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AFRIQUE DE L’EST

KENYA – Barack Obama a perdu sa grand-mère kenyane

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L’ancien président des États-Unis, Barack Obama, est en deuil. Sa grand-mère, Mama Sarah Obama, deuxième épouse de son grand-père, est décédée au Kenya à l’âge de 99 ans. L’annonce de la mort de la grand-mère de Barack Obama a été faite par son fils Marsat Onyango ce lundi 29 mars 2021. La présidente de la “Mama Sarah Obama Foundation” était réputée pour son soutien aux familles défavorisées de son pays en général et de son village en particulier. Son enterrement est prévu ce mardi 30 mars 2021 au cimetière musulman de Kisumu.

Présentée comme une actrice engagée au service de sa communauté, Mamah Sara Obama contribuait sans cesse aux œuvres caritatives en faveur des populations défavorisées ou aux orphelins. Au village kenyan de Kogelo où elle vivait, elle était très appréciée pour ses efforts constants dans l’éducation des enfants et des jeunes. D’ailleurs, en 2014, elle a reçu le Women’s Entrepreneurship Day Education Pioneer Award, distinction remise par les Nations Unies pour magnifier son engagement pour la cause éducative. « Si une femme est éduquée, elle ne va pas seulement éduquer sa famille mais le village entier. », c’est l’une des célèbres phrases prononcées par celle que l’ancien président américain, Barack Obama, appelait « Mamie ».

« Le décès de Mama Sarah est un coup dur pour notre nation. Nous avons perdu une femme forte, vertueuse, une matriarche qui a porté sur ses épaules la famille Obama et était une icône pour les valeurs familiales […] Elle était une philanthrope aimée et célébrée, qui a partagé gracieusement le peu qu’elle avait avec les moins chanceux de sa communauté. », a déclaré le président du Kenya, Uhuru Kenyatta en présentant ses condoléances aux proches de la défunte.

De la même manière, le gouverneur de la région de Kisumu, Anyang Nyong’o, a exprimé toute sa tristesse quant à la disparition de Mama Sarah Obama, une référence pour toutes les femmes de la nation kenyane. « Elle était charmante et chaleureuse pour tous ceux qui lui rendaient visite chez elle à Kogelo. », a-t-il affirmé avant d’ajouter qu’elle était « une grand-mère chérie pour nous tous. »

Raila Odinga, l’ancien premier ministre du Kenya, s’est aussi joint aux témoignages car il considère la grand-mère de l’ancien président américain comme « un symbole de résilience et de confiance pour la femme africaine, avec une capacité unique à faire face aux défis de la vie […] Elle a utilisé l’ascension de son petit-fils le président Barack Obama pour promouvoir l’éducation des filles et lutter contre les maux sociaux grâce à sa fondation. »

Barack Obama a rencontré pour la première fois Mama Sarah en 1988 alors qu’il était en visite au Kenya chez son père Barack Sir décédé 6 ans plus tôt. Une occasion pour lui de découvrir celle qui a éduqué son père. Depuis lors, il a gardé d’excellentes relations avec elle. Mama Sarah avait d’ailleurs effectué le déplacement pour assister à la cérémonie d’investiture de son petit-fils, Barack Obama, en 2009. Ils se sont rencontrés à nouveau au village de Kagelo a l’occasion de l’inauguration d’un centre sportif fondé par la demi-soeur de Barack Obama, Auma Obama.

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AFRIQUE

SOMALIE – Refoulé des États-Unis, Omar Artan accueilli en héros

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L’image contraste avec l’épisode qu’il vient de traverser. Refoulé des États-Unis malgré un visa valide, l’arbitre international somalien Omar Artan a été accueilli en véritable symbole national à son retour à Mogadiscio. À l’aéroport de la capitale, plusieurs centaines de personnes, parmi lesquelles des responsables officiels et de nombreux supporters, se sont mobilisées pour saluer celui qui incarne aujourd’hui une fierté sportive pour tout un pays.

Loin de se laisser atteindre par cette décision des autorités américaines, justifiée par des considérations liées à la vérification de ses antécédents, l’officiel somalien affiche une détermination intacte. Récompensé comme meilleur arbitre africain en 2025, il se projette déjà vers ses prochains objectifs, avec en ligne de mire une participation à la prochaine Coupe du monde.

Dans une déclaration empreinte de reconnaissance, Omar Artan a tenu à remercier les autorités somaliennes, la population ainsi que les instances du football international pour leur soutien. Il a également adressé un message d’unité, appelant ses compatriotes à rester confiants et à continuer de porter haut l’image de la Somalie sur la scène internationale.

Cette affaire dépasse le cadre sportif et s’inscrit dans un contexte plus large de restrictions migratoires renforcées par l’administration américaine. La Somalie figure en effet parmi les pays concernés par des mesures de contrôle accrues, affectant la mobilité de ses ressortissants, y compris dans des cadres professionnels ou institutionnels.

Sur place, l’accueil réservé à l’arbitre a pris une dimension symbolique. Pour de nombreux observateurs, Omar Artan incarne une jeunesse africaine capable de s’imposer au plus haut niveau malgré les obstacles. Son parcours et la mobilisation qu’il suscite traduisent une volonté collective de reconnaissance et de valorisation des talents du continent.

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AFRIQUE

KENYA – La justice valide la destitution du vice-président Rigathi Gachagua

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Au Kenya, la Haute Cour a tranché un dossier politiquement sensible en confirmant la destitution de l’ancien vice-président Rigathi Gachagua, tout en reconnaissant des manquements dans la procédure.

Dans sa décision, la juridiction a estimé que l’exécutif et le Parlement avaient agi dans le cadre de leurs prérogatives constitutionnelles en entérinant son éviction en octobre 2024. Toutefois, les juges ont relevé que l’ancien vice-président n’avait pas bénéficié d’un procès équitable, notamment en raison de la tenue des audiences au Sénat alors qu’il était hospitalisé.

Malgré ce constat, la Haute Cour a affirmé ses limites face au pouvoir législatif, indiquant ne pas pouvoir invalider une procédure parlementaire dès lors qu’elle ne viole pas de manière substantielle les dispositions constitutionnelles.

En réparation du préjudice subi, la justice a ordonné au Sénat de verser une indemnisation de 386 500 dollars à Rigathi Gachagua, estimant que son droit fondamental à être entendu avait été compromis. Dans le même arrêt, la Cour a validé la nomination de Kithure Kindiki au poste de vice-président, consolidant ainsi la continuité institutionnelle au sommet de l’État.

Cette affaire met en lumière les tensions entre les institutions au Kenya, notamment sur la question de l’équilibre entre contrôle judiciaire et souveraineté parlementaire. Elle illustre également les défis liés au respect des garanties procédurales dans les procédures de destitution à forte portée politique. Élu en 2022 aux côtés du président William Ruto, Rigathi Gachagua voit ainsi son éviction confirmée sur le plan institutionnel, malgré les réserves émises par la justice sur les conditions de son audition.

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AFRIQUE

KENYA – Tensions autour d’un centre de quarantaine controversé lié à Ebola

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Le gouvernement du Kenya maintient son projet de centre de quarantaine destiné à accueillir des ressortissants américains exposés au virus Ebola, malgré une contestation populaire grandissante et une décision de justice suspendant son ouverture.

Devant le Parlement, le ministre de la Santé, Aden Duale, a défendu ce dispositif en précisant qu’il s’inscrit dans un réseau national de 23 structures de quarantaine et d’isolement. Situé sur la base aérienne de Laikipia, le centre, selon lui, n’est pas exclusivement destiné aux étrangers, mais fait partie d’une stratégie globale de prévention sanitaire.

Cependant, cette position n’a pas apaisé les inquiétudes. Selon Reuters, une vingtaine de vols transportant du matériel médical américain ainsi que du personnel spécialisé ont atterri au Kenya entre le 23 et le 31 mai, alimentant les soupçons d’une implication étrangère plus importante que celle officiellement présentée.

Sur le plan judiciaire, la Haute Cour kényane, saisie par une organisation de défense des droits constitutionnels, a ordonné la suspension de l’ouverture du centre dans l’attente d’un examen approfondi du dossier. Une décision qui met en évidence les tensions entre impératifs de santé publique et respect du cadre légal.

Sur le terrain, la contestation a pris une tournure dramatique. À Nanyuki, près du site concerné, des manifestations ont éclaté, entraînant la mort de deux personnes par balles, selon des organisations de défense des droits humains.

Au cœur de la colère populaire : la crainte d’une introduction du virus dans un pays qui n’a enregistré aucun cas d’Ebola, alors que l’épidémie progresse dans la région. En République démocratique du Congo et en Ouganda, l’Organisation mondiale de la santé a recensé 330 cas confirmés, 116 cas suspects et 49 décès.

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