si Nana Akufo-Addo s’en sort avec un bilan plutôt positif sur le plan économique, diplomatique et social, avec la création de lycées gratuits et un meilleur accès à l’éducation pour tous, le chômage des jeunes, le manque d’infrastructures, et l’accès à la santé restent des enjeux dans cette campagne.

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AFRIQUE

Ghana : L’inflation repart à la hausse et atteint 5,3 % en juin

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Le Ghana Statistical Service (GSS) a annoncé une accélération de l’inflation annuelle au Ghana, qui s’est établie à 5,3 % en juin 2026, contre 3,7 % le mois précédent. Cette progression de 1,6 point de pourcentage est principalement attribuée à la hausse des prix des produits non alimentaires.

Il s’agit du troisième mois consécutif de hausse, un signal qui pourrait traduire un ralentissement de la dynamique désinflationniste observée ces derniers mois. Toutefois, en comparaison annuelle, la tendance reste globalement orientée à la baisse, l’inflation étant nettement inférieure aux 13,7 % enregistrés en juin 2025. Dans le même temps, l’indice des prix à la consommation est passé de 257,3 à 270,8 sur un an.

En variation mensuelle, la progression des prix a néanmoins ralenti, avec une inflation limitée à 0,2 % en juin contre 1,1 % en mai, suggérant un rythme de hausse plus modéré.

Dans le détail, les produits non alimentaires demeurent le principal moteur de l’inflation, avec un taux passant de 4,1 % à 6,3 %, représentant près de 68,5 % de la hausse globale. Les coûts du transport ont constitué la contribution la plus significative (10,5 %), suivis par les loyers (8,4 %) et les frais de scolarité dans le secondaire (7,2 %). L’inflation des services, bien qu’en léger recul, reste élevée à 9,4 %.

L’inflation alimentaire a également progressé, atteignant 3,9 % contre 3,3 % le mois précédent. Par ailleurs, les produits locaux ont fortement contribué à la hausse globale, avec un taux de 6,7 %, contre 5,0 % en mai, représentant plus de 86 % de l’inflation totale. À l’inverse, l’inflation des biens importés reste contenue, passant de 0,9 % à 2,3 %, ce qui indique que les pressions inflationnistes proviennent principalement de facteurs internes tels que les coûts de production, de transport et d’énergie.

Sur le plan régional, les disparités restent marquées. La région du Nord-Est affiche le taux d’inflation le plus élevé à 10,2 %, tandis que la région de Bono-Est enregistre une inflation négative de -4,4 %, traduisant une baisse des prix sur la période.

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AFRIQUE

GHANA – Accra refuse un accord sanitaire avec Washington

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Le Ghana a décidé de mettre fin aux négociations d’un accord bilatéral de santé avec les États-Unis, invoquant des désaccords majeurs sur l’accès aux données personnelles de ses citoyens. Une rupture qui met en lumière les tensions croissantes entre impératifs sanitaires et souveraineté numérique.

Un refus motivé par la protection des données

Selon des sources concordantes, les autorités ghanéennes, sous l’impulsion du président John Dramani Mahama, ont jugé inacceptables les clauses exigeant un accès à des données sanitaires sensibles. L’accord en discussion, engagé depuis novembre, portait sur un financement de 109 millions de dollars sur cinq ans, destiné à soutenir la lutte contre le VIH/sida, le paludisme et la tuberculose.

Pressions diplomatiques et rupture des négociations

À l’approche de l’échéance fixée au 24 avril, Washington aurait intensifié la pression pour finaliser l’accord. Le Ghana a finalement notifié son refus, marquant un coup d’arrêt aux discussions. Ce revers intervient dans un contexte de redéfinition de la politique d’aide extérieure américaine sous l’administration de Donald Trump.

Une doctrine américaine plus conditionnelle

Le projet s’inscrivait dans la stratégie dite “America First Global Health Strategy”, qui vise à transformer l’aide internationale en partenariats conditionnés, avec co-investissement local et exigences accrues en matière de transparence et d’accès aux données. Cette orientation s’est notamment traduite par le démantèlement de l’USAID et par la signature annoncée de plusieurs accords de santé à travers le continent.

Une tension continentale sur la souveraineté numérique

Le cas ghanéen s’inscrit dans une dynamique plus large. Des accords similaires ont suscité des résistances dans d’autres pays africains, notamment au Zimbabwe et au Kenya, où des préoccupations liées à la protection des données ont conduit à des blocages ou à des suspensions. Ces frictions traduisent une montée en puissance des enjeux de souveraineté numérique, désormais au cœur des relations entre États africains et partenaires internationaux.

Entre dépendance financière et autonomie stratégique

Le Ghana avait pourtant bénéficié d’un soutien américain significatif, estimé à environ 219 millions de dollars en 2024, dont une part importante dédiée au secteur de la santé. Mais en refusant cet accord, Accra envoie un signal politique clair : la coopération internationale ne peut se faire au détriment du contrôle des données sensibles.

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AFRIQUE DE L’OUEST

GHANA – Accra accueille les Assemblées annuelles de la Banque africaine de développement en mai 2022.

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Le Ghana accueillera les Assemblées annuelles 2022 du Groupe de la Banque africaine de développement du 23 au 27 mai dans sa capitale, Accra. Les réunions de cette année marquent un retour aux sessions en présentiel après les réunions en visioconférence des deux dernières années. Elles se tiendront dans un format hybride avec des participants présents à Accra et en ligne.

Les sessions en présentiel, y compris les réunions statutaires des gouverneurs de la Banque et les événements de partage de connaissance, auront lieu au Centre de conférence international d’Accra.

Le thème des Assemblées annuelles 2022 est : « Favoriser la résilience climatique et une transition énergétique juste pour l’Afrique ». Les réunions permettront aux gouverneurs de la Banque de partager leurs vues sur les défis du changement climatique et de la transition énergétique auxquels leurs pays sont confrontés. Elles sont également l’occasion de présenter les réponses politiques proposées pour relever ces défis.

Les gouverneurs, représentant les 54 pays africains et les 27 pays membres non‑régionaux de l’institution, auront un dialogue de haut niveau avec le président du Groupe de la Banque africaine de développement, Dr Akinwumi A. Adesina, et son équipe.

Les discussions porteront sur la manière de stimuler le financement de l’adaptation au climat et les questions connexes. Le financement de l’adaptation au climat ne représente actuellement que 10 % du financement mondial du climat. Environ 19 % seulement du financement international total de l’adaptation sont destinés à l’Afrique, le continent ne recevant que 3 % des flux financiers mondiaux liés au climat.

Le thème de cette année s’aligne sur les préparatifs de la Conférence des Nations unies sur le climat (COP27), prévu à Sharm El Sheikh, en Égypte, en novembre 2022. Elle soulignera la nécessité pour l’Afrique d’accroître les investissements et d’autres formes de financement pour accélérer les efforts d’adaptation au climat.

Les Assemblées annuelles du Groupe de la Banque africaine de développement en 2022 seront la 57e assemblée annuelle du Conseil des gouverneurs du Groupe de la Banque et la 48e assemblée annuelle du Fonds africain de développement, le guichet de financement concessionnel du Groupe de la Banque.

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